© Bannière de mon BLOG APPAIRAGES ART Isabelle DALBE

© Bannière de mon BLOG APPAIRAGES ART Isabelle DALBE
CLIC SUR PHOTO → POUR ACCES à GALERIE APPAIRAGES

La carte du JE

Ma photo
BLOG ART et POESIE : OÙ VA ÉCRIRE ? — POETE — © APPAIRAGES ART

dimanche 4 septembre 2011

REVUE L'OR AUX 13 ILES – N°2 – L'HOMME HANTÉ PAR L'ANIMAL

Revue L'Or aux 13 îles, N°2 – JUIN 2011
150 pages- Nombreuses illustrations couleur
24 euros (20 + 4 port)

ADRESSE : Jean-Christophe BELOTTI
7, rue de la Houzelle 77250 Veneux-les-Sablons


Outre le dossier conséquent consacré au bestiaire du poète Pierre Peuchmaurd ► voir ICI  
les autres articles du N°2 de cette superbe revue sont également rattachés et attachés au thème de l'homme hanté par l'animal. Les invités, poètes ou auteurs et artistes, nous informent, par leurs textes passionnants et érudits ou leurs oeuvres fascinantes, que « La faune nous délivre par ses surgissements, elle nous initie à nous-mêmes, à notre luxuriance secrète.  » (J-C B.)


Jean-Christophe BELOTTI

L'HOMME HANTÉ PAR L'ANIMAL


 
Illustration – Revue L'Or AUX 13 ILES – N°2

« [. . .]

Combien d'animaux vivent sous un toit d'hommes ? Tous les animaux vivants et toutes les espèces disparues, l'innombrable faune onirique, imaginaire et fantastique de tous les temps constituent un vaste bestiaire lié à la racine même de notre être. C'est la Grande Galerie de notre fascination.

[. . .]

Si des esprits aussi audacieux et différents que Charles Fort, Roger Caillois et Claire Nouvian (*), qui se sont exprimés respectivement aux XIXe, XXe et XXIe siècles, ont utilisé la notion de continuité pour parler des rapports des mondes humain et non-humain, c'est qu'à leurs yeux elle doit constituer une clé contraire dans un monde dominé par l'idée -ou le mythe- de la séparation sous toutes ses formes. Il m'importe, dans une revue comme L'Or aux 13 îles, qu'il soit tenté de rendre sensible que la pensée poétique est, grâce au levier de l'image et de l'analogie, le moyen privilégié de forger cette clé et de s'en servir.

[. . .]

Annie Le Brun, explorant en 1994 l'oeuvre d'Aimé Césaire, a contribué à apporter la preuve par l'image que la poésie la plus libre – et la plus consciente de sa liberté – est le lieu et le mode privilégiés de notre connaissance de la nature, dont nous faisons définitivement partie et dont nous n'incarnons qu'une des interprétations possibles. [. . .]

Dans Pour Aimé Césaire, Annie Le Brun apporte une précision fondamentale. [. . .] « Césaire ne nous parle pas de la nature, c'est la nature qui parle en lui, au cours, non pas d'un retour à la nature, mais d'un stupéfiant retour de la nature dans le langage. » (. . .) Annie Le Brun développe cette intuition. [. . .]. On pourrait alors « se demander si le rôle de la poésie ne serait pas de nous ramener au coeur de la forêt primordiale, où identités et limites se perdent. Ce serait en cela, par cette commune puissance négatrice, que la nature et le langage seraient intimement liés. »

[. . .]

« Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais feuille. Je dirais arbre. Je serais mouillé de toutes les pluies, humecté de toutes les rosées. [. . .] Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre. » A. Césaire, Cahier d'un retour au pays natal

[. . .] » Jean-Christophe Belotti

(*) Dans la revue, J.C Belotti développe, entre autres :
les conséquences de la vertu imaginative observées par Ambroise Paré (notamment, cas de l'enfant à face de grenouille)
Les démonstrations par l'absurde de Charles Fort établissant que tout peut être identique à tout dans certaines conditions
Le fil de l'analyse de Roger Caillois dans son étude des correspondances entre les comportements de certains animaux et la pensée lyrique des hommes
la démarche du travail (renouer un continuum entre hommes et nature) de Claire Nouvian, auteur du livre 'Abysses', et ayant organisé, au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, l'exposition du même nom pour présenter des spécimens d'animaux présents à plusieurs milliers de mètres sous la surface des océans


Pierre BÉRENGER, Photographies

DE BECS & DE PLUMES
Texte de François-René SIMON



Pierre Bérenger,
Photo : Perruches, Aras, Lori Tricolore
- Vue partielle de la photo présente dans la revue -

« [. . .] J'avais la clé des écrins, vitrines de ce monde confiné. Je voulais qu'il en sorte. [. . .] Les socles blancs sur lesquels les oiseaux avaient été installés [. . .] ne convenaient pas à ce que je cherchais. Je ne voulais que plumes et couleurs. J'ai donc serré les oiseaux les uns contre les autres. C'était un jeu de patience et construction pour maintenir l'équilibre de la composition [. . .] ». P. B

°

«  [. . .] Pierre Bérenger nous offre les photos d'un de ses voyages en pays disparu : le Muséum d'histoire naturelle de Paris (tel qu'il existait avant sa métamorphose et réouverture en 1994). En 1967, informé par Jacques-Elisée Veuillet (ami et éditeur de Stanislas Rodanski), lui-même alerté par l'ornithologue Francis Roux, de la fermeture depuis tant d'années de la galerie de zoologie et de son inexorable dégradation [. . .] il put découvrir une des plus grandes nécropoles d'oiseaux qui soit au monde : «  [. . .] La verrière abîmée laissait passer l'eau de pluie, des flaques s'étaient formées au sol, la peau des bêtes craquelait. C'était la deuxième mort de ce bestiaire. » -P. B

[. . .]

Embaumés, empaillés, étiquetés, placardés dans des vitrines spécialement conçues pour eux, ces exemplaires uniques témoignaient non seulement d'espèces parfois rarissimes, voire aujourd'hui disparues mais aussi d'une muséographie désormais obsolète « mais d'une profonde poésie » [. . .]

[. . .] les oiseaux ont posé. Il y a d'ailleurs dans leurs yeux artificiels – au demeurant suffisamment bien réalisés pour qu'on les tienne pour presque vrais – une espèce d'inquiétude [. . .] On remarquera [. . .], sur tous les yeux, le reflet de la verrière : vie envolée, vie revenue . . . On remarquera aussi que Pierre Bérenger a pris soin, dans ses compositions, de cacher les pattes, trop à l'abandon sans doute. Ce n'est plus que becs et plumes, ongles honnis. [. . .] » F-R Simon

Revue : autres magnifiques photos en pleine page et couleur : Vautour Pape, Martins Chasseurs et Martins Pêcheurs, Perruche d'Australie, Grand Eclectus des Moluques, Grands Ducs, Effraie Rousse, Gypaète Barbu, Vautour Fauve, Toucans

Repères : 1967-1968 : photographies en noir et blanc; 1977-1978 : retour au Muséum, photographies en couleur; 1980 : prix Kodak de la critique photographique



►  Jean-Yves BÉRIOU  ◄

 

Illustration – Revue L'Or AUX 13 ILES – N°2

«  [. . .]

[. . .] On a dit, et je l'ai dit moi-même, que la poésie « hantée par les animaux » comme celle de Pierre Peuchmaurd, avait quelque chose de chamanique. N'est-ce pas plutôt, pour parler plus précisément, de l'envers -non de l'inverse- du chamanisme dont il est question ici ? Dans le chamanisme, l'homme, le sorcier, le poète voyage à travers un autre monde lors d'une transe, et il rencontre les animaux et leurs esprits. Il va même jusqu'à les habiter. Dans la grande poésie libre, ce sont les animaux qui vont, qui viennent, qui apparaissent, qui circulent dans les poèmes, qui habitent le poète et son lecteur : les poèmes sont des clairières. Ce n'est pas la transe, c'est plutôt le blason. A ce sujet, notons que la poésie de P. Peuchmaurd est remplie de blasons brûlants et animés, c'est-à-dire où les signes ne sont pas des symboles, mais des emblèmes vivants. Il ne convient pas d'opposer ces deux formes de la subjectivité humaine : elles sont l'endroit et l'envers d'une posture éternelle, celle de l'homme saisi par l'énigme du monde. Et de ses animaux, donc. Il y eut des époques où ces deux postures se manifestaient par une seule attitude, quand la poésie, le plus souvent orale - même si on la coucha par écrit ensuite – fusionnait avec la magie et la récitation mythique. A la fois, on était encore dans le chamanisme, les hommes entraient dans le corps et l'esprit des animaux; à la fois on était déjà dans la poésie émancipée de toute fonction et pour qui le langage est le lieu d'incarnation privilégié, les animaux entraient dans les textes. Ce sont les époques où régnaient la métamorphose de l'homme en animal et l'intervention de l'animal dans l'aventure humaine.
Une de ces hautes époques est celle de la tradition celtique, en particulier irlandaise, dans laquelle j'ai puisé les exemples suivants, tous couchés par écrit plusieurs siècles après leur cristallisation orale.

[. . .]

LES CYGNES DU FUTUR
Pour terminer, un grand écart : il nous ramène au coeur du sujet, non seulement au poète, mais tout bonnement à l'homme hanté par l'animal. Aux yeux des animaux dans les clairières, et ailleurs. C'est un passage tiré d'un des superbes textes utopiques de Velimir Khlebnikov, La Lebedyia future (c'est-à-dire La Cygnie du futur), de 1915-1916. [ . . .]

« Les plus grands médecins avaient découvert que les yeux des bêtes vivantes irradiaient certaines ondes spéciales dont l'action était curative pour les gens présentant des troubles mentaux. Les médecins prescrivaient de soigner l'esprit par la simple contemplation des yeux d'animaux, fussent les doux yeux soumis du crapaud, le regard de pierre du serpent ou celui, altier, du lion, et ils leur attribuaient la même signification qu'un accordeur a pour des cordes désaccordées. La cure par les yeux était aussi largement utilisée qu'actuellement les eaux thermales. »

» J.Y Bériou

REVUE : Narration, par J.Y Bériou, de légendes tirées de la tradition celtique irlandaise : Les Blaireaux de Conall; Grian, la fée aux chevaux et aux corneilles; Les métamorphoses de Tuan Mac Cairill; La furie des sangliers et le Dieu de l'Amour; Le chant des Cygnes; Tous les animaux; La sainte lycanthrope : Sainte Ciwa; Le loup du Pays de Cocagne



Vincent BOUNOURE

LA PREMIERE CHOSE AU MONDE

«  La première chose au monde qui soit connue, c'est ce qui bouge. Le mobile entre le premier dans la pensée, il est de loin antérieur au monde qui n'est rien qu'un décor sur lequel se détachent les acteurs. [. . .] Il n'est perçu comme forme que parce qu'il est mobile, parce qu'il est animal. [. . .]

[. . .] L'animal est au principe du monde : de ce rôle éminent, il garde un pouvoir de fascination qu'atteste sa présence ininterrompue dans les mythologies. L'espace que construit l'enfant et où il s'habitue à loger est une abstraction commode que finit par imposer à son esprit la libre circulation des bêtes. De même que le voûte céleste, le monde de la représentation adulte instituera d'autant plus efficacement l'accord de l'homme et de son milieu que ses orientations essentielles rappelleront le déploiement conceptuel de l'espace à partir de la motricité de l'animal.

[. . .]

[. . .] La zoologie [. . .] les méthodes qu'elle emploie, toutes faites d'observations froides [. . .], description de bêtes comme des choses fixes. [. . .]
Zötl tire tous ses sujets de l'histoire naturelle, il les fixe dans des albums; mais il les pourvoit d'une sorte de liberté intérieure que manifeste avec éclat leur robe, leur posture, leur accord mystérieux avec un milieu à peu près imaginaire; or l'histoire naturelle les met en cage. C'est dans des ouvrages qu'inspire l'esprit de classification et de recensement qu'il puise tous ses thèmes, mais c'est pour rendre la zoologie à ses origines, c'est pour lui faire toucher des épaules la terre qui lui a donné naissance, la terre où accostaient les arches de Noé de la première enfance; c'est pour réorienter l'histoire naturelle vers sa direction fondamentale et lui rendre la vue.

[. . .] » V. Bounoure

Revue : entre autres analyses, développement pointu par V. Bounoure, de la construction de la science de la nature, de ses errements
(*) Zötl : voir ci-dessous



Gilles BOUNOURE

Présentation de l'album
'CONTREES DE ALOYS ZOTL'

« '' Imagination n'est pas don, mais par excellence objet de conquête ''. Quand Breton eut connaissance de l'oeuvre de Zötl, dispersée à Paris lors de deux ventes publiques [. . .], il y reconnut non seulement, comme en celles de Crépin et d'autres « irréguliers de l'art », une de ces conquêtes stipulées en ouverture d'Il y aura une fois (1930) mais « un prisme mental » apte à nous rendre « au sentiment de l'harmonie universelle, refoulé au plus profond de nous ».
[. . .] apprécier le projet de rénovation de la nature par l'image mené par le maître teinturier Aloys Zötl ( 1803-1887) de 1832 à sa mort. [. . .]
[. . .] conception éditoriale réussie dans le présent album issu des patientes recherches de Victor Francès [. . .]  » G. Bounoure

'Contrées de Aloys Zötl' de Victor Francès, 44 planches – Langlaude éditeur, 20 € ◄



Guy CABANEL
ASSEMBLEE DES ANCETRES

Texte inédit avec 4 illustrations
de l'album ' Contrées de Aloys Zötl '◄



Aloys Zötl 'Le Guépard' 
Source : Revue L'Or aux 13 îles



Tigre blanc, dans la neige, une dent.

*
L'élan est triste et compassé,
ses grands bois coupent le vent,
mais cela valait-il un aussi lourd fardeau ?

*

De somptueux carnages, la murène rêve,
de sanglantes féeries parfois blessée.

G. Cabanel – extraits


Revue : Texte complet de Guy Cabanel, illustré par 3 autres planches



Anne FOURREAU

UNE CORNEILLE NOIRE
 AUTOUR DU COU ◄

«  Depuis les années cinquante, la psychosomatique affine la connaissance des rapports de l'âme et du corps dans la genèse, l'aggravation mais aussi les possibilités thérapeutiques des maladies graves [. . .]

[. . .] Le travail avec l'imaginaire : le rêve, le fantasme, le délire, le jeu, la création, tout ce qui concerne la conscience onirique par opposition à la conscience vigile, raisonnable, socialement adaptée, s'offre donc en « solution » thérapeutique des maladies du corps. [. . .]

L'apparition de la figure animale est rarement banale dans les univers oniriques. Chez les enfants, on la retrouve sous deux formes : l'animal petit, doux, inoffensif comme le lapin; et le grand animal, agressif et dangereux, le loup. Il s'agit à chaque fois de la projection d'une partie de soi : la part tendre, enfantine, et la part agressive. [. . .]
Chez les adultes, la figure onirique de l'animal est bien souvent l'animal de toutes les terreurs. Il signe le retour des angoisses de l'enfance [. . .] » A. Fourreau


REVUE : Référence, entre autres, par A. Fourreau au cas poignant de Fritz Zorn, tiré du livre de ce dernier 'Mars' – Gallimard



Mélanie DELATTRE-VOGT

BESTIAIRE ◄



Mélanie Delattre-Vogt
'Anémone de mer ' - Dessin

REVUE : 4 autres dessins d'animaux - crayon gris sur papier




Alain GRUGER
DESSINS

avec un texte de François-René SIMON



Alain Gruger, dessin


► REVUE : 6 autres dessins en figures et motifs obsessionnellement répétés sur fond d'écriture illisible, présentés par François-René Simon dans le texte 'Les rendez-vous d'Alain Gruger'




Nicole ESPAGNOL

SUIS-JE BÊTE
. . . et ce qu'il s'en est suivi ◄

L'AVENTURE : lors d'une promenade en Suisse avec ses amis Robert Lagarde et Jean Benoît, alors que Nicole Espagnol, s'approchant d'un groupe de chocards à bec jaune, prend l'un d'eux peu effarouché entre ses mains, Robert Lagarde fait une photo. Aventure figurant dans le livre de N. Espagnol :

'Suis-je bête', L'oie de Cravan éditeur -
 Montréal 2002


REVUE . . . INEDIT : Présentation - endroit et envers- de la boîte, offerte à N. Espagnol et à son compagnon Alain Joubert, par Alan GLASS (grand artiste surréaliste d'origine canadienne internationalement connu, mais méconnu en France) lequel, touché par cette 'cueillette' de l'oiseau, entreprit d'en reconstituer matériellement l'esprit.

► Photo Nicole Espagnol par R. Lagarde, ICI 




Bruno MONTPIED

LE ROYAUME PARALLELE


Grâce à cet important dossier : '' Une collection d'art immédiat'' (oeuvres d'une cinquantaine d'artistes - dont une dizaine d'anonymes) présentée par B. Montpied, où chaque pièce est commentée par ce dernier avec sensibilité critique et poétique, infinie précision et références documentées, nous entrons dans le royaume de l'inconscient et de l'enchantement par l'entremise de chacune d'elles ressortant ou de l'art brut, ou de l'art naïf, ou populaire, ou singulier et où, à chaque fois, semble sans limites l'imaginaire des créateurs, tout comme le nôtre convoqué, ici, pour son plein exercice.

« Pour entrer au royaume inconnu, il faut passer la lisière du Roi d'argot, tableau de Guy Girard, et pénétrer dans le paysage où le peintre a figuré le plan de Paris au XVIe siècle. [. . .] » B.M



Guy GIRARD, Le Roi d'argot

« [. . .] Il faut trouver la bonne porte, une fois rendu en ce pays où les repères ont changé. [. . .] La '' bonne porte '' dépendra de chacun d'entre nous, de ce qu'il imaginera caché derrière. » nous dit Bruno Montpied qui nous convie, pas à pas, à un captivant voyage, où il nous appartient de :

IMAGINER CE QUI SE DISSIMULE DERRIERE :
La porte dotée d'impostes représentatives des âmes, peinture de Paul Duhem; Et celle d'une écurie à la perspective dépravée (collage sur papier) d'un artiste anonyme, sans doute américain; [. . .]

PENETRER DANS DES JARDINS :
Aux fleurs géantes « dans un déluge de couleurs de confiserie » : gouache sur papier de Monique Le Chapelain, laquelle a croisé la route de Dubuffet dans les années 1960. Une de ses gouaches a intégré la Collection d'Art brut de Lausanne; Et à l'échapée vers des îles encloses (encre sur papier), 'Pomme de terre en ruisseaux' de Serge Paillard. [. . .]


RESTER NEZ A NEZ, ET TOUR A TOUR AVEC 'LES GARDIENS' DE CES ROYAUMES PARALLELES :

 

Gérald Stehr, Planche déclassée
du « Voyage en Rorschachie »

Êtres infiniment bleus des tests de Rorschach de Gérald Stehr; Visage de femme, comme dessiné avec des cheveux ou poils, de Madeleine Lommel (proximité de ses dessins avec ceux de Madge Gill, créatrice d'art brut); Petite femme aux gros yeux cernés (bois peint) de Jean Estaque, cousin dans l'expression d'un Chaissac et d'un Sanfourche; Femmes dont le 'Sphinx sous toiles ' d'Armand Goupil, « peintre à la limite du naïf, de la caricature, et de la pochade humoristico-érotique et anticléricale. » B. M

Femme portant et déportant son histoire de coeur, de Joël Lorand; [. . .]


Joël  Lorand 'Histoire de coeur' - Peinture sur carton



ABORDER L'UNIVERS ONDOYANT DES SCIAPODES ET DES SIRENES :



Gilles Manero 'La sieste du sciapode' - 2009


Sciapode faisant la sieste, dessin de Gilles Manero; Sciapode de sexe féminin, dessin de Ruzena;
Et, sirènes sur divers supports : le bois pour la superbe et étonnante sirène inverse, Objet Ewé (sorte de Mami Wata, esprit des eaux -Ghana ?); le métal peint pour la sirène de Roger Jeanton; le papier (technique mixte) pour les voluptueuses sirènes de Charles Boussion; [. . .]


RENCONTRER DES CHASSEURS :
L'autoportrait (peut-être) d'Alexandre Lobanov; Le chasseur et son trophée de chasse, de Joseph Donadello, dit « Bepi Donal » [. . .]


DEBUSQUER DES PERSONNAGES FRAYANT AVEC UNE AVENTURE INTERIEURE ET / OU EXTERIEURE :
Comme cette silhouette féminine à identifier en toute liberté, photographie de Pierre-Louis Martin; cette trilogie de bustes - racine de bruyère sculptée de Marcel Noël; ce ressuscité hilare expulsé du corbillard accidenté de Louis Roy, peintre naïf recensé dans les ouvrages d'Anatole Jakovsky; cet homme aux yeux vides, lavis d'encres sur carton d'emballage d'Emilie Henry; [. . .]


REGARDER VOGUER LES BATEAUX :
Celui de Charles Lacombe entraînant la merveilleuse inscription à flot « Bienvenue à la merveille des bois rosés [. . .]  »; et les bateaux d'une bataille navale agitant le panneau de chêne sculpté par un anonyme; [. . .]


DIALOGUER AVEC DES FIGURES FANTASTIQUES, CHIMERIQUES OU D'UNE INSOLITE ETRANGETE :
Figures pleinement saisies et saisissantes, pour les premières, dans les dessins à la craie sur Canson de Robert Roseff ?, pour les secondes dans la série dite des «  Terres » de Christine Sefolosha, et pour les dernières dans les dessins au stylo Bic de Jean-Louis Cerisier, et de Maugri (dont des dessins sont présents au musée d'Art moderne du LaM de Villeneuve-d'Ascq); [. . .]


PALPER ET / OU RESSENTIR L'HARMONIE DE L'ALLER-RETOUR NATURE / HOMME :
Dans l'oeuvre 'Esprit de la ravine' (ripolin sur isorel) de Hérold Jeune, peintre haïtien; Sur la pipe sculptée dans une branche d'arbre noueuse, ciselée de têtes grotesques, animaux, homme – art populaire; Dans les dessins d'accouchements et renaissances adossés à une nature bienveillante ou énigmatique de Marilena Pelosi; Sur un visage sculpté vraisemblablement sur une pomme de terre desséchée.

[. . .]


► REVUE : poursuite de ce voyage haut en expressions enchanteresses, et / ou parfois déroutantes, ouvert par B. Montpied avec son choix d'oeuvres (sur supports variés, et parfois inattendus) d'artistes connus ou méconnus, voire anonymes, de l'art immédiat  


SUR CE BLOG : Présentation du livre de Bruno Montpied sur les « jardins de création spontanée » → ici 




Éloge des jardins anarchiques
Ouvrage accompagné du film de Rémy Ricordeau
Bricoleurs de paradis
ou le gazouillis des éléphants
L'Insomniaque éditeur, 29 euros


Site de Bruno MONTPIED → ici



Jean-Christophe BELOTTI

CHRONIQUES CRITIQUES ◄

Éloge des jardins anarchiques de Bruno Montpied : extrait du commentaire de J.C Belotti, → ici


Le 31 JUIN de Vincent Bounoure, Dessins de Georges-Henri Morin - URDLA éditeur 207, rue Francis-de-Pressensé 69100 Lyon, 13 euros

« [. . .] Dans les lignes hantées et hallucinées du 31 Juin, écrites selon leur auteur '' contre toute doctrine'', Vincent Bounoure, disparu en 1996, qui fut l'un des plus proches compagnons d'André Breton de 1955 à la mort de celui-ci en 1966, nous apparaît comme ce sujet ici dédoublé en lui-même [. . .]
Fraternellement, Georges-Henri Morin a évoqué en regard par ses dessins la silhouette intensément précise et les attitudes spectrales des apparitions blasonnées de cette femme dans les yeux de son amant resté dans les limites de la vie. » J-C Belotti 

►Suite de ce commentaire, et présentation des beaux dessins de Georges-Henri Morin → ici





Virgile NOVARINA
& L'EVEIL PARADOXAL

ENTRETIEN avec Laurent ALBARRACIN

ARTICLE sur cet intéressant sujet traité par ce N°2 de la revue → ici 






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire