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samedi 9 octobre 2010

Hommage de Emmanuel Boussuge au poète Pierre Peuchmaurd (1948-2009) - Revue RECOINS



Un des dessins d'Emmanuel Boussuge
accompagnant son hommage à Pierre Peuchmaurd
- Source : Revue Recoins N°3 -






A la vie à la mort



« Je ne sais pas si Pierre Peuchmaurd était le plus grand poète de langue française (certains le disent), mais ce que je sais bien c'est qu'il était celui qui me faisait sentir le plus intensément vivant. Si ça n'est peut-être pas exactement la même chose, pour moi cela revient au même. J'aimais sa détermination et son détachement, son lyrisme et son ironie.
(. . . )
Pour évoquer la figure de ce très cher ami que je n'ai, malheureusement, jamais rencontré, voici quelques fragments de lui (. . . ). La poésie, l'amour, la mort, la vie, évidemment . . . » Emmanuel Boussuge - Extraits -



Extraits de poèmes ou citation
de Pierre Peuchmaurd :


« C'est la ronce la poussière
la fourrure de l'été
C'est comme un jour sur terre
et la chair dans la bouche,
l'oiseau sur le poignet
d'un grand squelette de femme


Dans ton enfance déjà
tu aimais presque tout »


°


« Ce qu'il aime surtout, c'est marcher dans la noiseraie qui entoure la maison, les yeux obstinément rivés au sol. La recherche du caillou spécial ou d'une plume de milan n'est qu'un prétexte : le jeu est de toujours fixer le sol. Lorsque, au bout d'un temps assez court (mettons un quart d'heure), il s'autorise à relever la tête, il ne sait plus où il est, il est perdu. Sans qu'à aucun moment il en ait eu conscience, cette déambulation aléatoire (et ici, il ne s'agit pas d'un pléonasme) l'a littéralement déporté. Il était devant la maison, il est derrière; à droite, il est à gauche, et beaucoup plus loin (ou plus près) qu'il ne l'aurait imaginé. Le ciel a changé, il n'en avait rien su. Ce qu'il voit, ce qu'il sent, c'est que le monde a tourné en lui et que lui-même est en état – oui - de « dérèglement des sens », car c'est alors beaucoup plus que le seul sens de l'orientation qui se trouve affecté. L'expérience est facile à réaliser et il la recommande : ça marche à tous les coups. »

°

« Qu'on appelle cela « surréalité » ou « plus de conscience », c'est toujours de l'immanence cachée, mais 'clignotante', scintillante, qui fait signe et qui se dévoile quand elle veut et . . . quand vous pouvez.»

° ° °


« ( . . .) et voici quelques mots dûs à d'autres, choisis pas tout à fait au hasard . . . » E. Boussuge


« A bien des égards, la poésie de Pierre Peuchmaurd est inactuelle, elle se fiche comme de l'an quarante (. . . ) des enjeux de la poésie post-moderne (. . . ), elle ne cherche pas les effets de style, ça n'est pas la manière qui compte, mais bien ce qui est dit : le monde retourné à sa simplicité déroutante. » Laurent Albarracin



°



« Ce qui demeure indéracinable suffit pour conclure. » Emmanuel Lochac



° ° °


D'autres extraits de superbes poèmes de Pierre PEUCHMAURD accompagnés d'autres délicats et féeriques dessins (*) d'E. Boussuge sont à découvrir dans la revue RECOINS N°3 – 7euros 

 (*) Les lecteurs de Pierre Peuchmaurd connaissent l'importance et la richesse du bestiaire du poète.

« (. . .) Nombreuses sont les bêtes qui circulent dans mes poèmes; (. . . ) la bête nous presse et nous rêvons les bêtes ». - Le matricule des anges, 2004 – entretien de P. Peuchmaurd avec Marc Blanchet



REVUES RECOINS

COMMANDE ET TOUTE CORRESPONDANCE :

RECOINS
23, rue Charles FABRE
63000 CLERMONT-FERRAND


revuerecoins@yahoo.fr


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N° 2 :   6 euros → sommaire ici

N° 3 :   7 euros → sommaire ici

N° 4 : 10 euros → sommaire ici

N° 5 : 10 euros → sommaire ici


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I. Dalbe



Sur ce blog : Hommage permanent à Pierre Peuchmaurd (photos et bibliographie) → ici


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