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mercredi 19 janvier 2011

Laurent ALBARRACIN – Le Déluge ambigu, Collection de l'UMBO, 2010





Laurent ALBARRACIN – Le Déluge ambigu
 Collection de l'UMBO
Illustrations de Jean-Pierre Paraggio



Le Déluge ambigu, superbe(s) texte(s) de Laurent Albarracin, allonge(nt) un bois de mondes du rêve où l'oeil s'ouvre en coup de tonnerre : « Nous étions l'enfant loyal / qu'un souffle suffisait à renverser / par l'interrogation suscitée ».

Il y a dans le mouvement principal de cette poésie croissante, maints dedans criblés de maints dehors, et merveilleux tireurs d'univers aux boutures neuves :
« L'eau du ruisseau est un vent solide
un coulis de feuilles tremblantes
rampant comme du ciel mis à terre
un serpent d'ailes frémissantes
la colonne au sol du fracas léger
de l'air passant dans les arbres ».


Arrimages à l'art images où les fontaines d'épis et les toupies de lait mettent au monde des autoportraits :
« Le blé se couche sous l'accent circonflexe d'une mésange »;
« La graine du pissenlit / est vraiment miraculeuse / par-dessus la laideur du mot ».



Les intentions de la co-présence de contours noirs sont comme la bougie d'adieu à la légèreté légère :
« Regardez comme tout vacille tendrement
avant que de sombrer
comme tout s'éclaire de la lueur
du couteau sous la gorge
et comme s'enflamme partout
le confetti de la mort ».


Dans les cercles des gestes, les précipités-morts sont mécaniciens des énergies à leur merci. Mourir à moelle lugubre n'a pas d'existence. D'une grande fraîcheur- l'équilibre de ces déterminations élève toute tragédie au diapason de la volute du rose en vagues :
« L'oiseau de son fouillis d'ailes a tiré un chant
beau comme un parapluie ouvert
sur la mare de sang de ses feuilles éparpillées ».

Une main -main du destin- oeuvre au point de chute, et pied à terre progresse, irrévocable, en une millénaire embuée : « Le monde tombe suspendu / à ce crin qui l'escamote; / le rideau de fumée qui le camoufle / également le constitue ».

Terre à aimer au clair des bois, l'éternité est pur brasier de roseaux verts : « Que produit / la masse énorme et continue des choses / sinon l'étincelle qui mettra / le feu à cette poudre ? »
Et quand l'espoir en l'homme tombe à l'eau, des plumes plus poignantes tressaillent sur d'autres ''corps'', à l'embranchement de noces aiguisées d'arômes : « (. . . ) il ne faut rien attendre des hommes / il ne faut rien attendre du tout / il faut donner sa confiance à ce qui est exact / alors seulement les graines éclatent / dans un grand pain de plumes ».


La bouche sur le noir de la constellation, le poète dit le désir pourtant persévérant de la sève vivante dans l'étendue des mines du moindre souffle : « Mille ans de pluie n'auront pas raison / de l'étincelle déraisonnable / qui jaillit à l'endroit de la goutte d'eau ».
Puis confie, en goulée d'air, l'allure des traces '' naguère & jadis '', à des quasi-touques : « C'est ainsi qu'un temps très ancien / remonte par des canules / dans les eaux de l'été ».


Le miracle de songer, à travers l'illumination des pensées, est à découvert :
« Aujourd'hui le rouge-gorge a incliné la tête
pour demander sa question et tout dans le soir
se pose mêmement en réclamant du mystère ».
C'est la noisette sur le silence ! Axe du signe de tête.

Et, versées dans ces grands textes à double battant, les magnifiques illustrations de Jean-Pierre Paraggio nous comblent sans demi-teintes.

Isabelle Dalbe




Une des illustrations de Jean-Pierre Paraggio
 ' Le Déluge Ambigu ' de Laurent Albarracin
  Collection de l'Umbo


15 euros port compris 

→ COMMANDE ET TOUTE CORRESPONDANCE :
Jean-Pierre PARAGGIO
 23 rue des Princes 
31500 Toulouse






~ AUTRE OUVRAGE DE laurent ALBARRACIN
DANS LA COLLECTION DE L'UMBO  ~


LE POIRIER, illustré par  Pierre BESSOMPIERRE, Toulouse, 2012 
5,00 euros (port compris)

L I E N : article et extraits → ici




SITE de Jean-Pierre PARAGGIO → ici



°

~  A propos de Laurent ALBARRACIN  ~ 


~ POÈTE ~ 

~ Ses autres publications (mise à jour septembre 2013) :


• Les jardins nucléaires, L’Air de l’eau, Brive, 1998.
• Le feu brûle, Atelier de l’Agneau, Saint-Quentin de Caplong, 2004.
• Résolutions, Myrddin, Brive, 2004.
• Vingt-sept sonnets, Ikko, Paris, 2005.
• Le secret secret, dessins de Georges-Henri Morin, Les Éditions de surcroît, Saint-Clément, 2006.
• De l’image, L’Attente, Bordeaux, 2007.
• Pierre Peuchmaurd, témoin élégant, L'Oie de Cravan, Montréal, 2007.
• Cartes sur l’eau, Simili Sky, Saint-Ouen, 2008.
• Le Jardin ouvrier (anthologie), Flammarion, Paris, 2008.
• Le Verre de l'eau et autres poèmes, le corridor bleu, Amiens, 2008.
• Louis-François Delisse, Collection Présence de la Poésie, Editions des Vanneaux, Montreuil sur Brêche, 2009
• Explication de la lumière, Dernier Télégramme, Limoges, 2010

• Pierre Peuchmaurd, Éditions des Vanneaux, Montreuil sur Brêche, 2011 → 
• Le poirier, illustré par Pierre Bessompierre, Collection de l’umbo, Toulouse, 2012
• Le Secret secret, Flammarion, Paris, 2012
• Résolutions, L'Oie de Cravan, Brive, 2012
• Le Ruisseau, l'éclair, Rougerie, 2013
• Le Monde, Le Pauvre Songe Éditeur, Talence, 2013

~ Ses contributions régulières à de nombreuses revues de poésie dont Les Cahiers de L'Umbo, L'Impromptu, L'Or aux 13 îles, Le Bathyscaphe, Mirabilia

~ Sa chronique de poésie sur le site internet de Pierre Campion → ici et ici

~ Sur ce site où voir ses livres et poèmes → ici



~ ÉDITEUR ~


~ Sa Collection de poésie aux Editions ' Le Cadran ligné '
L I E N de son site → ici  

L I E N à propos des auteurs publiés au Cadran ligné → ici  



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