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BLOG ART et POESIE : OÙ VA ÉCRIRE ? — POETE — © APPAIRAGES ART

lundi 28 janvier 2013

REVUE ÇA PRESSE - numéro 55 - Hommage à Max SCHOENDORFF, Décembre 2012, URDLA éditions




Lovis Corinth (1858-1925), Samson aveuglé, 1912


ÇA PRESSE : cette exigeante et dense revue trimestrielle de 32 pages, paraissant les 11 mars, 11 juin, 11 septembre, 11 décembre, publie des textes littéraires, poèmes, nouvelles, articles réflexifs, philosophiques. Elle est illustrée de peintures, dessins, gravures, photographies, etc . . . conduisant souvent le lecteur à d'originales découvertes.

Le numéro 55 du bulletin de l'URDLA restera un numéro marqué par l'annonce du décès de Max SCHOENDORFF(29/12/1934–20/10/2012) : peintre et dessinateur influencé par le surréalisme, graveur, concepteur de décors de théâtre pour Roger Planchon et Jacques Rosner.
Et, fondateur en 1978 à Lyon, puis en 1986 à Villeurbanne, de l’Union régionale pour le développement de la lithographie d’art (U.R.D.L.A.), aujourd’hui Centre international de l'estampe et du livre.
La revue ÇA PRESSE a été créée et dirigée par Max Schoendorff de 1978 à 2012.


~ In Memoriam ~


« La mort a frappé Max Schoendorff alors qu'il travaillait au numéro 55 de ÇA PRESSE. Max n'était jamais en retard, et refusait que l'on changeât les rendez-vous. Il convient donc de garder la cadence, aussi ce numéro, tel qu'il l'avait conçu, paraît à l'heure juste.

Il avait pour habitude de fabriquer la couverture du numéro suivant au moment de l'impression du numéro en cours : le dessin de Lovis Corinth, comme la citation d'Héraclite étaient en place depuis le mois de juin. En revanche, il rédigeait son édito le plus tard possible afin de pouvoir réduire le délai entre l'actualité de la rédaction et le moment de la lecture. A cette place nous reproduisons le texte de Patrice Béghain que celui-ci lut lors des obsèques. Outre le portrait fait par Jacqueline Salmon, l'iconographie de ce numéro est constituée entièrement d'oeuvres de Max Schoendorff, seule modification au plan original – en forme d'un premier hommage discret.
Organiser un hommage à celui à qui l'on doit l'existence même nécessite un temps d'élaboration, l'association est au travail. Quant à ÇA PRESSE, il paraîtra avec la même régularité et le même format. »

Cyrille Noirjean


• • •

~ Max Schoendorff ~


« Parler d'un mort n'a de sens que si l'on rappelle un vivant. Et parler d'un vivant, c'est évoquer une rencontre. [...]

J'ai d'abord rencontré l'homme des livres, qu'il cherchait sans relâche, chez les libraires, les bouquinistes, sur les quais de la Saône, tandis que son épouse Marie-Claude assurait la subsistance ! Max recevait au fond de son appartement, après la traversée de l'atelier avec sa grande verrière, dans cette bibliothèque à nulle autre pareille, où poètes et philosophes offrent un foyer miraculeux à qui sait les rassembler et les aimer [...]

[...]

Les livres, il ne voulait pas seulement les lire, mais les faire. Ce fut, en 1993, sous la forme d'un petit bréviaire noir - belle transgression -, De l'amour, de Dionys Mascolo. Plus tard, parmi d'autres titres, il édita Claude Le Petit, poète libertin, athée et sodomite, brûlé sous Louis XIV, que nous nous sommes émerveillés de connaître tous deux. A l'occasion de ce genre de rencontres, Max disait : « Ah ! Ça c'est extraordinaire... » Avec Max, l'extraordinaire était toujours au rendez-vous.
C'est cette voie qu'il ouvrait.

Un de ses premiers tableaux porte le titre Vers le nom. Ce titre résume tout : des philosophes nominalistes du Moyen Âge à Bataille, des alchimistes de la Renaissance aux auteurs d'énigmes emblématiques, de Sade à Breton. Vers le nom est comme l'oeuvre inaugurale du voyage auquel Max nous a conviés. Le chemin n'est pas aisé : la splendeur des couleurs, la luxuriance des formes, la subtilité de la composition ne servent pas à dissimuler, mais à révéler la violence du vivant. Mais ce théâtre de la cruauté intérieure agit comme l'instrument d'une délivrance ; la peinture de Max nous convie à accepter l'indicible et nous offre un lieu pour le nommer. [...] Théâtre du débordement passionnel, selon le mot d'Artaud, elle nous met au défi du découvrement de notre propre intimité et nous requiert de l'assumer.

L'oeuvre de Max, aujourd'hui achevée, ne nous implique pas seulement dans notre humanité, elle nous concerne dans notre citoyenneté. Max connaissait ce texte écrit en 1933 par René Crevel, poète suicidé : « Par un bond en avant l'hypothèse du poète aussi bien que celle du savant se proposent de rejoindre et d'éclairer la nécessité aveugle tant qu'elle n'est pas connue. Or, de nécessité aveugle en nécessité connue, de fil noir en aiguille de feu, il ne semble pas que la culture puisse atteindre jamais le terme de sa course... Que de têtes fracassées, d'yeux crevés, de membres arrachés, que d'effondrements, de livres brûlés, de tableaux condamnés, de sculptures brisées. Plus que jamais la grandeur d'une oeuvre apparaît fonction du pouvoir de lutte de son auteur. »

Dans un entretien, à l'occasion de l'exposition en 2004, à la galerie Mathieu, des neuf autoportraits de dos, peints en 1998, Max déclarait : « ça ne veut pas dire que je vous tourne le dos. Je vous invite à regarder dans la même direction que moi. Avec Max, essentiellement, je partageais la conviction que les poètes, les philosophes, les savants et les artistes nous indiquent la direction dans laquelle il nous faut regarder, pour que l'homme advienne. Oui, vraiment, « plus que jamais la grandeur d'une oeuvre apparaît fonction du pouvoir de lutte de son auteur ».


Patrice Béghain





© Jacqueline Salmon : Max vu de dos, 1998
Max Schoendorff




■  ÉCRITURE  ■

AU SOMMAIRE


~ Joël ROUSSIEZ

DES HÔTES DE PASSAGE

(HOMMAGE A BASHO) ~



« Nous cheminons vers la mort à pas lents dans un chemin tranquille bercés par la présence de constructions anciennes et de jardins qui touchent en nous des sensibilités de vieillards. On avance ainsi non pas dans le regret mais dans la nostalgie d'un monde qui fut celui des terres cultivées, des châteaux et des villages [...] Nous marchons ainsi dans nos villages et nos villes cherchant parfois des recoins d'où émane quelque mystère quoique ces lieux soient connus et reconnus comme les vestiges des temps passés. On y éprouve des sentiments agréables mais légèrement alourdis par l'absence de vie et les murs décrépis. [...] »



~ Christian PETR

UNE DEMANDE UNE OFFRE ~


« Dans un magasin. Des allées, des rayons, des marchandises. L'acheteur, charmant, est âgé d'une quarantaine d'années. [...] Surgit une vendeuse. Elle est jeune et peut s'enorgueillir, mais elle ne se l'autorise pas, d'être désirable. Elle porte un ensemble qui appelle [...] à être retiré. [...] A un moment, la vendeuse semble esquisser un geste d'invite. L'acheteur va à elle [...]
L'ACHETEUR – Permettez-moi de vous dire [...]
LA VENDEUSE - [...]
[...] »



~ François MICHEL

ASPERGER OU ASPERGÉ ?  ~


« L'ophtalmologiste [...]
- Eh bien !, de quoi s'agit-il ?
Le jeune homme [...]
-Eh bien !, Comme vous dites... Voilà : j'ai froid aux yeux. [...] J'ai les yeux qui frissonnent ...

[...] toute plainte est, certes, recevable, mais avoir froid aux yeux n'est pas un symptôme ophtalmologique répertorié. [...]

[...] à une conférence d'un psychanalyste sur le fameux titre lacanien : Du regard comme objet petit a : à propos de la schize entre l'oeil et le regard.
- Voilà quelqu'un qui pourrait s'intéresser à mon cas. Cas qui ne saurait se résumer à du lacrymal, comme avait l'air de penser l'ophtalmo. [...] »



~ Bernard CHARDÈRE

L'ÉCONOMIE AMÉLIORÉE A PORTÉE DE LA MAIN ~


«  [...]

Commençons par ce qui est à la portée de tous, l'argent. L'État a tendance à le gaspiller, faute de mal se poser le problème : je veux dire, de se le poser bien ; qui peut payer ?
Il faudrait commencer en douceur, cela tombe sous le sens, par des volontaires.
Je suis connu pour l'avoir déjà préconisé [...] »



~ François MONTMANEIX

POÈMES :
DIDASCALIES
BLANCHE OUBLIÉE ~


BLANCHE OUBLIÉE (extrait)

Hiver aux floconneux idiomes
port blanc des voiles de tous les vaisseaux
rappelle-toi la femme vêtue
de ses neiges d'antan
cernée par une cour de cris
d'écoliers en boule quand sonne la cloche !

[...]



~ Jacques GERBER

BEAU TEMPS VARIABLE SUR LA BAIE DE SOMME
(Toponymie picarde, amour et petite fiction) ~


En suite du personnage de MARIE apparu dans le précédent numéro de la revue ( → ici ), entrent en scène :
« [...] 
2• PAUL : «  Il est grand, s'habille bizarrement, indifférent à sa tenue. Il a cinquante-deux ans et aime raconter des histoires. Il habite Pont-Rémy depuis quelques mois, a aperçu Marie pour la première fois dans les rues d'Abbeville. [...] »

3• MURIEL : « [...] institutrice et oublie souvent ses clefs. Cela l'oblige lorsque Marie n'est pas là, à déranger les voisins. Elle aime la vie, adore faire le clown avec Paul et porte des jupes très courtes. [...] »



~ Fabrice PATAUT

RECETTE DE LA ZESSLER-UND-LIET LIEBETORTE
(AVEC CRÈME FOUETTÉE) ~


« [...] surtout le gâteau se fait à deux. [...] La « Z & L », comme l'appellent les aficionados, est par excellence le dessert des mariés – mieux encore, des parents légitimement unis.
Monsieur manie le moule et les cuillers. Madame s'occupe des ingrédients. [...] La crème fouettée restera au frais dans le réfrigérateur de l'office pendant que le couple se retirera avec grâce le temps de la cuisson.
[...]
N'essayez pas de faire le malin avec une version sans crème. [...] »



~ Laurent SÉGALAT

L'ART ET LA MANIÈRE D'ETRE RICHE ~


« Les magazines d'actualité et la télévision nous ont abreuvés tout l'été avec une question brûlante : où les hyper-riches – suivant le néologisme du moment – vont-ils bien pouvoir s'exiler pour échapper aux augmentations d'impôts que le candidat Hollande leur a promises ?

[...] l'agitation journalistique autour du sujet est à la fois amusante et troublante. D'une part parce qu'elle jette la lumière sur les vicissitudes de la condition d'hyper-riche, catégorie sociale à la fois fantasmée et vilipendée dans l'imagerie populaire. Et d'autre part parce qu'elle révèle une curieux rapport à l'argent dans la représentation qui en est faite. [...] »



~ Éric CORNE

LA VIE PARFAITE EST LE CIEL
Les vie imaginaires
d'Alberto da Veiga Guignard ~


«  [...] Avec Alberto da Veiga Guignard et sa peinture, je veux rendre hommage à Max Schoendorff, artiste lui aussi mystérieux, brûlot sensible, mais aussi à l'homme engagé et si généreux.

L'oeuvre essentielle d'Alberto da Veiga Guignard est peu représentée en Europe. Ce peintre (1896-1962) des paysages brésiliens (du Minas Gerais ; des villes : Belo Horizonte, et Ouro Preto étonnante par la démesure architecturale des églises [...] ), et de tous les sujets de l'héritage pictural (natures mortes, portraits, scènes de vie, thèmes religieux et politiques) [...] a résidé en Europe de ses onze ans jusqu'à trente-trois ans. Sa culture est donc européenne tout comme sa formation originelle artistique puisqu'il fréquente l'académie des beaux-arts de Munich puis l'académie de Florence où ses professeurs, Herman Groeber et Adolf Engerere, seront des influences marquantes : sa peinture est délibérément figurative. Son retour à Rio de Janeiro, dans les années 20, lui fait nouer des relations fortes avec des peintres essentiels du modernisme brésilien, notamment Candido Portinari, Ismaël Nery, Cicero Dias et Ibere Camargo. [...]

[...] Nombre de poètes proches ou amis de Guignard (Amaral, Mirilo Mendes, Carlos Drummond de Andrade) ont écrit sur sa peinture. Drummond, 1962 : « La peinture de Guignard est sensation et rythmes poétiques. » [...]

Les enseignements qui lui furent dispensés en Europe lui ont été assurément féconds : sa peinture résonne comme une synthèse entre l'expressionnisme germanique et la raison colorée d'un Matisse. Mais son style est proprement brésilien, traduisant la lumière et l'immensité exubérante, mystérieuse du pays. [...]

[...] Avec sa rigueur obstinée, son style humble, Guignard a su à la fois assimiler l'art visible sur la scène mondiale, européenne, et il a su donner naissance à un langage pictural singulier.
C'est par ailleurs à cause de cette richesse de son oeuvre métissée (tout comme celles des modernistes brésiliens) que ses peintures furent partiellement interdites pendant la dictature militaire (1964-1985). [...]

L'oeuvre de Guignard et celle de Van Gogh peuvent se faire écho. Chacune d'entre elles crie du paysage, plonge de leurs couleurs dans ces infinis. Et pareillement pourrait-on dresser des parallèles entre leurs vies : longues marches quotidiennes et solitaires de Guignard, où il recherchait son point de vue, sa lumière. [...]

Il est un point primordial et éloquent dans la vie de Guignard [...] Un bec-de-lièvre, à l'origine de difficultés d'élocution, qui a contribué à l'isoler du monde. Il fut pris d'un amour fou pour Amalita, une jeune pianiste qu'il rencontra un soir lors d'un concert à Rio en 1932 et qu'il revit peu. Il lui écrivit plusieurs centaines de cartes accompagnées de merveilleux dessins aux cœurs entrecroisés, de longs poèmes de signes d'amour incandescent qu'il n'envoya jamais.

Ces poèmes d'amour inventés, criés, scandés par Guignard devant ces paysages pendant ces nombreuses années, rejoignent avec leur tension triste et leur vitalité désespérée ceux de Carlos Drummond de Andrade.

«  La vie parfaite est le ciel », cette expression de Novalis semble caractériser chacune de ses peintures, chaque instant de sa vie entièrement vouée à l'inconnaissance du visible. [...] »  




~ Odile SCHOENDORFF ~

ONFRAY MIEUX DE SE TAIRE
MICHEL ONFRAY TRAHIT MICHEL ONFRAY


« On l'aimait bien, Michel Onfray. On s'o(n)ffrait mutuellement ses livres. Il faut dire qu'il avait bien commencé son parcours. En fondant l'Université populaire à Caen, il avait ouvert le grand espoir d'une belle aventure : permettre à tous de faire de la philosophie « hors les murs », loin des philosophes officiels et des dogmes. L'écriture de l'Anti-manuel avait fait circuler un air salubre. [...]

[...]

Le retournement de veste qui a laissé pantois plus d'un de ses lecteurs s'est produit en 2010 avec un livre-choc : Le Crépuscule d'une idole, dans lequel Onfray s'en prend avec violence à Freud, accusé de n'avoir jamais fait oeuvre scientifique, mais d'avoir développé une pensée magique [...] »



◘  RUBRIQUE :

AMITIÉS EMPRESSÉES  ◘


Les dernières publications
des auteurs de la revue


~ Georges-Henri MORIN
Les lits clos, Poèmes et dessins, Collection de l'Umbo, série Passage du sud-ouest, 2012, 5 € → compte rendu ici

Carnets oubliés d'un voyage dans le temps, Albanie 1987, Éd. Ab irato, 2012, (Récit de voyage avec 20 photographies de Dominique et Georges-Henri Morin), 12 €
- Compte rendu de Christian PETR, écrivain et essayiste ( REVUE ÇA PRESSE, N°54 - URDLA éditions, septembre 2012) → ici
- compte rendu de I. Dalbe, avec photos → ici


~ Joseph Felix MULLER
 To whom it may concern – 300 ex. signés et numérotés par l'artiste, 90 CHF



■  ART  ■

AU SOMMAIRE


◘  Max SCHOENDORFF

9 illustrations  ◘


La Rumeur, lithographie, Verrière, 1973



Max Schoendorff, La rumeur


• Michel Bernard, Hélicon, Michel Cassé, 1974

Un voyage d'Hypérion, lithographie, 1979

La Tentation de Lilith, 9 lithographies, 1984



Max Schoendorff, La Tentation de Lilith


• Dionys Mascolo, De l'amour, Coll. Bréviaire, URDLA, 1993

Lit-coeur, lithographie, URDLA, 2000



Max Schoendorff, Lit-coeur


Merry Read, lithographie, URDLA, 2000

Arthur Adamov, Poésies, Coll. Fil à plomb, URDLA, 2001

Travaux de dessert en queues de cerises, 2012



◘  Jacqueline SALMON  ◘


Max vu de dos, 1998 ( → présentation de ce portrait avec l'article -  ci-dessus - de Patrice Béghain : " Max Schoendorff " )



◘  RUBRIQUE :

ÇA TIRE  ◘


~ Éric CORNE : Lithographies

~ Axel PAHLAVI : Lithographies

~ Laurence CATHALA : linogravures, lithographies, typographies


■ Tous renseignements → dans la revue



■ ■




Revue 'ça presse ' – N°55 – Décembre 2012, Éditions URDLA



 ◘  TARIFS depuis 2013  ◘


Le numéro : 5€ - Abonnement annuel 4 numéros : 10€


• Revue 'ça presse ' – N°56 – 11 Mars 2013 
• Revue 'ça presse ' – N°57 – 11 Juin 2013

Sommaire et Compte-rendu N°56 et N°57 ici


COMMANDE ET TOUTE CORRESPONDANCE :

URDLA 
207, rue Francis-de-Pressensé
69100 Villeurbanne

urdla@urdla.com



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PRÉSENTATION DE L’URDLA (Utopie Raisonnée pour les Droits de la Liberté en Art), centre international de l’estampe et du livre → ici






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