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lundi 3 mai 2010

Pierre PEUCHMAURD - l'Année dernière à Cazillac, édition bilingue – L'Oie de Cravan Editions



Pierre Peuchmaurd ' L'Année dernière à Cazillac ' 
Edition bilingue français-anglais 
Collection Le fer & sa rouille 
Editions L'Oie de Cravan, 2010 





Délicate plaquette cousue à la main 
tirage limité à 200 exemplaires

Editions l'Oie de Cravan → ICI 




LANCEMENT DE LA RÉÉDITION
de ' L'Année dernière à Cazillac ' - Editions L'Oie de Cravan

Où / Quand : Librairie LE PORT DE TETE 262, Mont-Royal Est - Montréal – CANADA

LUNDI 3 MAI 2010 – 18H00 


EN CE MOMENT MEME DE LA PUBLICATION DE CET ARTICLE - LUNDI 3 MAI,
 

il est :

_18H00 à Montréal

_24H00 à Paris

Intervenants : Lecture de textes de Pierre Peuchmaurd par Yves-Antoine Rivest accompagné au violoncelle par Emilie Girard-Charest.



Présentation de l'ouvrage par l'éditeur, Benoît CHAPUT : 



« Pierre Peuchmaurd a écrit peu de prose. En 2004 il avait fait paraître L'Année dernière à Cazillac, un magnifique ensemble de fragments autobiographiques qui se concentrent sur un espace de temps relativement bref, un passage de la vie de l'auteur, pour avancer en profondeur vers ce qui est au centre de sa démarche de poète. Ceci avec l'amertume souriante d'un grand styliste qui peut se permettre une douce auto-dérision. Ce texte m'avait enthousiasmé au moment de sa publication et, avec une infinie lenteur, je travaillais depuis quelques années à le traduire en anglais. Maintenant, un an après la disparition de son auteur, le moment me semble propice pour le ressortir (il était devenu introuvable dans son édition originale), accompagné de sa traduction anglaise »




°

Flagrants dits de poésie - Ma lecture de l'édition originale ' L'Année dernière à Cazillac ', Editions MYRDDIN -


« Il », un visage brûlant de poésie souveraine et tiède d'homme domestiqué « Il recherche partout la lumière qui se pose. Celle qui vient le matin, par la croisée, sur les cendres de la cheminée, l'émeut spécialement . . . Sa première quête est celle du café noir dans les sentiers brumeux qui conduisent au réveil. Il admet mal qu'il faille ''commencer ''. . . ».

Un homme pulse dans les tissus du corps premier, corps laissé sous le couvert de ses écorces bleues « . . . Rasage un jour sur deux (ou trois) . . . Plus on est aimé, plus on doit le prendre comme il est »; esprit franc pantois à devoir égrener le glossaire des matérialités « la chaudière tombe en panne . . . , il faut changer la bouteille de gaz . . . ».

Un visage d'une humanité scintillante sur les prairies de l'horizon « il y a un chien qu'il aime. Quelquefois, il part à sa recherche, comme si c'était une femme ». Un visage lumineux sur le pêle-mêle du risque « le soir, il attend le ciel du soir, les bandes vertes, rouges, bleu sombre sur la crête des collines. Ca lui déchire le coeur, il aime bien. C'est dans ces moments qu'il sait ce qu'il fait ici : il se déchire le coeur . . . ».

Un visage en majesté. Immobile et solennel « il aime de l'hiver la blancheur, la blondeur, le soleil, la paix relative du coeur ». Aussi cascadant de cieux en ciels « il voit bien que buses et milans sont les lions de l'air et les oies sauvages le chant de la nuit sur l'univers »; « Le ciel a changé, il n'en avait rien su. Ce qu'il voit, ce qu'il sent, c'est que le monde a tourné en lui et que lui-même est en état – oui – de '' dérèglement des sens '' . . . ».

'L'Année dernière à Cazillac ' : un parcours de poésie qui entonne la multiplication des pains roses de la Langue. En suite de l'Hugolien '' geste auguste du semeur '', la foulée auguste de la Candeur « Parfois, il va à l'eau, c'est-à-dire au ruisseau. Parfois il va à l'est, c'est-à-dire aux chevaux. Et toujours il va à l'ennui et à l'émerveillement ». La candeur avec son pas nu sur une semelle de merle blanc. Dans un récit pris en flagrants dits de poésie.

Isabelle Dalbe






Sur ce blog : Hommage permanent à Pierre Peuchmaurd (photos et bibliographie) → ici



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