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mardi 15 septembre 2009

Les lèvres sont des lèvres . . . Sonnet de Laurent Albarracin


Fernand Khnopff (1858-1921) - Les lèvres rouges



Pour Mary

Les lèvres sont des lèvres mêmes le baiser
Par l'accolade qu'elles sont et par la trace
De rouge de l'une à l'autre dans le miroir
Ebréché que la langue glisse dans les lèvres.

Image de l'image que l'image de
La bouche, qui dans sa suture va parler !
Qui va dire c'est sûr, prononcer par naissance
Sa nature pleine, ce beau reflet fendu

Qu'elle est. Et le feu est pareillement un feu
Lamé d'eau de réunir en conque son feu,
Et de se jeter au contraire tout brûlant

Au feu. Miroir brûlant, le feu toujours sera
Le lac qu'éclaboussera toujours le feu.
Le nid vivant du feu est un bûcher d'oiseaux.

L. Albarracin



De Laurent Albarracin, ont paru dans l'ouvrage ' Ivar Ch'Vavar & camarades – Le jardin ouvrier 1995-2003 ' chez Flammarion : outre le sonnet pour Mary, six autres sonnets dédiés, et sous le titre ' Les fruits de la gravité ' : un long poème en vers de sept mots (texte scindé en plusieurs suites).



° ° °

Ivar Ch'Vavar, figure importante de la poésie contemporaine en Picardie, et fondateur de la très confidentielle revue 'Le Jardin ouvrier', a impulsé un travail sur la forme, et plus particulièrement sur le vers, entraînant dans cette aventure expérimentale de près de dix ans, des poètes hardis, inventifs, et parfois scrupuleux à l'envers (poésies primaires, naïves, des fous : des ' crétins ruraux ', tels que les arrondit Ivar Ch'Vavar ).

L'affaire du réel : où s'y activer, où l'éprouver à Langues de joie et l'approuver par la table de multiplication des intervenants et de leurs textes livrés à un rythme régulier et soutenu, a été l'emplacement de cette ruche du mélange.

Autour d'I. Ch'Vavar, cette anthologie montre, non seulement, le Poète Laurent Albarracin à son affaire pour ouvrir à grand-erre et exquisément jusqu'à conquête absolue, l'aire l'air exacts des choses, mais aussi un groupe conséquent de poètes, d'horizons divers, tendre Langues de leur cru et les conforter Langues de garde.

Poètes sis, systématiquement, au travail. Celui-ci : formidable fabrique de découvertes. « Il est indéniable que se sont inventées là quelques-unes des propositions les plus audacieuses de la poésie contemporaine ». (*)

I. Dalbe

(*) Extrait du Compte rendu du Livre ' Le Jardin ouvrier : 1995-2003 ', par Laurent Albarracin.

Texte intégral de ce compte rendu sur le site où Laurent Albarracin tient une remarquable chronique de livres de poésie : (cliquez sur le lien ci-dessous)



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