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samedi 28 mars 2009

Pierre PEUCHMAURD, Le Moineau par les cornes - Aphorismes -, Éditions Pierre Mainard




Couverture du recueil 'Le moineau par les cornes'
- Pierre Mainard Éditeur - revisitée par I. Dalbe



Couverture originale → ici




Le recueil d'aphorismes 'Le Moineau par les cornes', jeu de jets d'humeur loquaces, fait suite à deux autres ouvrages de la même veine : ' A l'usage de Delphine ' (Oie de Cravan Editeur – 1999 -), et à ' l'Immaculée déception ' (Atelier de l'Agneau Editeur – 2002 -).
Depuis le fond des mots, un poète, à l'oeil maille à maille authentique, déclenche leurs perles savantes. Une grappe d'encre sans ombre coule pour nos visages relevés d'homme familier. En transparence, notre loup parfois féroce, parfois écorché, est connu pour répondre du monde qui marche en force. Sans gêne, roulent les palmes noires et l'oxygène olympien en irruption dans les choses du temps, des temps.
'Le Moineau par les cornes' tord au plus fin idées et images. En somme, la rencontre honorable des aventures analogiques des mots dits.
Aux dépends des uns - le poète Peuchmaurd se prêtant aussi au jeu -, des autres, de l'Univers en ses composantes, et mine de rien, des pensées cornent haut et fort : mines d'or à propos de tout. Et le rire tantôt frais et franc, tantôt jaune, tantôt triste, tantôt neutre, joue un peu partout.
L'aphorisme vif de Pierre Peuchmaurd est une boussole libre dans l'ébloui des solides ficelles de jouvence. Une attention à la vie déclinée dans son moindre sucre-vinaigre.

Extraits du recueil :

Communiquez, il n'y a rien à voir.
Leurs ego me sont égal.
Si votre carnage se rapporte à votre plumage . . .
Cramper sur ses positions.
La croix de faire.
Les montreurs d'ours sont des marionnettes.
L'union fait la farce.
Ne riez pas plus que moi : je lis Le Tasse au café.
L'homme , c'est celui qui, au lever, s'exclame, ravi : « Oh ! Des brumes matinales ! », et, le soir, grommelle : « Merde, du brouillard ! »
On ne fait pas d'omelette sans cligner des yeux.
L'homme est la plus ignoble conquête du miroir.
Les filles ramassent des coquillages. Les garçons des silex. De cette différence naît le feu.
Pourquoi tant de tristesse ? Un soleil noir ne fait pas d'ombre.
On est toujours 'sanglé' dans un uniforme. L'uniforme est donc bien sanglant.
A force d'avaler des couleuvres, on finira bien par cracher un dragon.
Deux pies sur une vache.
La poésie est la science de ce que l'homme ne sait pas qu'il sait.
Rendre à César ce qui est arasé.
L'aurore aux doigts de ronce.
Un ciel rouge ciel.

Texte I. Dalbe




Sur ce blog : Hommage permanent à Pierre Peuchmaurd (photos et bibliographie) → ici





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