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BLOG ART et POESIE : OÙ VA ÉCRIRE ? — POETE — © APPAIRAGES ART

vendredi 14 octobre 2011

Alain JOUBERT « De quoi la poésie est-elle le nom ? » et Présentation livres de Guy CABANEL; de L-F DELISSE, et des anthologies : '' Louis-François DELISSE '' et '' Pierre PEUCHMAURD '' (de Laurent ABARRACIN – Editions des Vanneaux) - LA QUINZAINE LITTERAIRE 1er - 15 OCTOBRE 2011




SOURCE DE L'ARTICLE : LA QUINZAINE LITTERAIRE 1046. Editions Maurice Nadeau - Du 1er AU 15 OCTOBRE 2011 – 3,80 euros le numéro

  • En librairie
  • SITE des Editions → ici 

« Depuis la disparition de la célèbre collection des '' Poètes d'aujourd'hui '' que Pierre Seghers lança dès l'après-guerre [. . .], il manquait décidément quelque chose dans le paysage de l'édition française. [. . .] Les courageuses éditions des Vanneaux -qui officient à Montreuil-sur-Brêche-, ont pris le relais et créé la collection « Présence de la poésie », en tous points semblables à son modèle : même format, longue introduction, cahier photographique, choix de textes et poèmes, bibliographie. Parmi les premiers élus on compte déjà Jean Malrieu, Pierre Dhainaut, Gaston Puel, d'autres encore, plus Delisse et Peuchmaurd [. . .] » rappelle le poète Alain Joubert, ami d'André Breton, avant de poser la question : « De quoi la poésie est-elle le nom ? » afin de tenter d'y répondre.

Sans inventer cette formule où rôde, dans les parages, le surréalisme - : «  '' la poésie est tout simplement un regard porté sur le monde, la vie, l'amour, et le merveilleux qui leur fait cortège, grâce aux vertiges de l'inconscient ''  », A. Joubert la reprenant ici, et après avoir, en préambule, successivement convoqué le Rimbaud du Harrar qui «  incarnait pleinement la poésie [. . .] », Novalis avec son regard précis sur la « notion » de poésie [. . .], puis nous avoir également clairement dit ce dont la poésie « n'est pas le nom [. . .] », nous parle de « poètes qui écrivent des poèmes [. . .] », notamment et respectivement de Guy Cabanel, Louis-François Delisse et Pierre Peuchmaurd :

              • Guy CABANEL :
« surréaliste ''naturel'' découvert en 1958 par André Breton, dès son premier recueil - le mythique 'A l'animal noir ' accompagné somptueusement par les dessins aigus de son ami Robert Lagarde, et qui depuis a publié une vingtaine de livres, tous plus riches d'inventions les uns que les autres [. . .] »

« Celui qui lit / son nom sur une stèle / sait qu'il est mort / fatalement / / Celui qui poursuit / son chemin solitaire / glacé parmi les pierres / froides reconnaît la voie / qui sous sa route le mena / Celui qui nage dans / l'eau d'une épée / sait qu'il est déjà / figé dans le gel / que nul soleil / ne visite ni / ne déplore / / [. . .]  » L'Ivresse des Tombes, extrait du poème '' La joie du mort '' choisi par Alain Joubert - suite à retrouver dans son article -

L'Ivresse des Tombes -Guy Cabanel, recueil de poésie avec des photographies modifiées de Barthélémy Schwartz (*) - Ab irato Editeur, 2011

(*) lequel contribue, entre autres, à la revue Le Bathyscaphe ( ► sur ce blog : prochain article sur cette revue )





 '
 LOUIS-FRANCOIS DELISSE' 
par Laurent ALBARRACIN,
 Collection Présence de la poésie 
Editions des Vanneaux

             

Louis-François DELISSE, dès les années 50 :  « attirait déjà l'attention des plus grands [. . .] Par exemple, René Char : '' Delisse est un vrai poète dont il me tarde de lire l'oeuvre imprimée (. . .) [. . .] Oeuvre pleine de beauté, de cette profonde fraîcheur mi-ombre, mi-lumière dont notre poésie d'aujourd'hui est presque entièrement privée. '' -extrait d'une lettre à Albert Derasse, 5 janvier 1959.
.
Ou bien, Raymond Queneau, au même correspondant : ''Un premier coup d'oeil me laisse penser qu'il y a là en effet quelque chose d'exceptionnel '', le 23 août 1957. [. . .]. »

Puis le silence ou presque. [. . .] De 1954 à 1975 : «  '' Il s'installe alors au Niger et ce sont ces années africaines qui seront à tous égards les plus riches de sa création '' précise Laurent Albarracin dans sa longue et passionnante introduction au choix de textes publiés par les éditions des Vanneaux. [. . .]  Lisez donc le magnifique choix opéré par ce volume. [. . .] »
.
''  Delisse, un poète brûlé par l'essentiel '' , selon Laurent Albarracin »

«  [. . .] Un rêve sans fleur / est un rêve sans faim / Rêvant, je cherche la fleur du temps / Pour ouvrir la fenêtre le rêve / ouvrit la porte » LE LOGIS DES GEMEAUX , Louis-François DELISSE, Le Corridor bleu – Extrait -









' Pierre PEUCHMAURD ' 
par Laurent ALBARRACIN
Présence de la poésie  
Editions des Vanneaux


            

Pierre PEUCHMAURD : «  Il y a environ un an, j'ai ici (La Quinzaine littéraire, ndr) rendu compte des deux recueils posthumes de Pierre Peuchmaurd. J'en profitais pour signaler que nous venions de perdre en lui l'un des trois ou quatre plus grands poètes de l'après-guerre, de cette génération de la fin des années 40 dont le chemin allait croiser rapidement celui du surréalisme. C'est lui qui le dit, à Olivier Hobé, en l'an 2000 : '' . . . oui, le surréalisme a été, reste une des passions de ma vie, et certainement son axe moral '' (Entretien avec Olivier Hobé, Quimper est poésie, été 2000).

Dans une indispensable introduction au volume de ''Présence de la poésie'', Laurent Albarracin pose la question avec toute l'acuité voulue : «  La poésie n'agit pas. Son verbe est exclusivement et définitivement être. Elle est. Elle reçoit. Elle prend des coups, ou bien s'exalte de ce qu'elle enregistre (. . .). La poésie de Pierre Peuchmaurd sait cela, que son seul champ d'action est le champ, le chant de l'être (. . . ) elle est un affolement de la boussole, avec sensation d'être perdu, sentiment de l'éperdu, grand désespoir et folle acceptation ».

Les '' chapitres '' de cette introduction sont autant de balises sur la voie qui mène au choc des rapports au monde : l'amour – la poésie - le rêve – les animaux de l'homme – l'évidence et le vide. [. . .] la puissance de sa poésie tient dans la simplicité des mots utilisés – non ''choisis'', plutôt surgis du plus profond de sa sensibilité -, elle est confondante de fraîcheur incandescente, un halo particulier l'environne, elle est couleur de la vie.

''  Au Moyen Âge l'aube était verte / le soir rouge / le monde allait comme ça / Les tournois étaient blancs / ou très pâles / c'était la boue et l'or / Les arbres, déjà, étaient noirs / Il y avait des chevaux et des oies / et tant de lois / que c'était facile et pitié d'écrire / quand le ciel passait des robes bleues / [. . .] '' Pierre Peuchmaurd - Histoire du Moyen Âge – Illustrations Georges-Henri MORIN - Editions de Surcroît (*) – Extrait -

Citant Lautréamont et Maurice Blanchard dans leur approche, pour le premier : du but de la poésie, pour le second : de la nature de celle-ci, Alain Joubert y adjoint les précisions fines de Pierre Peuchmaurd. «  Ce sont les moyens de l'analogie qui permettent à la poésie '' de procéder à sa propre investigation en même temps qu'à son anticipation '' » P.P [. . .] »

Alain Joubert nous délivre alors, dans son article, le nom secret de la poésie !

I.D

(*) Editions de Surcroît - Georges-Henri MORIN 28 rue de l'Annonciade 69001 LYON -ghmorin@numericable.fr


 ◘ ◘  


ALLER PLUS LOIN

AVEC L'ANTHOLOGIE 'Louis-François' DELISSE par Laurent ALBARRACIN - Ed. des Vanneaux  → ici  et ici


AVEC L'ANTHOLOGIE 'Pierre PEUCHMAURD' par Laurent ALBARRACIN - Ed. des Vanneaux  → ici

• AVEC HISTOIRE DU MOYEN AGE de Pierre PEUCHMAURD → ici


• AVEC Laurent ALBARRACIN, poète et éditeur de la Collection de poésie 'Le Cadran ligné' → ici


◘ ◘

ACTUALITE DES POETES :

 Laurent ALBARRACIN

Pierre PEUCHMAURD 

Louis-François DELISSE    


Dans le cadre de la Fête du livre 2011 de Saint-Etienne, sera présente la Collection ' Le Cadran ligné ' avec TRENTE-CINQ AUTEURS (liste ci-dessous) actuellement au catalogue, dont les auteurs cités dans cet article :


- Laurent ALBARRACIN : Chaque horizon





Pierre Peuchmaurd - Le Papier





- Louis-François Delisse - En vol au-dessus du Ghana






Place Jean Jaurès, SAINT-ETIENNE
STAND V12 : LE TROPIQUE, Christiane Ribeyre
(24, rue Pierre Bérard 42000 Saint-Etienne - 04 77 41 11 90 )

JOURS et HORAIRES :
- Vendredi 14 octobre 2011 : de 9h à 19h
- Samedi 15 et dimanche 16 octobre 2011 : de 10h à 19h


. Le Cadran ligné Le Mayne 19700 Saint-Clément → ici
laurent(point)albarracin(arobase)gmail(point)com

~ AU CATALOGUE ~


(1) Laurent Albarracin - Chaque horizon
(2) Pierre Peuchmaurd - Le Papier
(3) Anne-Marie Beeckman - La Mémoire de l’eau 
(4) Christian Viguié - Des Oiseaux
(5) Louis-François Delisse - En vol au-dessus du Ghana                  
(6) Werner Lambersy - Caridade
(7) Franck André Jamme - Bouclier
(8) Olivier Hervy - Tapis rouge
(9) Eric Chevillard - La vérité sur le salaire des cadres        
(10) Roger Munier - Eternité
(11) Antonio Porchia - Quatre voix 
(12) Jean-Paul Michel - « La torpeur des labeurs et des bagnes... »
(13) Christophe Van Rossom - Petit traité d'athéologie 
(14) Jean-Yves Bériou - L'empire de la superstition
(15) Fabrice Caravaca - Le Poulpe
(16) Joël Gayraud - Ordonnance
(17) Jean-Louis Rambour - Anges nus
(18) Virgile Novarina - Ecrit de nuit n° 4612
(19) Eric Benveniste - 
Papiers inédits trouvés dans la niche de Brount
(20) Stéphane Maignan - Nuit talisman
(21) Jean Gabriel Cosculluela - Partir, d'où, torrent
(22) Gilles Weinzaepflen - Sabi
(23) Jacques Abeille - Impair et manque
(24) Claude Margat - La voie
(25) Ivar Ch'Vavar - 
L'âne, la brebis, la coccinelle et le dindon
(26) Michel Valprémy - Anémie
(27) Thomas Duranteau - Bouchée à la ruine
(28) Dominique Noguez -
Conseil pour un clair jour d'automne
(29) Marie Huot - Gît mon coeur brûlé
(30) Yves Peyré - La Tombée du sens 
(31) Benoît Chaput - Alcool
(32)  Paule Marie Duquesnoy - Comme un pont de bois
(33) Manuel Anceau - Le coeur de l'homme
(34) Isabelle Dalbe - Le miroir périlleux
(35) Didier Ayres - Trois distiques du feu 


        
– Extraits des ouvrages → ici 
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