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jeudi 3 février 2011

L'IMPROMPTU numéro deux – Bulletin de l'UMBO – POESIE ET ART




Vignette de la couverture
l'Impromptu numéro deux


L'impromptu - numéro deux, décembre 2010 – Bulletin de L'umbo
• l'exemplaire : 4 euros
• soutien : 15 euros
(Port inclus)
→ COMMANDE ET TOUTE CORRESPONDANCE :
Jean-Pierre PARAGGIO, 23 rue des Princes 31500 Toulouse




En un très joli mot : 

« L'impromptu est un bruit qui se dissipe. »


Ce bulletin-revue, animé par Jean-Pierre PARAGGIO, reste dans la veine des Cahiers de L'Umbo, de conception très soignée, et qui, au fil des parutions, présentaient parfois des auteurs méconnus, mais surtout d'actuels noms remarquables de la poésie. Est également maintenue l'heureuse contribution des illustrateurs (peintures, encres, dessins, collages, graphites, photos).




→ Après L'IMPROMPTU numéro un ► SOMMAIRE (rappel) → ici 



→ Voici L'IMPROMPTU numéro deux. Au Sommaire de ce numéro :





OEUVRES ARTISTIQUES :



► OEUVRE COLLECTIVE - 1936 : Collage - Province de Malaga, Espagne

► Philippe LEMAIRE : collage ' Les grondements du désir '

► Rik LINA : Encres ' Baron samedi '; ' Woman Bomb-poster kopie '

► Heloisa PESSOA : gravure ' Eclosao ' ; eau-forte ' Capricornio '






POEMES ET TEXTES - extraits ci-dessous - :



►  Alain JOUBERT

Un texte inédit d'A. Joubert fort heureusement enfin publié.


LE GRAND IMPRECATEUR – e x t r a i t s -


« Lorsqu'en 1994 Pierre Peuchmaurd parvint à faire éditer le journal que Maurice Blanchard rédigea entre 1942 et 1946, sous le titre de '' Danser sur la corde '', j'eus l'opportunité d'en rendre compte dans un article destiné au '' Magazine littéraire ''. Brièvement était la consigne. (. . . ) le " Magazine " en question décida au dernier moment de ne pas publier mon texte, sans explication aucune. (. . . ) Maurice Blanchard demeurant encore et toujours le grand méconnu de la poésie moderne aux reflets surréalistes, j'ai pensé que '' raviver '' un peu la flamme n'était pas inutile, sachant que l'on doit pouvoir se procurer '' Danser sur la corde '' par les moyens d'Internet, sans aucun doute ! C'est même un devoir de le faire et de le faire faire . . . (. . .)
Oui, il faut lire Danser sur la corde, que l'éditeur Patrice Thierry, (L'Ether vague – Toulouse) a eu le culot de publier fin 94 – avant de disparaître tragiquement -, et dont personne ne parle, évidemment ! (. . . )  »

Alain Joubert, brièvement donc, mais avec consistance, réactive la flamme dont il fait tourner avec sûreté la solidité autour de Maurice Blanchard : 

«  (. . . ) l'un des plus grands poètes de ce siècle – mais l'un des plus méconnus aussi -, ami de Joë Bousquet, de Paul Eluard, de René Char, proche, très proche, du surréalisme, même s'il ne participa que brièvement aux activités du Mouvement, presque par ''accident'', la solitude et le travail occupant l'essentiel de sa vie.
Le '"travail" poétique, bien sûr : Malebolge, Solidité de la chair, Les Barricades mystérieuses, C'est la fête et vous n'en saviez rien, notamment entre 1934 et 1939. Plus tard, après la guerre, La Hauteur des murs, L'Homme et ses miroirs ou encore Le Monde qui nous entoure. Mais aussi le "travail" tout court. Blanchard est l'un des plus importants ingénieurs aéronautiques de l'entre-deux-guerres, créateur / constructeur d'une vingtaine de machines volantes, dont le célèbre hydravion '' Blanchard M.B.3 '' qui, en 1924, battit deux records mondiaux d'altitude ( . . . ).
Lorsqu'arrive l'année 1942, on le retrouve à la tête du bureau (parisien) d'études des avions de guerre allemands Junkers. Collaborateur, Blanchard ? Que non, que non : il a été placé là en accord avec le réseau de résistance '' Brutus'', taupe idéale au coeur même du dispositif nazi. Dès lors, il va Danser sur la corde, et en profitera pour tenir son journal entre 42 et 46, ce formidable '' pavé '' - comme l'on dirait d'une pièce de boeuf – de 700 pages qui est ''tout, sauf le journal d'un homme de lettres '', écrit Pierre Peuchmaurd dans la remarquable présentation qui accompagne le livre (1).

Au gré de son humeur, Blanchard évoque ses souvenirs d'enfance et de jeunesse, parle de son métier d'ingénieur, traite, avec un humour féroce, littéralement enragé, de la vie quotidienne sous l'occupation, de la politique, des rumeurs, de l'évolution de la guerre, et du comportement de ses chefs allemands, planqués et parfaitement inefficaces dès lors qu'on leur propose plusieurs solutions à un même problème, ce que ne manque jamais de faire Blanchard, ne serait-ce que pour gripper un peu plus la machine de guerre nazie ! ( . . . ).
Blanchard relate aussi ses époustouflantes aventures pendant l'exode, et la saveur des situations rencontrées, comme l'énergie qu'il met à les surmonter, confèrent à ces moments difficiles une '' hénaurme'' drôlerie. ( . . . ).
( . . . ) entre les anecdotes désopilantes ou tragiques – une véritable mine pour les historiens qui devraient se jeter sur ce texte ! -, et les crises de fureur lucide, se glissent de nombreuses considérations sur les mécanismes secrets et subtils de la création poétique, qui sont la trame invisible du journal, sa structure mysérieuse et fascinante (. . . )  »

  1. -Maurice Blanchard '' Danser sur la corde, journal 1942-1946 '', 720 pages, L'Ether vague / Patrice Thierry, Toulouse, 1994
  2. - RAPPEL de l'admirable volume de la collection '' Poètes d'aujourd'hui '' (Seghers), que Pierre Peuchmaurd consacra à Maurice Blanchard, en 1988

Le texte d'Alain JOUBERT est suivi d'une bibliographie posthume de Maurice Blanchard.



►  Jean-Yves BéRIOU :


LES AVENTURES DU SUJET (2) – EXTRAIT


Une recherche, en plusieurs livraisons (cette livraison est la seconde), de Jean-Yves Bériou sur : 

« ( . . . ) l'inspiration, au sens fort et ample du rapport d'aimantation sensible et réciproque de l'homme et du monde, par et dans le langage, creuset de cette opération. Le principe d'analogie, le génie des métamorphoses, les dédoublements tremblants des mots et des choses dans leurs rapports sensibles, tout cela qui caractérise toute véritable poésie, est à l'oeuvre avant toute poésie écrite, dès la relation première de l'homme au monde qui l'entoure, à la nature et à ses règnes (. . . )  ».





Philippe Lemaire – Collage 
' Les grondements du désir '



►  Pierre PEUCHMAURD


LE FEU AUX POUTRES - e x t r a i t s -

Texte paru avec un dessin de Yves Nadal 
 in La Crécelle noire n°1 -1979



Les boules rouges, les boules noires, le très
petit pénitencier de la tête où ne tourne
aucune ombre, les mains murées et la nuit
double et toutes les lunes à l'aveuglette. Il y a
tant d'étoiles, de ciseaux, de cartons, de roses
dans le jardin. Qu'est-ce que tu fais ce soir ?


Rosées roses, sueurs blondes, aux barrières de
l'été. Où rien ne perle c'est la perte, le licol
noir des jours de fête, longtemps défait le lit
du vent. Où rien ne perle, c'est l'outrage, ton
cul dans l'ombre qui l'épelle.


( . . . ) C'est
l'été. De grands champs de désir voient passer
les chevaux.


(. . .)



►  Joël GAYRAUD : deux poèmes  


•  ' Ecluse ' → ici   


• ' Transe '


TRANSE – e x t r a i t s -


Rien qu'une corne de brume
qu'un sillage féminin dans ce palais à tiroirs construit pour
d'imparables circonstances
(. . . )
Les barreaux du sourire n'emprisonnent que les faux amis




►  Olivier HERVY : un ensemble de textes dont on se délecte tant ils forment bondissante et saillante matière à lire et puis à dire sur ce à quoi nous n'avions pas forcément pensé.


NOTULE – e x t r a i t s -


Il taille, coupe, suture . . . Beaucoup d'efforts autour de son bonsaï pour que rien ne change.


Le confident est un petit canapé où l'on tourne le dos à celui à qui l'on parle, si bien que loin de représenter la discrétion voulue, il confirme surtout que l'on se moque des soucis des autres.


Elevé sous la mère, nourri dans les champs, de bonne lignée . . . Si bien que l'on se demande pourquoi on a tué un animal avec tant de qualités.


Le maraîcher du marché nous rend toujours une pièce de moins.
L'erreur comme calcul juste.



► Roberto SAN GEROTEO : deux poèmes : ' Il se dit quelquefois ' ; ' Etoile minuscule dérisoire '

Etoile minuscule dérisoire
une simple goutte
tombe toute seule
tout au bout de la terre
puis 2 puis 3 puis 4 puis 5
toutes les perles d'un collier
de chair fragile par terre
brisées perdues
tandis que la pluie
redouble, en enfile d'autres
prêtes elles aussi
à tomber à leur tour au sol
où le soleil des jours et des peines
les fait disparaître
pour l'ombre d'un arbre chargé de futur
de feuilles, de larmes, de fleurs, de fruits.


Présentation dans ce numéro de la première partie de la bibliogaphie (en cours) de ce poète.



► HERACLITE – V° siècle av. J-C.


( . . . )
de ce qui diffère naît la plus belle harmonie,
( . . . )



► Louis-François DELISSE : Poème épistolaire à son frère Xavier


Enterrez-moi assis
comme sont les collines.
Debout comme meurt
l'arbre. Incliné comme
sèchent les roseaux.
( . . . )




Heloisa PESSOA 
Eau-forte '' Capricornio ''




►  Sergio LIMA : poème en portugais - e x t r a i t -


O olhar é o processo amoroso da visao

( . . . )


°


L I E N : Sommaire L'impromptu numéro un et Titres des ouvrages de la Collection de l'Umbo → ici 

Site de Jean-Pierre PARAGGIO → ici 







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