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dimanche 1 juillet 2012

10EME FESTIVAL DU PEU, BONSON, ALPES-MARITIMES - 6 au 22 JUILLET 2012 - sous le parrainage de Bernar VENET – ARTISTES 2012 invités par des artistes-parrains – Les choix de Jean MAS : les univers oniriques et poétiques de Gabriel FABRE photographe plasticien sur les tensions langagières, et d'Alain GIRELLI sculpteur, ex-assistant de Max Ernst


~ Le Festival du Peu 2012

la jeunesse de sa 10e édition

parrainée par Bernar Venet ~



Le Festival du Peu créé en 2003 par Jean-Marie Audoli, Maire de Bonson, et Jean Mas, Artiste de l'École de Nice, donne à Bonson une place privilégiée dans le parcours de l'Art contemporain sur la Côte d'Azur, que Le Musée du Peu doté de pièces d'artistes majeurs (Bernar Venet, Jean Mas, Ben, Sacha Sosno . . .) et inauguré le 23 juin 2012, devrait encore amplifier → ici





Le Festival du Peu fête cette année sa dixième édition. Pour cette édition spéciale, douze artistes parrains-marraines pour avoir eux-mêmes participé au Festival entre 2003 et 2011, ont convié les 21 artistes présents, venus de la région niçoise, du Var, de Paris, du Japon, de Norvège ou des Pays-Bas, lesquels viendront installer leurs œuvres dans les lieux publics, les rues et sur les places de Bonson.

DECOUVRIR CES ARTISTES : Sculpture, son, vidéo, photographie, peinture, céramique, dessin, installation, performance… → ici




~ VERNISSAGE LE VENDREDI 6 JUILLET à 19 H


PERFORMANCES de Jean MAS

et d'ARTISTES PARRAINS et INVITÉS



PLACE MAURICE SCOFFIER, BONSON ~






Jean MAS devant l'affiche du FESTIVAL DU PEU 2012
avec, de couleur rouge, un Peu (Oeuvre-Concept de J. MAS → ici
 


VERNISSAGE avec
PERFORMANCES de

Jean Mas ( Gardien du Peu)

Gilbert Pedinielli (les tracts du parrain)
Alain Girelli (les fumées)
Eizo Sakata (les baisers)

INTERLUDES par les Swamp Cats Fred, Emeric et Uwe dans un registre rockabilly, country et blues


*

~ UN PEU AVANT LE 6 JUILLET


DIMANCHE 1ER JUILLET 10H


PERFORMANCE de Pascal CLAEREN

«  Suivez la flèche... » ~





Pascal CLAEREN 'La Flèche', 2008
Structure textile, 100m x 5m

La flèche... pour annoncer le FESTIVAL DU PEU

«  [...] La Flèche est un symbole du village (blason de Bonson), c’est également une incontournable signalisation qui pointe le village depuis le haut du Mont Pèleré. [...] Pascal Claeren installera une flèche de plus de 200m de long (*) sur le mont qui domine le village de Bonson, visible depuis le bord de mer, à l’endroit où le Var rejoint la mer. Pourquoi ? Pour signaler le village, pour le goût du risque, pour son penchant pour la performance, pour que personne ne se perde en venant à Bonson. Suivez la flèche... » → ici


L I E U PERFORMANCE : Mont Pèleré, derrière la Mairie de Bonson
(*) «  [...] Nous allons partir à 7 heures du matin du village pour une ascension d'une heure vers le mont Pèleré, à 773 M. Nous porterons les rouleaux - soit 4 rouleaux de tissu pesant chacun 40 kgs - comme des sherpas, par binômes. [...] » Pascal CLAERENSource Nice-Matin 30/06/2012 Amélie Maurette



~ 10EME FESTIVAL DU PEU ~


~ Invité par Jean MAS


Gabriel FABRE

Photographe plasticien

à l'univers onirique particulier :

la poésie des mots en photo ~



C’est dans le registre de la poésie plastique, du symbole et du langage photographique que Gabriel Fabre s’exprime.

« Gabriel Fabre naît au Japon et y vit jusqu’à l’âge de sept ans. Les idéogrammes et leurs multiples lectures sont sans doute la source de la passion qu’il développe pour le mot [...] Cet artiste plasticien cherche à donner des propositions liant domaine visuel et langage. De la photographie aux signes et de l'Art in situ aux mots, Gabriel Fabre a tissé un espace de renouvellements poétiques à médiums variables : verre, papier, métal, galets, bois, feuilles et stylos… Oulipien dilettante, entre histoires et intuition, il scrute le langage comme trame même du réel. [...] La photographie est pratiquée chez lui sur un mode plastique, il compose l’image comme un tableau recherchant des associations créatrices de nouvelles idées. A la manière de Francis Ponge, il prend le parti pris des choses nous présentant des éléments du quotidien rafraîchis par une vision poétique qui porte le spectateur à voir autrement, à redécouvrir son environnement. → ici


«  [...] Après une formation en Arts Plastiques et en linguistique à Paris il expérimente la photographie dans plusieurs directions. Photoreporter à Berlin et à Rome il entre ensuite au Studio Harcourt où il deviendra responsable du laboratoire. Après la rédaction d’un hommage poétique à Michel Leiris (*) il se lance en 2004 dans une approche plasticienne sur les rapports image-langage et réalise sa deuxième exposition. En 2006 il installe un lit à baldaquin dans la rivière de la Brague au cours d’un festival de Land Art. En 2007 il collabore avec le collectif No-made et participe à la nuit des galeries. En 2009 il expose au château de Mouans-Sartoux à l’occasion du festival Art-science-pensée. L’année suivante il reçoit une carte blanche pour exposer dans le jardin japonais de Monaco et participe à la deuxième édition de Base’Art. Triple vainqueur du photo-marathon du Sept Off, il expose régulièrement en Italie, à Monaco et en France. En mai-juin 2012, il a présenté Sibanye, une installation interactive, et un cabinet de curiosités à la Zonmé et a exposé au centre de La Coupole de La Gaude. [...] » → ici

(*) Gabriel Fabre : « Le petit actionneur de diction. Glossaire en hommage et à la manière de Michel Leiris » 

«  [. . .] En tant que maillage sémantique du réel, le langage est l’une de ses principales sources d’inspiration. [. . .] En 2006, à l’occasion d’un festival de Land Art, il expose un lit nuptial dans une rivière : Lit de la rivière. L’année suivante, il inscrit LOW sur l’eau. »




Gabriel Fabre, LIT DE RIVIÈRE
FESTIVAL L'OND'ART
LA BRAGUE JUIN 2006


« [. . .]

Les fictions sont peut-être une forme occidentale de méditation. Dans les romans, les histoires que nous lisons pénètrent nos esprits comme l'eau traverse le lit de la rivière. Pour cela nos esprits doivent être suffisamment lisses fluides et purs de préoccupations comme une cire molle, comme de l'eau.
Peut-être que nos pensées sont des galets et que nous sommes le courant ?
Peut-être sommes-nous le lit de la rivière ?
Peut-être est-ce l'eau de la rivière qui nous lit ?
Serions-nous un livre ? » Gabriel Fabre

*




LOW ' Une invitation au ralentissement '
Trois lettres en feuilles de magnolia,
une homonymie translinguistique
FESTIVAL L'ONDE ART II, 2007
RIVIERE DE LA BRAGUE (06)
ici


"Les jeux de mots, le double langage m’ont amené à essayer de trouver une forme plastique adéquate." G. Fabre

*




Gabriel FABRE 'La tentation', 2007
Exposition sur la thématique "Je craque !"
Nice, Salon 'Tous à l'Art' , Avril 2012


«  [...] Son travail a à voir avec le langage, la poétique et les symboles.[...] »

*

Les PHOTd'orthOGRAPHIES


Comme les idéogrammes chinois, les PHOTd'orthOGRAPHIES sont à la fois des mots et des images.
Il s’agit d’une exploration plasticienne du langage, d’une série de mots-images. Sa lente maturation est née d’une quête de sens, d’une attitude romantique et d’un goût du jeu.

En 1987 a lieu pour moi une rencontre décisive avec le Glossaire de Michel Leiris. Ce texte poétique m’a ouvert la conscience sur l’imaginaire , la richesse sémantique et sonore des mots ; ce que la psychanalyse aura elle aussi travaillé. Par la suite, en écho à ma langue idéographique de naissance, l’idée de faire coïncider les mots et les images m’est venu naturellement à l’esprit. En 1998 je me suis consacré à l’écriture d’un glossaire personnel en hommage au grand écrivain-voyageur et parallèlement, j’ai commencé la fabrication des PHOTd’orthOGRAPHIES.

Matériaux, paradoxe et cohérence en seront les trois champs d’investigation. Créées pour interroger le subconscient, ces installations "signifient" chacune un mot du langage parlé ou écrit. Elles tentent de montrer que le langage a une fonction dynamique subjective, celle d’être un combustible qui mutualise les mouvements des pensées. Autre énigme à défricher : les images seraient-elles effectivement des interfaces entre les mots et les sensations ? 
Gabriel Fabre ici






Gabriel Fabre PHOTd'orthOGRAPHIE 'SYMBOLE'

SEIN BOL

Le bol est un réceptacle du plein et du vide. Rempli, il est source de satiété. Vide, il augure la soif. Le bol est aussi vieux que l'humanité. A la fois essentiel et banal, il mesure notre rapport aux nécessités mais aussi au désir. Au sens figuré, il signifie : chance.

Sein vient du latin sinus qui signifie pli, courbe. Le sein, organe nourricier et éveilleur de pulsions sexuelles, peut comme le bol contenir du lait ou pas, être éveillé au désir ou non. Le sein apparaît dans l'évolution des espèces avec la fonction - instinct de nutrition immédiate de la progéniture : l'allaitement. Définie comme stratégie de préservation de l'espèce, la condition du mammifère peut aussi se comprendre comme sens d'un lien à quelque chose de plus important que soi, à travers l'enfant. Ce sens peut être relié avec ce que l'on nomme amour, sans le signifier totalement.

Le mot symbole vient du latin classique : sumballeîn : jeter ensemble, joindre, réunir, mettre en contact.

Un signe ou un ensemble de signes contenant un dynamisme organisateur, telle est une définition du mot symbole selon le dictionnaire des symboles (Robert Laffont, Collection Bouquins)

L'association du sein et du bol a pour dessein de révéler notre rapport au désir et d'interroger notre capacité à distinguer le nécessaire, l'éternel et l'essentiel, du consommable ou du contingent.
Gabriel Fabre ici 


*

' Troubles visuels, Instants respirés '





Gabriel FABRE




Gabriel FABRE

«  Là où l’on oppose le flou et le net, les photographes parlent aussi de “piqué”. L’activité de la perception visuelle se définit cognitivement entre les pôles de “concentration” et “d’attention globale”.

“Trouble visuel” met en vis-à-vis “Kentron” image fulgurante d’acuité, et un diaporama intitulé “Flous, joies, peurs et autres tremblements”. Ces images en couleur portent le flou vivant de la respiration. Le réel devient une trace où se love l’imaginaire.

L’inversion des modalités psycho-physiologiques de la vision (l’association du noir et du blanc à la netteté et à l’idée de “centre” contre l’association de la couleur au mouvement et à l’onirisme) ouvre une expérience paradoxale sur la nature du voir. » Gabriel Fabre → ici


Un peu plus sur Gabriel FABRE → ici et ici 




◘ ◘  


~ Invité par Jean MAS


Alain GIRELLI sculpteur

aux préoccupations fantasmagoriques,

ludiques et poétiques ~



Ce sculpteur crée en particulier des tables, des fauteuils, des sièges (exemplaire unique à chaque création signé et monogrammé) et des sculptures mêlant le bois, la pierre, le métal. Et aussi du béton : « Le béton m'intéresse pour la spontanéité ; j'ai inventé un procédé de coloration dans la masse. » -A.G- → ici 

Assistant de Max Ernst (que lui a fait connaître Mme Schlumberger, grand mécène de l’époque) et de Dorothea Tanning, A. Girelli travaille avec et pour lui dans son atelier de SEILLANS et habite chez lui à Paris. A l'hiver 1977 et en mai 1978, la célèbre Galerie Lucie WEILL présente quelques œuvres d'Alain Girelli à côté de celles de Zadkine, Bourdelle, des tableaux de Picasso, Miro, Masson et des lithographies de Max Ernst qui est devenu son ami.

Des rencontres avec d'autres artistes ont jalonné son aventure : César (ce dernier lui conseille de mettre le plus de folie possible dans ses créations de chaises et de trônes qui le font remarquer) ; Henri Goetz (un échange d'œuvre d'art avec Goetz va déterminer ses transmutations du bois à l'acier pour ses sculpture monumentales) ; Pierre Pinoncelli, Jean Mas (artistes de l'École de Nice).

Il expose partout en France, à Paris (au Grand Palais), Saint-Jean-Cap-Ferrat, Cannes, Nice, à la 24ème Biennale de Sao Paulo au Brésil où il conçoit un verger d’arbres sculptures en hommage à Chico Mendes.




Alain Girelli, Écriture plein et délié dans l'espace
Sculpture originale acier corten - H 400 cm, poids 250 kg
Sculpture originale bois à patine noire - H 54cm


« Les sculptures monumentales en acier corten, inox, bronze, sont la transmutation de mes sculptures en bois de cade qui sont de forme épurée, et je travaille avec des personnes qui savent façonner l'acier. » A. Girelli

« Alain Girelli a découvert la sculpture avec Max Ernst et a travaillé dans son atelier [. . .] Il préfère le bois et plus particulièrement le bois de cade imputrescible et odoriférant aux autres matériaux. [. . .] Il assemble souvent dans ses oeuvres à exemplaire unique, le bois et la pierre généralement taillée, abolissant les tensions entre le végétal et le minéral pour atteindre l'équilibre des formes. Ses sculptures souvent sans titre évoquent des signes calligraphiques, la matière semblant s'envoler, ou, des figures vives, élancées. Il ne cherche pas l’anecdote mais désire insuffler un mouvement, une expression à la matière. Depuis 1989, il réalise aussi des sculptures monumentales en acier. [. . .]  »
BENEZIT, grand dictionnaire critique et documentaire des peintres et sculpteurs


***

Alain Girelli ou la captation des forces chtoniennes



«  La matière bois donne la forme, l’artiste l’organise en exprimant un développement qui dans une esthétique fait pendant à l’objet (chaise, trône, table…).

Par ces diverses imbrications, le point d’articulation nature/culture se trouve par l’œuvre marqué : c’est là que se situe Alain Girelli.

En effet, l’enracinement de l’artiste est en relation directe avec ses collectes de racines d’arbres récupérées après un incendie de forêt. Cette extraction, ce déracinement traduit une captation des forces chtoniennes qui expriment et incarnent dans et par les racines tortueuses, un monde souterrain, insaisissable (inconscient). Partie à jamais non dite que l’artiste exhume pour l’élever à l’entendement d’un ordre culturel : ainsi, l’esprit des Surréalistes, des Nouveaux réalistes et autres se retrouve-t-il intriqué dans ces assemblages de sculptures.

Le nœud nature/culture module l’expression de l’artiste qui par les tourments d’un bois épousant les contours d’objets, crée et propose une forme, affirmant ainsi - par son caractère sculptural — la prédominance de l’intervention humaine par un savoir faire qui confère au travail le statut d’œuvre d’art. Le basculement de la nature dans le domaine culturel est le point ultime de la raison humaine.

S’il n’y a pas d’art dans la nature, l’artiste nous convie ici, par la nature de son art, à nous glisser dans les méandres qui induisent notre esprit à considérer la comptine Promenons-nous dans le bois…, comme faisant écho à une ballade qui, écartant le danger d’a priorisme, nous étonne par de nouvelles pousses et greffes qui composent la forêt de Girelli, son bois ! »

Jean MAS


*



Trône pour ' Le Supérieur des oiseaux '
en hommage à Max Ernst

« Dans un arbre recyclé (entier avec racine, tronc et branches) de cade (mot provençal), arbre au bois imputrescible et odoriférant de plusieurs siècles, « endémique » de la forêt méditerranéenne et martyrisé par les incendies récurrents, Alain GIRELLI a sculpté le Trône de l’homme que l'on appelle '' Loplop, le supérieur des oiseaux, à cause de son caractère doux et féroce ? … '' 
(Préface pour la maison de la peur de * Leonora Carrington, 1938, MAX ERNST écritures → « * C’est en 1936 qu’il rencontre à Londres Leonora Carrington, poète à la sensibilité extrême : elle le suivra en France, et ils s’installeront à Saint-Martin-d’ Ardèche en 1938 ».).

Ce trône très confortable et dont l’assise se trouve à 1,30 m du sol semble évoquer que l’homme a prolongé l’œuvre de la nature (Hauteur totale 2 mètres). »
COMMUNIQUE DE PRESSE
Exposition Alain Girelli, GRAND-PALAIS « ART CAPITAL », 2006



Trône pour ' Le Supérieur des oiseaux ' - Détail -
en hommage à Max Ernst


« [. . .] J'ai créé ce trône, cette assise, en hommage à Max Ernst chez qui j'ai travaillé pour des menuiseries vissées et tableaux. J'étais alors menuisier ébéniste. Max a ajouté de la peinture et cela a donné La Grande Forêt et la nuit, La forêt rouge qui m'ont bouleversé et fait faire des rêves récurrents. J'ai commencé à faire mes premières sculptures qui traînaient dans le bureau de mon patron. Un éminent critique, Jean-Paul Crespelle, client de la menuiserie, a remarqué mes oeuvres et m'a recommandé à César [. . .]

[. . .] Le Siège pour ' Le Supérieur des oiseaux ' est très confortable avec un pan incliné qui épouse tout à fait la forme du corps. [. . .] Ces boules : si on pense à des oeufs, ça tombe dans le sens de ce que perçoivent les visiteurs du Siège pour ' Le Supérieur des oiseaux '. [. . .] Ces boules sont aussi des éléments de sustentation d'une partie pour soutenir le port-à-faux. [. . .] 
 



Socle de la sculpture en métal adossée au Siège - Détail -

'Le trône de l'homme qu'on appelle Loplop'

Cette sculpture en métal (80 kgs) a été faite sur mesure pour s'adosser au trône. Le poids du trône en bois est de 80-90 kgs. Le fait qu'il soit en deux parties séparées facilitent le transport et l'exposition. » Alain Girelli  

L’être Loplop représente l’artiste en tant que son « fantôme privé », ainsi que Max Ernst l’a lui-même désigné une fois. Le volatile Loplop est le double de l'artiste.

*






Sculpture trône
exposée à l'extérieur
à la patine gris argenté du bois flotté

«  [. . .] Depuis plus de trente ans, je sélectionne l'arbre de cade (du pays de Fayence), sorte de genévrier qui pousse dans le midi de la France, martyrisé par des incendies récurrents ; ensuite je le déracine. [. . .] C'est un arbre mort ayant perdu son écorce et ses feuilles, aux formes naturelles très riches ; le fait qu'il soit imputrescible lui a permis de rester comme ça dans les rochers. [. . .] C'est du recyclage, sur le plan écologique je ne coupe pas d'arbres vivants. [. . .]

[. . .] Je ne dessine pas mes sièges. [. . .] La composition se fait au fur et à mesure. Avec les éléments naturels, il faut réaliser des assemblages dans les règles de l'ébénisterie traditionnelle mais en fait avec des recherches personnelles qui au fil des années sont abouties. [. . .] Chaque fois qu'il y a eu un siège créé, j'ai été remarqué. Le dernier est 'Le trône du roi de la forêt'. [. . .]. Quelques pierres naturelles sont enchâssées dans le bois de cade et servent de marches pour aller s'asseoir à une hauteur assez élevée. [. . .]

[. . .] J'utilise un seul arbre [. . .] Il n'y a pas de pièces de métal : ni clous, ni vis, donc pas d'oxydation. Les chevilles sont sculptées et ont été créées dans le bois de cade. J'utilise une colle marine et des assemblages. [. . .] C'est un bois rare. On peut distiller le bois pour tirer l'huile de cade très précieuse, utilisée jusque dans les années trente en art vétérinaire, en cosmétologie, [. . .] Il a une patine déjà. J'aime laisser le plus possible ce que la nature a créé et ne pas retoucher. [. . .] Je laisse des traces de 'brûlé' de l'incendie. 
Si on installe un trône, un siège, à l'extérieur, il reprend sa couleur gris argenté, couleur du bois flotté. [. . .] » Alain Girelli 

Extraits de la Vidéo de Claude Massot 9-19 nov 2006 EXPOSITION Alain Girelli 'Le SUPÉRIEUR DES OISEAUX EN HOMMAGE A MAX ERNST' AU GRAND PALAIS, SALON COMPARAISONS, PARIS  → ici

*




Scultpure en bois de forme épurée, patine noire


*




Sculptures-totems
«  A. Girelli insuffle un mouvement, une expression à la matière »
BENEZIT, dictionnaire critique et documentaire 
des peintres et sculpteurs



Un peu plus sur Alain GIRELLI → ici et ici


 



♦ SITE sur Art majeur de Alain GIRELLI 



Galeries de ses oeuvres dont de nombreuses sculptures en bois et en bronze, et ses Performances  → ICI




2 commentaires:

  1. MERCI ENCORE ISABELLE POUR VOTRE INTERET PORTE AU FESTIVAL DU PEU DE BONSON ET AUX ARTISTES EXPOSES !
    Et merci pour votre oeuvre poétique, vos appairages, et votre talent pour la richesse de votre regard et la fine présentation des auteurs, poètes, écrivains & artistes qui vous sont chers. Artistiquement vôtre, Jean Mas

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  2. Cher Jean Mas, c'est un grand plaisir pour moi de mettre l'accent sur le dynamique Festival du Peu qui convie à s'attarder sur le travail très intéressant d'artistes à la riche créativité.
    A mon tour, je vous remercie d'apprécier ma poésie et mes appairages, ainsi que les expressions poétiques et/ou artistiques des auteurs que je présente ici pour leurs apports d'une grande qualité et originalité.
    Bien amicalement. Isabelle Dalbe

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