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lundi 10 octobre 2011

Bruno MONTPIED ' Éloge des jardins anarchiques ' accompagné du film de Rémy RICORDEAU 'Bricoleurs de paradis', L'Insomniaque Editeur




Photo Couverture : Forêt de vire-vents et moulinets 
et André PAILLOUX sur son deux-roues


Bruno MONTPIED ' Éloge des jardins anarchiques '
224 pages - plus de 250 photos
DVD inclus 'Bricoleurs de paradis',
film de Rémy RICORDEAU
L'Insomniaque, 29 euros
Site Editeur → ici

Ou en librairie



Avec son livre 'Éloge des jardins anarchiques' abondamment illustré et accompagné par son regard rigoureux et poétique, Bruno Montpied nous propose un riche voyage, aux quatre coins de France, en nous ouvrant les jardins aussi extraordinaires qu'enchanteurs de créateurs à l'imaginaire étonnamment singulier et parfois déroutant, tout en posant la question de la nature de ces sites : art ou créativité.
« [. . .] Un homme simple a créé son univers. Il s'est emparé du lieu qui lui était assigné et l'a métamorphosé en un mirage concret, glissant sa chimère au sein de la réalité commune à tous. Sans permis de construire. Exerçant ainsi la démocratie directe dans la création artistique, se passant de tout médiateur en théorie. Il y a là, à l'évidence, une forme d'art d'une portée tout à fait révolutionnaire. '' [. . .] ». B. Montpied

Tout en s'attachant à rappeler la force vive de chefs-d'oeuvre déjà connus : le Palais idéal du facteur Ferdinand Cheval ( Hauterives – Drôme) ; les rochers sculptés de l'abbé Fouré (Rothéneuf – Ille-et-Vilaine) ; la maison en mosaïque de morceaux d'assiettes de Raymond Isidore, dit Picassiette (Chartres -Eure-et-Loir), cet éloge vise essentiellement les sites d'une quarantaine de « bâtisseurs populaires du rêve; sites qui sont des créations d'individus extravertis, placées de manière à être vues, sur le bord des routes. [. . .] » spécifie B. Montpied - tout en qualifiant souvent d'art immédiat les jardins de ces créateurs.

A l'éclairage de l'ouvrage de l'auteur, il est nécessaire de préciser que l'art naïf « regroupe l'ensemble des oeuvres produites par des autodidactes, essentiellement introvertis, n'ayant aucun rapport avec le système traditionnel des beaux-arts; ils cherchent le motif de leur oeuvre dans la réalité extérieure ou dans une image préexistante toute faite », que l'art brut « est une dénomination due à Jean Dubuffet qui n'a retenu de l'art naïf que la partie la plus inconsciente; le ''créateur brut'' tire ses sujets de l'intérieur de lui-même  »,  et enfin que l'art populaire « désigne des objets utilitaires réalisés le plus souvent avec un style naïf ».
« L'art naïf et l'art brut ont cependant ceci de commun avec l'art populaire, outre le fait qu'ils procèdent de traditions culturelles communes, ils possèdent la caractéristique d'être produits dans un contexte de vie où les oeuvres, au départ, ne sont pas destinées à être séparées de la vie quotidienne. »
Cette promenade de site en site fait apparaître que si leur appartenance à l'un de ces trois groupes peut être franche, le clivage peut ne pas être toujours aussi strict, les juxtapositions, voire chevauchements n'étant pas rares.
.
Au fil de ce voyage enchanteur nous découvrons : Gabriel Albert, créateur populaire, art naïf, avec à son actif plus de 400 statues en ciment polychrome ; François Michaud 1810-1890, statuaire naïve / statuaire brute ; Charles Billy : miniaturisation, en pierres dorées du Beaujolais, de monuments célèbres du monde entier, avec reproduction minutieuse à échelle réduite ; Martial Besse : statues énigmatiques dans un jardin excentrique et inquiétant ; Bodhan Litnianski (décédé en 2005) : pour élever ses colonnes de rebuts agglomérés, il prélevait dans les décharges tous sortes d'objets possibles et imaginables ou leurs monceaux, tout en agitant cette certitude : « Avec du vieux on fait du neuf » ; Joseph Donadello posant parmi ses statues plates vivement colorées, comiques ou étranges, dotées de noms réels ou inventés ; Maurice Lellouche et ses fresques ainsi que ses sculptures en assemblages de petits silex ; Marcel Debord et ses objets détournés; ses animaux et personnages mis en scène devant ses cabanes en rondins ; Fernand Chatelain et ses créations d'inspiration fantasque ; André M. et ses sculptures en assemblages de branches, d'une grande force poétique ; Ludovic Montégudet (1903-1981) : sculptures en bois (représentation des animaux des fables de La Fontaine, la Chèvre de Picasso, Barbe-bleue , etc) et son fils René ayant tout d'abord restauré les oeuvres éphémères de son père et veillé à leur préservation dans un petit musée privé avant de devenir lui-même sculpteur : statues animalières exposées sur une butte en plein air, et réalisées en ciment sur armature de ferraille pour une garantie de leur durée dans le temps ; Rémy Callot (1926-2001) : création, notamment, de fresques naïves décorant la palissade ceinturant son terrain.




Rémy CALLOT, mosaïque 
copie naïve d'après une fresque égyptienne,
photo 2009


Et nous approchons encore bien d'autres inspirés tout aussi passionnants, dont certains d'entre eux nous deviennent d'ailleurs, alliés à leurs environnements, davantage accessibles grâce au documentaire 'Bricoleurs de paradis'. En effet, Rémy Ricordeau s'est déplacé avec B. Montpied dans les régions du Nord et de l'ouest de l'hexagone, et nous offre le beau film en résultant. Au coeur de chaque site filmé, quelques-uns de ces inspirés du bord des routes – pratiquement toujours des retraités issus de métiers modestes (agriculteurs, ouvriers, petits artisans), ont eu librement la parole. Celle-ci pleine de candeur laisse, chez chacun, éclater la même évidence remarquable : la mise en forme dans la liberté la plus totale, pour leur seul plaisir, de ce qui leur est spontanément venu à l'esprit, et sans idée et / ou désir de revendiquer un quelconque statut d'artiste, mais en appréciant, cependant, d'offrir gratuitement un spectacle aux passants et regardeurs.


« [. . . ] Liberté de ton et audace de l'expression [. . .] les créateurs de ces environnements ne revendiquent rien et ne prétendent à rien d'autre qu'à l'expression de leur fantaisie. Ils se contentent de créer des royaumes à leur mesure, dont ils sont les seuls maîtres et les seuls habitants, avec les humbles moyens qui sont à leur disposition. [. . .] messagers involontaires d'une poésie faite par tous telle que revendiquée en d'autres temps par Lautréamont.[. . .] » R. Ricordeau

Filmés au pied de leurs créations, écoutons quelques créateurs visités nous dire ce qui les a mis et les met encore à pied d'oeuvre : « Je fais ça pour mon plaisir, c'est tout. » Léon Évangélaire, sculpteur d'abord animalier avant d'arriver à l'humain concrétisé en la personne de Jane et en celle de Tarzan ; « Tout vient au fur et à mesure, sans plan » Pierre Darcel, sculpteur-mosaïste, (mosaïques de coquilles de moules, coquilles Saint-Jacques, palourdes, etc) et créateur de fresques de panneaux aux sujets divers ; « On est libre de faire ce qu'on veut dans son jardin » Yvette Darcel, l'épouse, se chargeant de la peinture et du vernis de ces coquillages.




Pierre DARCEL
 'Roue avec personnages paraissant nager,
photo 2009



« C'est l'inspiration du moment. J'ai fait ça pour décorer mon jardin » André Gourlet, sculpteur (statues en ciment polychrome dont le dragon à quatre yeux, Don Quichotte; et statues en bois dont Belzébuth,) ; « J'ai eu l'idée de faire une belle maison pour moi; quelque chose qui me fait plaisir » Concetta Sassano (rassemblement accumulatif, dans un terrain initialement triste, de statues toutes faites – ready-made -) ; « Elle a fait ça comme ça, sans plan » Gérard C. à propos des réalisations de son épouse Micheline, aujourd'hui décédée, conceptrice de murs-remparts extérieurs et intérieurs, à l'étonnant et captivant aspect tissé (pâte de papier mâché imprégnée de plâtre dans la demeure; ciment et cailloux au dehors) ; « A la retraite, il a acheté un terrain (où il a planté des chênes américains et des marronniers ) dans l'objectif de s'exprimer d'une façon très spontanée à tel point que l'on avait parfois deux ou trois sculptures en même temps. Il a donné vie à ce lieu à une vitesse phénoménale. » Marie-Thérèse Pasco, fille d'Alexis Le Breton (1929-2009), créateur d'un royaume surprenant tendant vers une réalisation d'art total où il était le maître des lieux (dans un parc de cinq hectares : près de 200 statues en pierre ou en bois taillées de façon stylisée et primitive, peintures, installations farces, petits musées ou autres ''crèches'', inscriptions cocasses , etc) ; «  Pour passer le temps. J'ai toujours fait ça. » Arthur Vanabelle : assemblages de matériaux recyclés pour réaliser notamment des avions placés sur le toit de sa ferme; des fusées, canons anti-aériens, tanks aux abords de l'habitation, mais aussi des masques et silhouettes.

«  Tout ça, c'est imaginé. C'est passé dans ma tête et je l'ai fait [. . ] » dit André Pailloux montrant, dans le film, des visages peints sur l'un de ses multiples vire-vents intégrés dans son jardin en une forêt dense agitée de mouvements perpétuels. Et, désignant son fabuleux vélo éloquemment garni, à l'avant comme à l'arrière, d'une kyrielle de gadgets et colifichets divers : «  J'ai fait ça comme ça. Si on regarde de plus près, il y en a pour un moment.  ».




André PAILLOUX
Vélo qui ne roule plus qu'exceptionnellement,
photo 2010 - vue arrière -



Visionner le CD pour retrouver André Pailloux, à la parole véloce, en sortant son vélo : « ça fait du poids quand vous l'avez dans la main », et en l'enfourchant pour rouler : «  C'est un casse-gueule. C'est pas facile ! »

•  B. Montpied : C'est un sacré truc !
•A. Pailloux : C'est un sacré truc, comme vous dites. Un truc de dingue. Au début il n'y avait presque rien du tout; ça a progressé, maintenant c'est saturé.
• B. Montpied : On peut dire que c'est votre chef-d'oeuvre. [. . .]. C'est une oeuvre extraordinaire. Personne n'a jamais vu un vélo pareil !
• A. Pailloux : Ce que nous avons de plus important en nous, c'est l'enfance. [. . .] Les gosses, surtout, aiment ça.

Si ce n'est heureusement pas le cas de l'hallucinant deux-roues, harmonieusement orné, de M. Pailloux, qui peut être remisé à l'intérieur, les créations exposées aux intempéries se détériorent inexorablement ainsi que nous le montrent les photos du livre et, notamment, les prises de vue du film où il est alors poignant de palper le désarroi des héritiers souvent dépassés par l'ampleur de la tâche de restauration : « [. . .] Tous les carreleurs et maçons vous diront qu'il y a des normes à respecter car en Normandie, il gèle et tout casse. Le phénomène a lieu dans tout ce qui est dehors. J'ai une réserve pour réparer : il y a de quoi faire, mais il faudrait tout recommencer à zéro ce qui ne sera pas possible car j'ai soixante-dix ans et mon père a mis 46 ans pour tout faire [. . . ] » explique Claude Vasseur (alors qu'un pan de mur du garage vient de tomber), à propos des murs extérieurs de la maison recouverts de mosaïque de faïence et de coquillages par son père Robert Vasseur (1908-2002), lequel ne s'était nullement soucié de la technique de façonnage appropriée.

Quelques photos anciennes, présentes dans le livre, nous restituent la mémoire de créations aujourd'hui disparues ou en grand péril (sites de Jean Grard, Raymond Guitet, Marcel Landreau, Monsieur G., etc ) car attaquées ou définitivement effacées par l'érosion, la corrosion, et parfois la main mal intentionnée de l'homme (dégradations, vols).

Terminons la visite avec une approche joyeuse de ces jardins meurtris, en les observant filmés sous leur meilleur angle : « Les méfaits du temps contribuent à les faire briller d'un dernier feu enchanté » constate B. Montpied qui semble réveiller un jardin justement enchanté qui se serait endormi, alors qu'il libère quelques statues d'Emile Taugourdeau, quasiment intactes, dissimulées sous une végétation vigoureuse mais, somme toute, merveilleusement bienveillante dans sa fonction d'écrin.





Emile TAUGOURDEAU * (c. 1917-1989)
' Danse dans les ronces ', photo 2009


* à l'actif de ce créateur : environ 900 sculptures en trente ans


I. Dalbe


°


Joël GAYRAUD

Tous les jeux sont permis dans le labyrinthe ◄

« On les appelle ''bâtisseurs de l'imaginaire'', inspirés du bord des routes'', ''révoltés du merveilleux'', ''habitants de l'éphémère'', ''bricoleurs de paradis'' [. . .] curieuse occupation qui n'est ni un métier ni un loisir ni même un art -du moins dans l'esprit de ceux qui s'y livrent sans réserve – et qui consiste à enchanter, en usant des matériaux les plus frustes et des moyens les plus modestes, un banal coin de terre niché au sortir d'un village, blotti à l'orée d'une forêt, jeté au bord d'une route secondaire, voire enclavé dans la friche désolante d'une banlieue. [. . .] activité par excellence des sans-nom, des anonymes, de ceux qu'une inqualifiable condition sociale a condamné durant la plus grande partie de leur existence à n'être rien ; et qui, un beau matin, le plus souvent lorsqu'ils sont délivrés de la contrainte du travail salarié, décident, sans crier gare de transformer leur médiocre univers à l'image et à la démesure de leurs rêves.

Ce sont quelques-uns de ces enchanteurs que nous présente l'Éloge des jardins anarchiques. [. . .] Aimanté par sa passion d'inventeur de trésors d'art singulier Bruno Montpied présente, dans des notices conjuguant le nécessaire souci de la précision à de beaux envols poétiques et illustrées par une iconographie abondante et soignée, un bon nombre de sites qu'il a explorés et, pour certains, découverts à la faveur d'une quête opiniâtre menée au long de trente années. [. . . ] Selon la belle formule de Georges Henein, '' la vie habitable (1) '', Bruno Montpied a voulu nous montrer des oeuvres qui sont des vies et des vies qui sont des oeuvres : et chaque fois qu'il a pu rencontrer les créateurs, il leur a donné la parole [. . .].

Le premier mérite de ce livre et de l'excellent film de Rémy Ricordeau qui l'accompagne est de nous révéler l'existence de sites peu connus, voire inconnus, et pour certains aujourd'hui disparus ou en piètre état de conservation. [. . .]

Pénétrons dans le jardin aux énigmes de Martial Besse, où nous accueillent la Femme-oiseau triomphante et l'Indien à la coiffe faite de barres de coupe.





Martial BESSE ' L'Indien aux barres de coupe ', 1991



Poussons jusqu'aux cabanes du meunier Debord, grand adepte du détournement [. . .] l'ancien meunier a fait la critique des outils et des ustensiles, les peignant de couleurs vives et les disposant en gerbes ou en bouquets afin de les libérer de tout usage prescrit.





Marcel DEBORD (1909-1994)
 Plats de couverts, pièces montées, 1992



Partons dériver dans la grande banlieue lyonnaise entre les architectures fantastiques de Charles Billy, où se marient, dans une sorte d'urbanisme unitaire d'esprit involontairement situationniste, les styles issus des contrées les plus diverses, de la Thaïlande à la Guadeloupe, de la Finlande au Beaujolais.

Dans une autre banlieue, Champigny-sur-Marne, le jardin de Maurice Lellouche, ancien rescapé de Treblinka, résiste à la dictature des barres et des tours de toute la force de ses statues de silex peint et de ses bas-reliefs rehaussés de maximes désabusées : '' On est pas des pneus, mais il faut que l'on crève quand même '' [. . .]


 


Maurice Lellouche (1908 - ?)
 Hibou géant, 1989


[. . .] ivresse de la ligne courbe et joies de la dépense et de la profusion contre l'économisme réifiant de l'angle droit. [. . .] Avec un matériau aussi plastique que le ciment [. . .] on peut en faire des statues polychromes comme Gabriel Albert, Émile Taugourdeau, André Gourlet, ou parées de coquillages peints comme chez les époux Darcel.




Gabriel ALBERT (1904-1999)
'La femme en maillot rouge ', photo 2006



En Normandie, Madame C., ancienne ouvrière dans une usine de batteries, a orné la façade de sa maison d'un merveilleux tissage arachnéen en ciment blanc et, à l'intérieur, a recouvert la plupart des murs d'une sorte de dentelle faite d'un mélange de plâtre et de papier mâché, donnant à sa demeure l'aspect d'une grotte pétrifiante. [. . .]

[. . .] Parfois l'inspiration rejoint la monumentalité des civilisations disparues, comme chez Bodhan Litniansky qui a passé les trente dernières années de sa vie à dresser des colonnes où il a agrégé tous les précieux rebuts de la consommation. [. . .] associations les plus surprenantes et dissonances les plus heureuses entre les poupées et les manomètres, les rétroviseurs et les fleurs en plastique, les compteurs électriques et catadioptres. Chaos régulier qui apparente cette oeuvre à un vaste processus de sédimentation naturelle, tel un glissement hercynien de l'imaginaire et qui, tout en faisant figure de mausolée érigé à la mémoire d'une nature réduite à l'état de décharge publique, contient une critique implicite de la société du recyclage utilitaire imposé par le délire consommateur contemporain. (3)





Bohdan Litnianski (1913-2005) 
 Strates et dégringolage,
photo 2008






Colonnes sur la droite du jardin de
Bohdan Litnianski, photo avril 2008


Les quelques considérations qui précèdent ne donnent qu'un mince aperçu de la richesse d'un ouvrage remarquable autant pour la qualité et la nouveauté des illustrations que pour la radicalité du point de vue et du propos. Car la présentation de ces formes de vie exemplaires peut se lire comme un véritable manifeste de l' ''anarchitecture '', un appel à construire la cité libre dont elle incarne le rêve. »

Joël GAYRAUD, Extrait de la critique parue dans le Bathyscaphe N° 7


(1) Dans le recueil ' Déraisons d'être' , paru en 1938 chez José Corti, Henein termine un texte dédié à André Breton sur cette phrase : « Pourquoi ne pas rendre la vie habitable ? »
(3) Notons qu'un dossier photographique dû à Claude Brabant sur le jardin de Bodhan Litniansky figure aussi dans le n°14 de la revue Empreintes ► L I E N sur ce site pour accès à cette revue  → ici




L I E N 1 : ALLER PLUS LOIN AVEC LE POETE JOEL GAYRAUD → ici


L I E N 2 : ALLER PLUS LOIN A PROPOS DU LANCEMENT DE LA REVUE LE BATHYSCAPHE 7 → ici


L I E N 3 : Prochain article, SUITE Présentation Revue LE BATHYSCAPHE N° 7  → ici



°°°

Jean-Christophe BELOTTI

Éloge des jardins anarchiques
de Bruno MONTPIED ◄


« [. . .] Que l'on veuille bien écouter ici, loin des grandes agglomérations, la mélodie charmante de tous ces noms de lieux où sont situés ces '' jardins de création spontanée '' : Civrieux-d'Azergues, Sauveterre-de-Guyenne, Le Castagnal, Doué-La-Fontaine, Riec-sur-Bellon, Lépinas, La Rochevideau, Wingles, Masgot, Fyé, Dives-su-Mer, etc. [. . .] Dans ces villages, qu'il soit menuisier-charpentier, maçon, collecteur de lait, ferronnier, éleveur ou plombier, le plus souvent retraité, cet ' homme simple a créé son univers ' [. . .] .





 Francois MICHAUD (1810-1890)
Napoléon suivie par une femme nue,
 photo 2009
sculptures devant la deuxième maison de F. Michaud
 à Masgot (Creuse)


Ces bricoleurs de paradis, ces paradisiers autrement dit – Euclides Da Costa Ferreira, Émile Taugourdeau, Charles Billy, Joseph Donadello, Bohdan Litnianski, François Michaud, Martial Besse, Concetta et Michele Sassano, Bernard Roux, Léon Évangélaire, etc. -, approchés et présentés par Bruno Montpied et Rémy Ricordeau dans ce livre et ce beau film, comptent aujourd'hui parmi les plus précieux de nos éclaireurs [. . .]

Il importe enfin de signaler que Bruno Montpied a développé sa propre méthode de recherche en vigoureux et passionné autodidacte, et qu'il est également un ymagier -autrement dit un amant du visible-, ce qui confère à son texte et à ce livre, par-delà l'unité des sujets, la cohérence supplémentaire qu'apporte le regard amoureux.




Charles BILLY (1910-1991)
La plongeuse
(détail d'un monument), photo 1999


La singularité de son éclairage naît de cette rencontre de la rêverie et de l'attention, et d'une exigence que l'on peut qualifier de morale : '' Il faut parler de ces secrets aventuriers, mais notre lampe doit rester discrète, on ne cueillera aucune fleur sous peine de la voir immédiatement se flétrir.''  » [. . .]

Jean-Christophe BELOTTI, Extrait de la critique parue dans la Revue L'Or aux 13 îles, N°2

L I E N : ALLER PLUS LOIN A PROPOS DE LA REVUE L'OR AUX 13 ILES, N°2 → ici



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POUR ALLER PLUS LOIN AVEC

Bruno MONTPIED ◄

qui anime le blog 'Le Poignard Subtil ' (des passerelles entre l'art populaire, l'art brut, l'art naïf, le surréalisme spontané et l'art immédiat : une poétique de l'immédiat); qui a fondé des revues (L'Art immédiat; La Chambre rouge); qui contribue à diverses autres revues (Création franche, Artension, Recoins, L'Or aux 13 îles); qui, lui-même, dessine et peint (univers onirique énigmatique)  ► L I E N ici



~ PROCHAIN EVENEMENT ~

Projection du film BRICOLEURS DE PARADIS de Rémy RICORDEAU
et

Présentation du livre ELOGE DES JARDINS ANARCHIQUES de Bruno MONTPIED

• VENDREDI 21 OCTOBRE 2011 à 19H

• ECOLE NATIONALE SUPERIEURE D'ARCHITECTURE DE PARIS BELLEVILLE - AMPHI Bernard Huet
60 Bd de la Villette – 75019 PARIS

→ L I E N ici





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