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BLOG ART et POESIE : OÙ VA ÉCRIRE ? — POETE — © APPAIRAGES ART

dimanche 11 mars 2018

Pierre PEUCHMAURD, Plus vivants que jamais, Editions Libertalia, février 2018 ◘ - ◘ PROCHAINE PRÉSENTATION PUBLIQUE par Joël GAYRAUD : 5 mai 2018, 17 heures, Maison André Breton, place du Carol, 46330 Saint-Cirq Lapopie




Pierre Peuchmaurd, Plus vivants que jamais. Journal des barricades. Préface de Joël Gayraud. Libertalia, 128 p., 8 €

Pierre Peuchmaurd, poète et éditeur surréaliste décédé en 2009, avait 20 ans en 1968. Publié peu après les Journées de Mai, ce « journal des barricades » n’avait jamais été réédité.

« Simplement entre deux pavés passés d’une main à l’autre, au plus tournoyant de notre sueur, nous venons de comprendre que ce que nous faisons est grave, que cette nuit est sans pareille, que nous n’avions pas vraiment vécu jusqu’alors, que nous tenons le rêve entre nos doigts : il est cubique et gris, il est rouge et noir, il a le poids qu’il faut, il est réalité. Et c’est vrai, cette nuit-là, que nous avons refait la Commune. C’est à elle que nous pensons tous. ». P. Peuchmaurd

°

C O M M A N D E

ÉDITIONS LIBERTALIA
21 Ter Rue Voltaire
75011 PARIS

COURRIEL : libertalia@editionslibertalia.com

Téléphone : 06 03 80 47 78

SITE → lien ici


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PRÉSENTATION PUBLIQUE


de l'ouvrage
par Joël GAYRAUD



~ Dernières rencontres ~ 


15 février 2018, 19h30, Librairie Publico, 145 rue Amelot, 75011 Paris.
Succès de l'événement auprès d'un public captivé par la lecture d'extraits « du mai 1968 » de Pierre Peuchmaurd, et les échanges avec le préfacier J. Gayraud.

◘ 18 mars 2018, 16h30, Bar à vins « À la Vierge de la Réunion », 58 rue de la Réunion, Paris XXème.



À la Vierge de la Réunion, vue partielle

Succès renouvelé pour le livre Plus vivants que jamais. L'auditoire rassemblé autour de Joël Gayraud a porté un grand intérêt à la présentation de l'ouvrage, illustrée par la lecture vivante de ce témoignage de la plus haute importance.  


À  VENIR ~



5 mai 2018, 17 heures, à la Maison André Breton, place du Carol, 46330 Saint-Cirq Lapopie



Source visuel → ici


A noter que Joël Gayraud, poète, membre du Groupe surréaliste de Paris, essayiste, présentera :
outre « Plus vivants que jamais »,
son dernier livre « La Paupière Auriculaire »

► le samedi 5 mai 2018, 17 heures, à la Maison André Breton, place du Carol, 46330 Saint-Cirq Lapopie.


Seulement son livre 
« La Paupière Auriculaire »

► le samedi 12 mai, à partir de 12 h 30, à la Halle Saint-Pierre, 2 rue Ronsard, 75018 Paris.

A propos de « La Paupière Auriculaire »
(centaines de fragments allant de l’aphorisme au petit essai),
publié en janvier 2018 chez José Corti) → Plus ici






Source Revue américaine Peculiar mormyrid (N°6)



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~ Joël GAYRAUD ~


LA PAROLE AIMANTÉE

DE PIERRE PEUCHMAURD



« Plus vivants que jamais », ce titre aux accents de défi sonne aujourd’hui, à cinquante ans de distance, comme un écho nostalgique et comme une promesse d’utopie. […]

Mai 68 est perçu encore souvent aujourd’hui comme un mouvement de révolte essentiellement étudiante et l’on a un peu trop tendance – ou intérêt – à oublier que dix millions de travailleurs se sont engouffrés dans la brèche pour déclencher, sur fond d’occupations d’usines, la plus vaste grève sauvage de l’histoire. […]

C’est un regard tout à la fois lucide et ouvert à la merveille qu’il pose avec légèreté et pénétration sur les êtres et les événements. Et c’est sans nul doute grâce à ce regard d’un individu indépendant, mais ne participant pas moins sans réserves à une aventure collective, que Plus vivants que jamais, écrit au rebours de toute rhétorique idéologique, nous fait si aisément entrer de plain-pied, à un demi-siècle de distance, dans le quotidien des faits. Aujourd’hui, une fois refermé ce petit livre, le lecteur sort convaincu que Mai 68 a bien été, sinon une révolution, puisque l’ordre apparent a été rétabli, mais un authentique moment révolutionnaire, où pour chacun de ceux qui l’ont vécu s’imposait l’évidence que désormais l’on ne pouvait « plus vivre comme avant ».



Pierre Peuchmaurd, dans « L'Avocat du diable », 
émission de télévision du 22 février 1970.

© Isabelle Dalbe, Appairage 2018, d'après l'article paru 
dans la revue Coupure n° 3, mai 1970.
Source photo article : blog de Pierre Vandrepote → ici


Un an après la parution de son témoignage, Pierre Peuchmaurd accepte, et ce sera l’unique fois dans sa vie, de participer à une émission de télévision, intitulée L’avocat du diable. Alors que le présentateur veut ramener les événements de Mai à l’expression d’un conflit de générations, il s’oppose farouchement à une interprétation aussi rassurante, et réaffirme le caractère révolutionnaire du mouvement. Sa fermeté dans les idées et son tranchant dans le ton sont remarqués par un ancien surréaliste, Jean Schuster, qui l’invite à prendre contact avec le collectif de la revue Coupure dont il est l’animateur. Si la participation de Pierre à Coupure reste limitée – il est vite lassé par la place trop importante donnée aux réflexes politiques au détriment de l’esprit poétique – elle va lui permettre de rencontrer certains des anciens membres du groupe surréaliste dissous en 1969. Après la fin de Coupure, il mettra sur pied avec eux, dont Annie Le Brun, Radovan Ivsic, Georges Goldfayn et Toyen, les Éditions Maintenant. Le texte collectif qui leur sert de déclaration d’intention accorde les plus hauts pouvoirs à la poésie : « négativité dans son incarnation privilégiée », elle est « la désertion irrémédiable qui favorise l’irruption du merveilleux ».

Au milieu des années 1970, Pierre Peuchmaurd quitte Paris pour s’installer en Corrèze. Il participe à un nouveau collectif éditorial, Toril […] puis contribue à de nombreuses revues […] Comme il ne conçoit pas la poésie comme un geste solipsiste, il lui tient à cœur de faire connaître les autres magiciens du verbe. […] Il s’emploie à de minuscules entreprises éditoriales […] Quant à lui, il ne va pas cesser de poursuivre sa propre quête poétique, d’où il ramènera une centaine de plaquettes et de recueils, diffusés et appréciés en-dehors de tous les circuits mondains et obligés de la poésie contemporaine.

Dans la mesure où la poésie est insurrection contre l’inacceptable condition humaine et tentative de déchiffrer dans les choses ce qui leur donne un surcroît de réalité, Pierre Peuchmaurd était un poète au sens le plus élevé du terme, tout à la fois révolutionnaire et enchanteur. Il avait trouvé dans le surréalisme « une des passions de sa vie » et « son axe moral ». […]

Pierre Peuchmaurd est mort, à soixante ans, le 12 avril 2009. […] Cependant, les images inespérées, les alliages étoilés dont chaque nouveau poème suscitait le jaillissement, se lèveront toujours devant nous. Aimantée par la révolte, la parole poétique ne se perd pas dans le givre de l’oubli.

Joël Gayraud, extraits préface



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~ ''Le Préfet maritime'' ~


Paysage avec pavés


[…] le Préfet maritime avait signalé en mai 2008 l'importance d'un texte resté coincé dans les replis de la mémoire collective : Plus vivants que jamais, le "journal des barricades" d'un poète Pierre Peuchmaurd disparu un an plus tard.

Le livre reparaît ce mois chez Libertalia pour participer à la commémoration des événements, comme ils disent, durant lesquels certains ont appris à confectionner des cocktails, d'autres à dépaver les rues, les autres enfin à parler.
Depuis, ces derniers parlent toujours, notez bien. Ce sont les seuls à être restés actifs.

Peuchmaurd, lui, était poème dans l'âme. Il a donc fait poète, écrivain et a publié des livres. Il était l'un des tous premiers, si ce n'est le premier, à raconter ce qu'avait été vraiment, pour des gens jeunes, ce mai qui emboucanait aux gaz lacrymo Fernand Combet chez lui non loin de la place St Michel.
Un document historique, doublé de l'un des premiers pas d'un écrivain du tiers du siècle dernier.
[…]

Source l'alamblog 07/02/2018 → Article complet ici



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~ Eric DUSSERT ~


CRITIQUE ANNIVERSAIRE


QUE FAIRE EN MAI ?

COMME LES PAVÉS EN 68,
LES OPUS PLEUVENT. DES ESSAIS ET DES RÉCITS
POUR SE SOUVENIR D'UN MOIS DE MAI PLEIN DE SURPRISES.

Tandis que les historiens débattent au milieu des idéologues de l'autoproclamée dernière révolution du siècle dernier, une avalanche d'imprimés s'est insinuée partout comme neige poudreuse. Dans une certaine indifférence populaire constatons-le. Défiance ? Suspicion ? Il se peut que le peuple lassé par les autocélébrations des personnalités médiatiques considère que les héritiers de Mai feraient mieux de se tenir à carreau, eu égard à leurs résultats de service. De même, l'offre éditoriale dont le caractère ostensiblement commercial ou carrément opportuniste relève parfois de la provocation. Sans faire le tour complet des barricades de papier, il se pourrait que l'esprit de Mai ne soit pas là où on croit. […]

[…]

Les plus littéraires ou les plus adeptes de la fiction […] se tourneront

Source Article : Le Matricule des Anges
(mensuel de la littérature contemporaine),
N°192, Avril 2018 → ici


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~ Alain JOUBERT ~


SOUS LES PAVÉS, L'UTOPIE


Cette chronique aura quelque chose de particulier que le lecteur voudra bien accepter : il se trouve que je suis mêlé, directement ou non, aux événements relatés avec fougue par Pierre Peuchmaurd. et que Boris Gobille, dans ses analyses, me cite à plusieurs reprises. […]

L’Utopie est le moteur de l’Histoire ; si l’homme n’avait jamais rêvé de voler comme un oiseau, il n’aurait pas non plus inventé l’avion. Le rêve nourrit et se nourrit de l’imaginaire qui, selon André Breton, « tend à devenir réel ». Or, Mai-68 a mis en marche la forme la plus élaborée de l’utopie : l’utopie-critique. […]

Ceux qui ont voulu voir dans Mai-68 l’échec d’une révolution ont tout faux. […]

On signale que, dès l’automne 1968, on comptait déjà 124 livres répertoriés à propos de Mai-68 ! Ici, j’ai choisi de mettre en lumière le seul de ces livres, paru dès novembre 1968, totalement voué aux « événements », au jour le jour, à la nuit la nuit, qui permet de suivre sur le terrain, comme si vous y étiez, les émotions lucides qui menèrent aux barricades. Il s’agit du livre de Pierre Peuchmaurd que l’on vient de rééditer, Plus vivants que jamais, sachant qu’une préface de Joël Gayraud vient à point nommé mettre l’accent sur son auteur, l’un des meilleurs poètes des dernières décennies, aujourd’hui disparu. Et quand je dis « comme si vous y étiez », c’est à moi que je pense d’abord, car les moments, les lieux, les actions décrits par Peuchmaurd sont très exactement les mêmes que ceux que j’ai alors vécus, et il est plus que probable que certains pavés sont passés des mains de l’auteur aux miennes, dans le feu de l’espoir, alors que je ne connaissais pas encore le poète qui deviendrait plus tard l’un de mes très chers amis !

« Alors quand cela a-t-il commencé ? Il y a la rue et il y a ceux qui descendent dans la rue. La rue, il y avait longtemps que nous la regardions d’un drôle d’œil, avec comme l’idée d’y ‟machiner les pavés” ». Peuchmaurd a vingt ans cette année-là, et si, absent de Paris, il « rate » les premières manifestations des 1, 2, 3, 4 et 5 mai – la faculté de Nanterre fermée par le doyen Grappin, la police pénétrant dans la cour de la Sorbonne pour embarquer 527 personnes, la décision de fermer aussi la Sorbonne, les premières barricades qui s’élèvent au Quartier latin, […] en revanche il est bien là le 6 au soir, quand la ville commence à vraiment s’embraser, et que l’odeur des lacrymogènes, « cette odeur de pomme qui aurait trahi », lui saute au nez du côté du carrefour Sèvres-Raspail. C’est parti…

S’annonce maintenant la nuit des barricades, celle qui va bouleverser la distribution des cartes ; je ne vais pas entrer dans le détail de cette nuit dont Peuchmaurd donne une vision à la fois exaltée, lucide et sereine. Quelques passages, cependant, pour en saisir le ton : « Nous envoyons valdinguer un peu plus toute organisation, fût-elle des nôtres, au nom de la spontanéité de la base. Ce sera cela, la révolution de mai […] Denfert, 18 h 30 […] Les toits sont noirs de monde […] Le lion, son grand corps vert taché de rouge est avec nous […] Les surréalistes sont là, ça fait diablement plaisir. Pour la première fois, je pense à Breton dans tout ça. Je commence à entrevoir que ç’aurait été là SA révolution. Il est un peu amer de l’imaginer la crinière blanche fièrement portée, l’œil en projection, marchant parmi nous, avec nous, et de ne pouvoir que l’imaginer […] Le Quartier est à nous […] Et tout se fait sans qu’on sache bien comment, sans qu’on cherche à savoir. Une barricade ça sort de terre plus vite que le blé. Il suffit de semer l’espoir ». […]

Alain Joubert, extraits

Article complet → ici




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~ Claude GUILLON ~


1968 ~ 2018 PLUS VIVANTS QUE JAMAIS


(Hommage à Pierre Peuchmaurd)



Tous et toutes vivantes alors – nous le fûmes plus que jamais.

[…]

Nous avons goûté au fruit de l’arbre de la naissance collective, et nous avons su ce que c’est que respirer ensemble.

Nous n’avons rien oublié (ni pardonné!), et personne ne pourra plus nous faire croire que la vie normale est inéluctable.

Hommage au “Journal des barricades”, texte enragé, sensuel et «archangélique», de Pierre Peuchmaurd, réédité par les éditions Libertalia

[…]

Claude Guillon, extraits

Article complet → ici


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~ Jean-Claude LEROY ~


LE PRINTEMPS 68

DU POÈTE PIERRE PEUCHMAURD


« Quelque chose passe. C’est la première caresse de mai. Il y a des ouvriers, des jeunes. C’est la première victoire mais Saint Denis n’est pas pour ce soir. Ce qu’on disait, c’est trop bête de l’écrire. Ça ne vit que sur les lèvres. » [mardi 7 mai 1968]

Il est pour beaucoup d’entre nous un des poètes marquants de sa génération. Résolument surréaliste quand l’heure n’y était plus forcément, il demeura fidèle à cette famille et œuvra discrètement, toujours dans et pour le maillage des amitiés fertiles, maillage résistant à cette grise époque, maillage dont la trace exquise fournit l’exemple d’une manière de vivre, d’aimer, de créer.

Au printemps 68 Pierre Peuchmaurd attrape ses 20 ans. Il est à Paris, a déjà quitté les études. Très vite il rejoint la rue, se fait protagoniste lambda. Non pas à Waterloo mais à Saint-Michel, il n’a que ses yeux pour voir et les rumeurs pour entendre. Bruits et mots de la rue, à odeur de pavé et de lacrymo.

« Ceux qui étaient aux barricades les racontent à ceux qui n’y étaient pas. Les embarqués expliquent aux intacts. »

Il écrit ce Plus vivants que jamais de l’intérieur de l’émeute, fait part de la peur et surtout du plaisir, et s’il rapporte les idées du temps, ce n’est jamais avec grandiloquence, plutôt avec précision. Ce printemps-là, Pierre Peuchmaurd, rêveur comme bien d’autres, n’avait pas osé l’espérer.

« Il y avait si longtemps qu’on l’attendait. Qu’on ne l’attendait plus. Avant c’était avant. Ce que cela fait drôle, aujourd’hui dans la bouche. »

Alors ce sont les barricades. […]

Le 10 mai, il décrit une troisième barricade : « Sous les grenades, entre les incendies, dans la terreur du chlore, ce n’est plus une bataille, c’est une battue. Le troupeau qu’on pousse devant soi et qui renâcle. Qui renâcle tant qu’il peut et peut de moins en moins. »
[…]

Précieux témoignage que ce journal sans fard, sans envolées surplombantes comme on en lira tant par la suite, mais d’une « précision de sentiment » imparable. Si le jeune témoin-acteur ne s’interdit pas de dire parfois son incompréhension comme son enthousiasme, c’est qu’il ne triche pas avec lui-même. L’histoire, s’en chargeront les futurs rentiers des causes perdues qu’on fait semblant d’avoir tout à fait gagnées. Peuchmaurd ne mange pas de ce pain-là. Il fera sa route au gré d’un orbe minoritaire et comme se souvenant avec le sérieux d’un homme d’esprit de ce qu’il avait écrit en 68, une sorte de sienne devise qu’il se chargera d’appliquer : « Une raison différente naît de la folie retrouvée. Cette fois, c’est vrai, la poésie est dans la rue. »

[…]

Jean-Claude Leroy, extraits

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~ SOAPBOX, FEUILLETS DE L'UMBO ~


Animé par Jean-Pierre PARAGGIO



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23 rue des Princes
31500 Toulouse

Toute correspondance :
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Pierre Peuchmaurd (poème)
& Jean-Pierre Paraggio (collage, 2002)

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PRÉCÉDENT ARTICLE
dédié à Pierre PEUCHMAURD

Son Actualité éditoriale Novembre 2017

GIROFLÉES (poésie), frontispice de Jean-Pierre Paraggio, 
Pierre Mainard éditeur 

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