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lundi 26 avril 2010

Laurent Albarracin - Explication de la lumière – Dernier Télégramme Editeur



« elle émane émanant, émanant elle émane, la lumière est constamment en émanation, est une émanation de la lumière dont elle sort toute et toute lumière » 
Extrait ' Explication de la lumière  '

Laurent Albarracin- Dernier Télégramme Éditeur - 10 euros




L'art agrandi des opposés



Avec son dernier ouvrage ' Explication de la lumière ' paru aux Éditions ' Dernier Télégramme ', Laurent Albarracin nous informe de l'énergie – méritoire – « elle porte tout à l'acmé visuel, à l'apogée de la vision, à la puissance lumière » de cette créature superbe qu'est la lumière « La lumière est magnifique, elle arrache des sourires, elle clame sa pure violence, elle se jette à l'autre, elle rompt les amarres, les digues et toutes les bittes . . . ».

En battements lancinants, les correspondances de la lumière relèvent le défi du langage poétique en rotation « et soudain la lumière est un cheval, est tel cheval, est un cheval tel, est ce cheval descendu dans ce cheval, celui-là particulièrement de cheval, ce cheval tel qu'il est tel, est tellement cheval, est un cheval fait, un fin cheval, est un cheval monté en cheval, est poussé sur son fond de cheval, est ce gros ventre avec ces jambes-là, ces oreilles-là, est cette barque à fleurs-là, est tel et gris ou bai, est la baie du cheval, est quelle baie du cheval, est la baie rouge du cheval, est la baie bleue du cheval, est l'anse du cheval, est amble, est un cheval safran, est cette couverture cheval, est ce tapis de selle cheval, est un sable cheval, est un sabot de lune. ».

L'opposé de l'opposé est ma rime, pourrait dire le Poète Albarracin. Si d'un côté la lumière s'enfonce dans l'objet « La lumière dort dans des pots comme le parfait serpent de la peinture » , d'un autre côté, elle se déploie (en) sujet « elle se lance dans l'air et se suspend à sa lancée, ne retombe jamais, n'étant qu'élan suspendu ».

Central, ce mât d'ensembles, bien aiguisé « la lumière est une vague terminée d'un bâton, de ce bâton qui dessine le sable sur le sable, de la pipette qui dépose la goutte des grains dans les grains », aborde la vérité sommée de se montrer « la lumière est une eau emportée, une eau emportée sur une eau chassée, la frêle barque de l'eau sur l'eau, l'écume, le feu de paille, la pluie sèche vraiment, le torrent de cailloux de cailloux, la pure lumière, le gros drap, le grain dru, le blé de sel »

Laissant sur la paille, la paille à l'éboulis « la paille est la lumière au sol, la lumière abattue, l'avion d'ailes brisées, son fût crevé de côtes », le tremblement des nerfs de nos nerfs trépide en formidables notes justes, dans cette cosmétique engagée - et devenant langue-langage bien à nous - « et la lumière débusque le loup blanc, le loup blanc de l'évidence du loup blanc ».

Tout à coup, une mélancolique récapitulation polyphone dissémine les pas rompus de la lumière. « La lumière allant toujours sur des pointes, sur des pointes de pointes comme sur un poivre de pointes, la lumière marchant doucement sur des oeufs, sur des ampoules dormantes ».

Puis dans la course des paroles, il y a des chevaux métaphores pour aller vite et vite aller. . . à son corps inverse « les couleurs ne peignent jamais que cette huile bondissante ».

Isabelle Dalbe


◘ 


~ Un article de Jacques JOSSE ~



« Elle est dans l’air comme du ciel penché jusqu’à nous »,
 Laurent Albarracin.


« . . . Laurent Albarracin veut capter la lumière, l’observer puis noter ce qu’il voit, pense et suggère. Il procède par touches successives. Qui forment petits blocs de prose poétique incisive et légère. . . La lumière est présente partout (y compris dans la crinière des grands fauves) sans jamais pouvoir être capturée par qui que ce soit. C’est là son privilège. Auquel s’ajoute une sorte d’immortalité. Tout cela Albarracin le décrit, le décrypte, l’écrit avec tact et enchantement . . . » – Extrait - Article complet → ici



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