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dimanche 19 avril 2009

Pierre Peuchmaurd, 26 juillet 1948 - 12 avril 2009, HOMMAGE à l'un de nos plus grands poètes français actuels




Larme Douze dédiée au Poète Pierre PEUCHMAURD

Larme N° 12 - Pièce unique, Agnès Mariller
Acquise 1e 17 avril 2009, en hommage à Pierre Peuchmaurd


« [...] La route / une muette / qui me guide et m'amène / Les villages les villages / fenêtres fenêtres / les visages visages / Les yeux / neigent / enneigent / Puis ils pleuvent / les yeux / et le village est douce lanterne / Puis ils regardent / les yeux / Le village / en terres et lumière / Dans les terres se tient le mort de lumière / Marcheur brûle / Qui marche ici ? / Moi ? / Et / je marche / et le corps est joue / En haut / elle coule / bleu / Et / la lumière dort / dans le pré / Alors je la / réveille, elle / rêve / Elle y rêve sans âge / saine et belle et grande aux chatoiements rubis / transparente la lumière neigeuse et pleine / La neige / rêve et puis / fond / Neige / est cheval blanc / qui ne bondit pas / Une / demi / minute de silence / Et maintenant tous les / animaux sont cachés, c'est comme / un néant (ou une niche) / La nuit / tout / brille / Je ferme un oeil / le deuxième reste ouvert / Je cille / et les petits palais les petites mers / appellent : avril avril / Nuit / qui appelle : / nuit nuit / Dans la nuit / tressaille / un pelage de cheval ou un poisson / Les dix étoiles scintillent / aux bouts / des doigts / Deux fois / l'étoile de Pâques / sur les joues / Un homme / Homme / et bras / et lune/ L'homme va vers les / Pâques des / arbres ruisseaux parfums collines et prés / Quelqu'un / lance des mots / dont chacun dit Pâques / Je sens / dire une chose / (un rayon) / Je ressens quelque chose à la / joue que je / n'connais pas [...] ».

Peter Waterhouse, « FRIULI FRIULI », extraits choisis par Isabelle Dalbe pour Pierre Peuchmaurd


◘ ◘



Peau seigneure


                                                                pour Pierre Peuchmaurd

Navire étincelant vers un port en laissant flamber le temps qui ne veut plus rien dire. Images à plumages comme s'en reviennent les difficultés de dire. Bientôt lumineux, l'ange obscur tue à l'or blanc. Eclat dans la robe de la nuit, la colombe du silence par le violet de minuit.
Les bois de l'air dans le ciel indispensable au lendemain jouent hardis, là. Sans corset, l'aube luxueuse, ici très longtemps, est ce jardin des prodiges fidèle aux grands vols calmes des visages.
Arrive un regard profond que l'on embrasse à coeur argenté d'écume poudreuse. Initiales Perlées Perles, ligne à ligne baignée d'oeils dans la nacre du bleu.
Le bruit du souffle se penche et c'est demain sous la lame des mots. Or et soleil, une peau seigneure installe un mélange de feux luire. Sur son front brille le mouvement incandescent de l'éternel.

Isabelle Dalbe


◘ ◘


~ LES HOMMAGES ~


D'amour la plaie des deuils



D'amour la plaie des deuils. L'adieu sensible. Sa poignée brûlante.

Lectrices, lecteurs, poètes, amis, (*) unis dans la peine, le chagrin, saluent l'Oeuvre d'un immense Poète, et pour ceux qui l'ont connu et apprécié : l'homme précieux.

Une sélection, non exhaustive, de sites attentifs à ce Poète, conduit aux « pains roses » de la Langue peuchmaurdienne. Cette image que je réservais à la Poésie de Pierre Peuchmaurd, avait ravi le Poète, puisqu'en tant que lectrice, j'avais eu le grand privilège de pouvoir la lui adresser.

Admiratifs de sa manière-mère de faire apparaître un monde passant par ici et tout aussitôt repassant par là - monde fait à deux, entre eux deux, pour forcément ensuite, nous être révélé puissamment véridique - nous avons été certainement nombreux à lui dire notre enthousiasme flamboyant pour sa poésie. Pour ce Poète exceptionnel, nous laissant ses mots qu'on entend, entendra en nombre(s), et en couleurs, luisent dans nos bouches et nos yeux, nos enchantements et nos éblouissements qui lui font un resplendissant bouquet d'horizon. Car, « la mort n'existera jamais » dit Laurent Albarracin. Oui, bientôt lumineux, l'ange obscur tue à l'or blanc. Tue alors, blanc.

Isabelle Dalbe

(*) Articles sur les sites ci-dessous


♥ ♥ ♥


~ Hommage de Florence Trocmé ~

animatrice du site poezibao


avec la contribution de

~ Laurent Albarracin ~

poète, éditeur Le Cadran ligné 


« Pierre Peuchmaurd est mort le 12 avril 2009 des suites d'une longue et foutue maladie. Sa discrétion ne l'empêchait pas d'être tenu par quelques-uns pour l'un des plus grands poètes français actuels ». Laurent Albarracin

          ♦ Superbe article de Laurent Albarracin consacré à Pierre Peuchmaurd → ICI


             ♦ Poème de Pierre Peuchmaurd : 

ELLE VIENDRA PAR LE POUMON GAUCHE

Elle viendra par le poumon gauche
D’abord ce sera plus chaud
et ça irradiera,
je dirai que ça ira.
Ce sera comme la neige –
je déteste la neige –
comme une gorgée de café
quand le cœur n’en veut pas.
Et puis je refuserai.
De quelle taille le refus ?
Plus qu’une rose, moins qu’une rose ?
C’est comme ça qu’on compte
quand il y a cette écume,
tout ce joli sang rose
qui vous remonte aux lèvres.
On compte en oiseaux,
en cerceaux sur le pré,
en ruisseaux dans l’été
et en éternités.
On compte sur les doigts des femmes
et les cheveux des bêtes
qui ne tombent jamais dans le lavabo,
on compte sur le beau temps
qui vous ouvre la gorge.
Elles, comme on va mourir,
elles nous ouvrent leurs robes –
on y compte.
Et comme on va partir,
elles nous laissent leur adresse
et le soir les emporte
et on va dans les bois
où il y a l’hôpital.

P. Peuchmaurd, (poème écrit vers 1994) extrait de Parfaits dommages et autres achèvements, éditions L’Oie de Cravan

► Article complet sur le site poezibao → ici




ANTHOLOGIE PERMANENTE

Pierre PEUCHMAURD

SITE POEZIBAO


avec la contribution de

~ Laurent Albarracin ~

 poète, éditeur Le Cadran ligné 



Laurent Albarracin a aussi établi la BIBLIOGRAPHIE DETAILLÉE incluse.

« Pierre Peuchmaurd est né le 26 juillet 1948 à Paris. Il a le privilège de passer son enfance dans un appartement rempli de livres; son père Jacques Peuchmaurd est journaliste littéraire et critique d’art. Très tôt il fréquente la librairie d’Éric Losfeld, Le Terrain vague, elle-même fréquentée par les surréalistes d’alors. En 1965 il est exclu du lycée Louis-Le-Grand pour activités politiques et doit continuer sa classe de Terminale à Brive, ville de ses grands-parents. Il participe activement aux événements de mai 1968, ce qu’il racontera dans son premier livre publié en 1968 chez Robert Laffont : Plus vivants que jamais. En février 1970 il participe à une émission de télévision, « L’avocat du diable », conçue par ses animateurs pour illustrer la question politique en la traitant comme un conflit de générations, piège qu’il évite en tenant un discours très dur et en s’en prenant violemment au chef de l’État. Ce coup d’éclat lui vaut d’être contacté par le groupe surréaliste parisien dirigé à ce moment-là par Jean Schuster. Il collabore aussitôt à la revue Coupure mais prend vite ses distances avec la ligne alors plutôt politisante du groupe. Avec certains des surréalistes il fonde les éditions Maintenant : Annie Le Brun, Radovan Ivsic, Georges Goldfayn, Gérard Legrand, Toyen , collectif vaguement fractionnaire sur la base d’un retour à des préoccupations poétiques avant tout. Il publie là ses premières plaquettes de poésie. . . [...] ».
Laurent Albarracin, extraits

► Article complet de Laurent Albarracin et Bibliographie détaillée sur le site poezibao → ici




~ Hommage de Georges-Henri Morin ~

poète et dessinateur,

éditeur des éditions de surcroît 



LE RUISSEAU DES PROFONDIÈRES

« Avril 2003, mars 2009, presque date à date, six ans – c'est bien peu – entre ses bras grands ouverts du premier accueil . . ., et ce début d'après-midi, aux Meynades, où les mêmes bras se sont refermés sur moi sans que ni l'un ni l'autre ne parvenions à dire à haute voix l'adieu que nous n'admettions pas, défi magique, enfantin, à un réel si violent, si détestable, si assuré de parvenir à sa fin [...]

[...]

L'avant-veille de l'hospitalisation dernière, il me dit avoir dit avoir bien travaillé en ayant corrigé près de la moitié du Pied à l'encrier (à paraître) et qu'il devait peut-être ce regain d'énergie à l'acquisition . . . de la réédition des Mains libres d'Eluard et Man Ray. Un tel titre, j'y vis belle promesse d'un mieux immédiat et lui dis combien je l'espérais. Je ne sais plus ce qu'il me répondit – l'entendis-je seulement ? J'imagine que ç'aurait pu être : « Poudreuse, j'écarte » qui achève son premier recueil, L'Embellie roturière (1972) . Eluard ? Il n'aura pas mené à terme ce qu'il se promettait d'écrire sur lui, et sur Nush surtout ! Pierre, ici, ce soir, j'aurais aimé t'entendre dire à haute voix . . . une phrase d'Eluard : « Tu n'as rien à faire avant de mourir. » et je te répondrais de cette autre qui est de Breton : « Forme tes yeux en les fermant. »
Georges-Henri Morin, extraits

► Article complet de Georges-Henri Morin sur le site Les loups sont fâchés éditeurs → ici




~ Hommage de Benoît Chaput ~

poète, éditeur de l'Oie de Cravan 


« Mon ami est mort la nuit dernière. Ce n'est pas le temps de trouver le mot juste. Il y a des animaux qu'on ne saura plus reconnaître, des colères de grandes lames qui ont perdu leur manche, des raisons de vivre qu'on ne pourra plus invoquer. Il y a les mots laissés, pour faire lever le jour, pour retrouver le jour. Elle, naturellement, elle est venue par le poumon gauche.
Leur guetteur parti, les tourterelles de Brive, du Lot et de Corrèze, ne savent plus de raison à leur vol. Nous qui n'avons jamais su voler, nous n'en savons rien non plus. Et surtout pas comment dire notre désarroi. Finalement il n'y a que Pierre qui connaissait le mot juste.»
Benoît Chaput, extraits

► Article complet de Benoît Chaput sur le site l'Oie de Cravan → ici




~ Hommage de Joël Gayraud ~

poète, essayiste, traducteur,

critique d'art



Pierre Peuchmaurd (1948 – 2009)

« Notre ami Pierre Peuchmaurd [...] Un enchanteur, un poète. Qui avait trouvé dans le surréalisme « une des passions de sa vie » et « son axe moral ». Il avait participé à des aventures collectives relevant éminemment de l'exigence surréaliste telles les éditions Maintenant et la revue Le Cerceau [...] C'est avant tout sa voix singulière que nous écoutions [...] C'était la voix d'un amant de l'amour, la voix qui va droit au coeur, mais aussi la parole acérée et lucide, qui ne transige jamais sur l'essentiel, et porte au centre de la cible. Quand disparaît un poète, c'est une île, dans l'archipel du langage, qui s'enfonce sous les eaux. Il n'en reste, dans les textes, que l'empreinte cristalline et, nous le savons, nous ne lirons plus que ce qui a déjà été écrit. Cependant, les images inespérées, les attelages inouïs de mots dont chaque nouveau poème suscitait le jaillissement, se lèveront toujours devant nous. Ils ne se prendront pas dans le givre de la mémoire [...] »
Joël Gayraud, extraits

► Article complet de Joël Gayraud sur le site du Groupe de Paris du Mouvement Surréaliste → ici



~ Hommage de Bruno Montpied ~

écrivain, peintre, cinéaste,

chercheur et médiateur de l'art brut


Hommage de B. Montpied, relayant l'hommage de Joël Gayraud, sur son site '' Le poignard subtil '' proposant des passerelles entre l'art populaire, l'art brut, l'art naïf, le surréalisme spontané et l'art immédiat : une poétique de l'immédiat.

► Article complet sur le site Le poignard subtil → ici



~ Hommage de Thierry HORGUELIN ~

écrivain


« [...] Hier matin la lettre versatile de Jimmy Gladiator tombe dans la boîte à courriel, qui annonce la mort de Pierre Peuchmaurd, et la tristesse envahit tout [...] J'ai l'impression d'avoir perdu un proche dont la voix va me manquer. Il y avait ses plaquettes semées à tout vent, ses recueils d'aphorismes (on les ouvrait pour en retrouver un et on se surprenait à tout relire), le florilège de citations de son Encyclopédie cyclothymique, à portée de main sur la table de chevet pour y picorer de temps à autre [...] Ses poèmes m'allaient -me vont toujours – droit au coeur. Les mots y vibrent au diapason des corps et de l'orage, le sang bat dans leurs veines; le vent s'agite dans le sombre des feuilles, les animaux inquiets respirent, tapis dans leurs forêts profondes [...] ».
Thierry Horguelin, extraits

► Article complet de Thierry Horguelin sur son site Locus solus → ici



~ Hommage de Antoine Bréa ~

écrivain, poète



Hommage de Antoine Bréa qui relaie sur son blog la diffusion du poème de P. Peuchmaurd : Elle viendra par le poumon gauche (voir plus haut).

► Article complet de Antoine Bréa sur son blog → ici




~ Hommage de Christophe Massé ~

écrivain, peintre


à la mémoire de Pierre Peuchmaurd

«  Je n'ai pas rencontré Pierre Peuchmaurd et pourtant [...] Lors de nos soirées, Pierre Mainard me confiait toujours l'affection qu'il avait pour l'oeuvre et pour l'homme et progressivement, j'étais entré dans, comme dans quelque chose de familier [...] Partager la vie d'un éditeur, c'est surtout pénétrer dans son catalogue et faire connaissance avec ses auteurs; leur dedans. J'ai donc ces dernières années lu Pierre Peuchmaurd à m'en ravir.
Embrasser ce trait sobre, me retourner dans le vent pour aller, éolienne des mots. Serrer sur l'obscur, cette délicatesse de dire, pétales et petites choses du tout [...] J'ai envie d'écrire [...] Indirectement Pierre Peuchmaurd est de ceux qui m'incitent à trouver dans la poésie les dernières ressources [...]»
Christophe Massé, extraits

► Article complet de Christophe Massé sur son blog → ici





~ Hommage de la revue TRÉMALO ~


Pierre Peuchmaurd n'est plus (12.IV.09)


« Pierre Peuchmaurd n'est plus (12.IV.09) (– entretien été 2000 accordé à la revue QUIMPER EST POESIE, avec Olivier Hobé et publié en octobre de la même année -). Mais de ce monde encore. Il nous donne toujours de ses nouvelles.

[...]

• O.H : j'extrais de votre ' A l'usage de Delphine ', cette réflexion « un cadavre de souris le matin suffira toujours à me donner de mes nouvelles » . . .

• P.P : Comme beaucoup des aphorismes de ce livre, celui-ci procède par démarquage et par glissement. Ici, à l'origine, il y a cette phrase de Breton : « Un journal du matin suffira toujours à me donner de mes nouvelles ». Autre époque. Il y a longtemps que je ne considère plus comme des nouvelles ce qu'apporte le journal : on le sait, on s'en doute, on aurait pu l'écrire à sa place. On sait tout, ou du moins rien n'étonne. Sauf la mort quand elle se fait, quand elle est faite. J'ai longtemps vécu à la campagne, et vivre à la campagne c'est vivre avec des cadavres de bêtes, tous les jours, toujours. Ca ne s'apprivoise pas, la mort. Il n'est même pas vrai qu'on s'y habitue : il y a toujours cette chose-là, cet être-là . . . à regarder. Qui vous regarde, quelquefois. Et sauf à vouloir vivre dans un perpétuel ahurissement devant ça, il faut le faire passer en soi, porter la mort, le mort, et, en effet, le métamorphoser. Du chat mort, faire un tigre vivant (ou fantôme) et qui pourtant soit encore le chat mort.

[...] » 
Extraits de l'entretien de Pierre Peuchmaurd avec Olivier Hobé

► Article complet sur le site de la revue de poésie Trémalo créée par l'association KRAKEN → ici




~ Hommage de Jacques Josse ~

poète, éditeur des éditions Wigwam


« J’ai perdu la trace de l’avenir. » *

« La meilleure façon de retrouver Pierre Peuchmaurd est bien sûr de lire ses livres. L'oeuvre est importante et imposante. Disséminée chez différents éditeurs, elle se trouve pour peu qu'on la cherche. Sans concession, elle évolue sur une ligne sensible, vive, légère, inventive et inspirée par les éléments, les animaux, le monde végétal, les corps libres, les frémissements inhérents à toute vie secrète et assumée [...] »
Jacques Josse, extraits

* Les citations sont extraites de l’immaculée déception, éd. Atelier de l’agneau, 2002.

► Article complet de Jacques Josse sur le site du collectif remue.net → ici



~ Hommage de Denys-Louis Colaux ~

poète



« . . . Ce décès m'attriste très profondément. C'est toujours un grand enthousiasme, une palpitante admiration qui m'ont porté vers lui. . . . Peuchmaurd, c'est l'un des derniers passants considérables du surréalisme. . . Il y a chez Peuchmaurd (il s'en explique dans l'interview réalisée pour le compte du Grand Hors-Jeu ), « une condition philosophique, ou esthétique, ou éthique de ma poésie ». Une veine par laquelle il instillait dans le sang de son poème, outre une phénoménale hospitalité à l'égard de la métaphore inédite, sa patiente culture du vers, sa belle technique de respiration, sa sensualité, son lyrisme à sourdine (beau comme le son d'un ruissellement de source), son toucher de soie, la vigilance précieuse de ses cinq sens, une superbe dimension picturale (il y a un coloriste en lui), un art de l'orchestration et un incomparable délié du vers. La coulée, apparemment simple et limpide, du vers peuchmaurdien est à mes yeux l'un des prodiges de son oeuvre. Peuchmaurd alchimise en subtilité, en l'effleurant, en le caressant, le matériau brut. [...] ».
Denys-Louis Colaux, extraits

► Article complet sur le blog de Denys-Louis Colaux → ici



~ Hommage de Philippe Marchi ~


Le Chant des Bêtes

avec une oeuvre de Philippe Ségéral


« Pierre Peuchmaurd est mort le dimanche 12 avril. Je l'ai appris ce mardi et j'ai soudain compris pourquoi cette fin de semaine avait été si grise; pourquoi il avait fait si nuit en terre limousine. Pierre Peuchmaurd était poète. Et discret [...] Dans les années 70 il s'était installé à Brive où il animait les éditions Toril, Myrddin [...] De sa poésie, sa vie, il assurait que le surréalisme en avait forgé « son axe moral » [...] Après Peuchmaurd, qui pour entonner le Chant des Bêtes ? . . . » Philippe Marchi, extraits

► Article complet sur le blog de Philippe Marchi → ici

Sur ce site une belle image dédiée à la mémoire de Pierre Peuchmaurd
Dans la série Le Monde Les Bêtes : Taureau, 1990 / Mine de plomb, Philippe Ségéral



~ Hommage de l'Atelier de l'agneau ~

éditeur



«  PIERRE PEUCHMAURD avait publié à l'Atelier de l'agneau : POUR SOLDE DE TOUT RÊVE en 1998, ÉMAIL DU MONDE en 2000 et L'IMMACULÉE DÉCEPTION en 2002 dont extrait :
 "La mort est un insecte doré qu'on tient entre le pouce et l'infini." ».

               ♦ POÈME dédié à Pierre Peuchmaurd 'Jardin de mai' de Louis-François DELISSE, paru dans la revue ' Chroniques errantes et critiques n° 34 LE CORPS ENCORE 3 ', mai 2009 – Atelier de l'agneau éditeur

«  [...]
ton odeur aile et terre
et cerf musqué creusa
ton parfum
masqué [...] »
Jardin de mai, extrait. Autres extraits sur ce blog → ici


► Pierre Peuchmaurd sur le site de l'atelier de l'agneau → ici




~ Hommage d'Ariane Dreyfus ~


poète



Son choix d'extraits de : Bûcher de Scève, Pierre Peuchmaurd, L'Escampette

' Bûcher de Scève ', extrait p. 47 :

La chair n’est pas une chose, l’amour n’est pas une autre.
Regarde les belettes,
Les filles qui s’aiment & comme elles s’aiment,
Regarde mes regards
Sur tes épaules et dans tes yeux.
Regarde surtout les rêves,
Comme ils étreignent corps & fumées
Dans le même cri de joie, d’horreur & de retour,
Dans le même cri de rose
Au moment du bouquet.

► Article complet sur le site poezibao → ici





~ Hommage du site Alamblog ~

littérature


Pierre Peuchmaurd †


« [...] Plus vivants que jamais (*) avait-il lancé après les fêtes de 1968. Nous souhaitons à sa mémoire la même énergie [...] ».

(*) Plus vivants que jamais – Pierre Peuchmaurd -Robert Laffont 1968

► Article complet sur le site de l'Alamblog → ici



~ Hommage de Patrice Beray ~

poète


« Dieu n'a plus 20 ans... » (Pierre Peuchmaurd)


«  À l'«oiseau nul» qui a passé de branche en branche tout le temps qui déborde depuis l'enfance, où seul l'amour du chant peut en découdre.

Avant la fin *

« Ce serait un souvenir d'enfance. On l'achèterait pour presque rien, on l'achèverait dans une impasse.
Ce serait le crépuscule, l'incendie de la fontaine.
Ce serait dix heures du soir et la pluie jusqu'aux os, jusqu'aux fleurs blanches des os.
Il ferait jour. Il ferait plus que jour
[...] »

* Poème extrait du recueil Le Tigre et la chose signifiée, L'Escampette, 2006.)

Patrice Beray, extraits

► Article complet sur le site de Patrice Beray sur son blog → ici





~ Hommage des lycéens d'i-voix ~


lycée de l'Iroise, Brest

et lycée Cecioni, Livourne, Italie

Année scolaire 2008/2009


Lecture du recueil Au chien sédentaire de Pierre Peuchmaurd, Éditions Pierre Mainard.

« [...] Pierre Peuchmaurd, compagnon de notre voyage en poésie, tout au long de cette année d'i-voix avec son recueil 'Au chien sédentaire ' [...] ».

Choix commun d'un haïku pour lui rendre hommage :

Pas un souffle
sur la carte des vents -
Comment vas-tu partir ?
Les lycéens d'i-voix, extraits

► Article complet sur le site de i-voix → ici



~ À PROPOS

de Pierre PEUCHMAURD ~


Sur ce blog : Hommage permanent à Pierre Peuchmaurd (photos et bibliographie mise à jour novembre 2013) → ici







6 commentaires:

  1. Partage de la peine, immense chez ses proches, amis, lecteurs dont je suis.
    Pierre Peuchmaurd appartient à cette race des grands poètes d'éternité.
    Un souffle toujours au bord du coeur, qui nous enchante et nous émeut, à chaque ligne de sa poésie.

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  2. Cruelle et Injuste perte que celle de cet immense poète Pierre Peuchmaurd.
    Ravissement que ces superbes " Alices " : " Pour commencer, il y a ces fonds. C' est cela qui la trouble, qu' elle agite. Alice agite ce qui la trouble.

    Pour commencer elle met des os dans le feuillage de son ventre. Appelez ça l' anatomie du désespoir. Cela reste à voir.


    " Alice Liddell en dix-huit trous.
    L' orage est un trou dans le temps. Avec ses têtes de choux, ses pierres fendues, ses bois frottés ; avec ses grandes vaches molles, ses rumeurs aux seins blancs, ses fuites, sa lumière d'ambre ; avec ses cygnes et ses mûres qui s' effondrent - l ' orage, parfaitement, troue le sang."
    Majestueux " Scintillants squelettes de rosée " :
    " Rire de plomb au ciel bas
    l' armure aboit au vol des anges
    les anges aboient au vol des filles
    La plus belle était rousse et ses cendres sont rousses
    la plus jeune a brûlé toute seule
    comme un sac de charbon sur l' épaule de l' automne "

    " Bouche à bouche ou ton crin,
    tes grands chevaux dressés
    à revenir de loin,
    à emporter l' automne
    derrière les arbres blancs
    Je ne regarde plus
    la nuit derrière la vie "

    " J'emporte la douce idée de toi,
    la rage de l' idée
    Là-bas, il y a un abattoir
    pour les idées, les douceurs
    et pour toi "


    Peu importe la page et le recueil, la beauté et l'émotion à chaque fois intactes.

    Ton hommage est à la hauteur de ce poète précieux et rare.

    Mille pensées et baisers à toi mon Isa_Belle.

    B

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  3. Isabelle bonjour,
    Je me doute combien la disparition du talentueux poète Pierre Peuchmaurd doit t'affecter.
    Cet hommage si riche est réellement magnifique ( je vais d'ailleurs revenir le parcourir plus en détail, tant il foisonne ).
    Merci beaucoup à toi de me l' avoir fait découvrir ( Bien que différent, j' ai toujours trouvé que vous aviez des similitudes dans l' écriture... ).
    Merci à lui pour ce qu'il nous laisse de beautés, c'est en cela qu'il restera éternel. Je souhaite aussi qu'il soit lu par le plus grand nombre, il vaut tant que l' on ne passe pas à côté.
    " Tu marchais dans les corbeaux
    tu étais encore belle,
    tes yeux allaient mourir
    tu ne nous verrais plus
    Nuit pour nuit, pousses ta chair,
    pousse-la contre nos corps "
    dans SCINTILLANTS SQUELETTES DE ROSéE
    Comment ne pas en avoir de frissons !

    Je t'embrasse très fort.

    Barbara

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  4. Superbe hommage à PIERRE PEUCHMAURD; merci Isabelle DALBE de nous tenir ensemble en pensées présentes et avenir du Poète Superbe...
    Catherine et Jean Mas

    RépondreSupprimer
  5. Isabelle, je vais commander d'autres recueils de poésie de Pierre Peuchmaurd.
    On en parle quand on se voit bientôt.

    Plein de bises.

    Brig

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  6. Bien sûr, le choix de cette larme n°12 est très judicieux, une très belle offrande à Pierre Peuchmaurd.
    De même le travail de l'artiste Agnès Mariller; je viens d'aller voir son site, sa démarche est très intéressante et ses oeuvres émouvantes. D'une sensibilité fort belle !
    A bientôt Isa.
    B

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