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dimanche 8 juillet 2018

Pierre PEUCHMAURD (1948-2009), ses derniers poèmes des 8, 9, 10 et 11 mars 2009 in Revue CATASTROPHES N°10, ÉTÉ 2018




REVUE CATASTROPHES N°10 
 « L’oisiveté, mère de tous les oiseaux » *,
Juillet-Août-Septembre 2018. 
Crédit photo : © Guillaume Condello


* Le titre de ce numéro est inspiré d’une phrase de Marcelle Delpastre citée par Pierre Peuchmaurd dans son Encyclopédie cyclothymique, illustrée par Jean-Pierre Paraggio (éditions Cadex, 2000).



◘ – ◘


SIX POÈMES

Pierre PEUCHMAURD



Parmi les tout derniers poèmes écrits par Pierre Peuchmaurd, décédé le 12 avril 2009, figurent les six poèmes présentés dans ce N°10 de la revue électronique CATASTROPHES dirigée par Laurent Albarracin, Guillaume Condello & Pierre Vinclair.

Un septième poème de la même série, Le papier, a paru aux éditions Le Cadran ligné → ici.

Quelques précisions sur leur date de rédaction ont été fournies aux rédacteurs de la revue par sa compagne Anne-Marie Beeckman, sur la foi de l’agenda que tenait le poète :
. dimanche 8 mars : « Les oiseaux, les fourneaux » et « Le riz. »
. lundi 9 : « Ses lointaines aventures »
. mardi 10 : « Le papier » et « Lait rond »
. mercredi 11 : « Fer de mer »



~ Les oiseaux, les fourneaux ~




Crédit photo © Antoine Peuchmaurd, 
in Revue CATASTROPHES N°10, p. 3
Son site → ici 


Les oiseaux vont et viennent,
ils viennent et vont comme les amis,
distincts et indistincts
Les amis ont de longues provinces
Ils se demandent ce qu’ils vont faire
des fourragères, des étagères
Les amis gèrent le sang

*

Hauts plateaux, faux fourneaux
la terre décalque l’air de la terre
l’hiver imite l’hiver du temps
le tigre chante le chant du tigre
Dans les cavernes, le tigre chante
le chant du vent, la peur se noue
sur les jardins, les livres poussent
leurs longues branches blanches



~ Le riz ~



Le riz revient avec le vent
la poussière avec les balcons
les mariés s’en vont dans le vent
les mariés s’en vont en nuages
de poussière rose dans la poussière
Les huîtres aux ailes d’argent
restent seules sur les balcons plats
avec la robe des sangliers
Les mariés luttent dans la poussière



~ Ses lointaines aventures ~



Sa renarde sur l’épaule, son autre entre les cuisses, elle s’en va vers la mer, elle n’y arrivera pas.

°
L’oiseau blanc de bois dans la lumière, ses lointaines aventures. Sa mort, joue contre joue.

°

On regardait brûler les cerfs. Leurs cris nous vrillaient les mâchoires, un sang noir refluait au cœur, revenait en bile. On regardait les cerfs brûler.

°
On fait les poches des chevaux, on les prend par la manche, on leur embrasse le cœur et jusqu’à l’abattoir on leur raconte l’histoire.



~ Lait rond ~



Un grand héron
avec un plus grand cri
et un petit cri
s’abat
sur le cri du saumon,
remonte le monde
raconte la ronde,
c’est encore l’heure


~ Fer de mer ~



l’enfant poumon dans sa caverne
le lavoir noir qui ne bat plus
le temps dans l’ombre, dans la lumière
la violette et la douve
le sein sur l’herbe
la haine est une matière rose avec des dents
crémées
l’homme est une matière
rose
avec un attachement spécial
à la matière

Poèmes P. Peuchmaurd, p. 47, 48, 49, revue Catastrophes N°10.


◘ – ◘

R A P P E L



► Pierre PEUCHMAURD, PLUS VIVANTS QUE JAMAIS, Editions Libertalia, février 2018. PRÉSENTATION PUBLIQUE par Joël GAYRAUD : 5 mai 2018, Maison André Breton, place du Carol, 46330 Saint-Cirq Lapopie → ici


DOSSIER consacré à Pierre PEUCHMAURD, dont sa dernière publication GIROFLÉES, (Poèmes), Frontispice de Jean-Pierre Paraggio, Éditions Pierre Mainard, novembre 2017 et poèmes parus dans les feuillets de l'umbo, SOAPBOX → ici


Article : Pierre PEUCHMAURD, immense et indispensable poète : son regard sur la notion d'absolu, les sources de la poésie et son invitation à l'expérience du "dérèglement des sens" → ici


OUVRAGE INDISPENSABLE : Pierre PEUCHMAURD par Laurent ALBARRACIN, Collection Présence de la poésie, Editions des Vanneaux, Montreuil sur Brêche, 2010. Compte rendu → ici



◘ – ◘



S O M M A I R E


CATASTROPHES N°10 
« L’oisiveté, mère de tous les oiseaux » 

L’édito de Laurent Albarracin : « Pour donner un contrepoint à un édito précédent qui mettait le poète au travail, nous soutiendrons cette fois-ci, cinq minutes et pour deux mois, le temps des vacances, que le poète est l’oisif absolu. [...] ».

Textes et poèmes : Marie de Quatrebarbes, Amanda Chong, Ariane Dreyfus, Phillip B. Williams, Ezra Pound (texte traduit par Auxeméry), Claire Tching, Laurent Fourcaut, Christophe Lamiot Enos, A.c. Hello, Olivier Domerg, Guillaume Condello, Laurent Albarracin, Anne-Marie Beeckman, Philippe Fumery, Aurélie Foglia.

Illustrations : © Pierre Vinclair


CATASTROPHES N°10
ACCÈS EN TÉLÉCHARGEMENT → ici


**



ACTUALITÉ du poète Laurent ALBARRACIN :

Laurent ALBARRACIN, Res Rerum, Collection « Les Cahiers d'Arfuyen », Arfuyen, Juin 2018

« Avec Res rerum, L. Albarracin prête à son écriture l’allure d’un petit traité d’alchimie, où se retrouvent à la fois le parti pris matérialiste et un regard ésotérique, l’un et l’autre étroitement liés. [...] »ici


Lecture de Res rerum de Laurent Albarracin
 par François HUGLO → ici




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