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BLOG ART et POESIE : OÙ VA ÉCRIRE ? — POETE — © APPAIRAGES ART

lundi 1 avril 2019

Alexandre PIERREPONT, Frontières du Monde habité, Pierre MAINARD Éditeur, 2018 – Lectures de François-René Simon ; Serge Airoldi ; Laurent Albarracin.




Alexandre Pierrepont, Frontières du Monde habité,
Dessins de Massimo Borghese.
Préface de Jean-Yves Bériou. 
Pierre Mainard éditeur, 2018
14 euros

LIEN Éditeur Pierre MAINARD → ici



Un ensemble de poèmes vertigineux, denses, aux accents précis et coupants, où les images affleurent et hantent tous les fantômes de l’existence.

« Alexandre Pierrepont est de ceux qui jouent le tout pour le tout en pariant sur les pouvoirs du langage: sa langue prend feu dans la bouche du monde et c’est ainsi que le monde se précise et prend de la hauteur ; les squelettes prennent langue, prennent chair, s’évanouissent. L’essentiel est dit dès les premières lignes du premier poème : si le ciel, la terre et les planètes tournent encore, c’est que les mots sont des êtres vivants, c’est que la langue habille, habite le monde. C’est qu’elle le fait tourner. (…) »
Extrait de la préface de Jean-Yves Bériou



◘ François-René Simon ◘


Les mots en cérémonie

On connaissait le « poète noir, blanc de visage » : Xavier Forneret. Voici maintenant « le poète nègre, blanc de visage » : Alexandre Pierrepont. « Nègre », adjectif honni, est bien sûr à entendre au sens où Aimé Césaire l’a dépouillé de son insupportable acception colonialo-raciste pour le magnifier et lui donner une dimension pourquoi pas universelle.

On ne sait pas où ranger les œuvres si bousculantes d’Alexandre Pierrepont : bibliothèque ou discothèque ? Anthropologue, auteur d’ouvrages de référence sur la permanence et les mutations du jazz jusqu’au plus inventif (Le champ jazzistique, La nuée, l’un et l’autre aux éditions Parenthèses), diseur de bonne aventure enregistré en compagnie de musiciens forcément aventureux (Maison hantée et Passages chez Rogue Art, De fortune avec le groupe Bonadventure Pencroff chez MZ Records, Traités et accords chez Vents du Sud), fomenteur d’une association, « The Bridge », qui dresse un pont non de pierre mais de sons entre les États-Unis (principalement Chicago) et la France, il vient de publier son quatrième recueil de poèmes. Le premier, J’ai du bon tabac, écrit en collaboration avec Bertrand Schmitt, a paru en 1993 sous le label « éditions surréalistes » : à vingt ans, Alexandre Pierrepont faisait partie du groupe surréaliste de Paris, maintenu contre un soi-disant vent de l’histoire par feu Vincent Bounoure et quelques autres. Voilà pour la présentation.

Cinq longs poèmes – un sixième, plus court, nous attend par surprise derrière un dessin de Massimo Borghese dont la ligne claire donne existence à toute sa fantasmagorie – dessinent les Frontières du Monde habité (on notera la majuscule), monde à la beauté duquel Pierrepont veut décidément s’unir corps et âme, alors même qu’elle ne cesse d’être souillée. Et il veut nous le faire savoir de mille et une façons pour nous inciter à une union identique, chacun selon son registre. Le sien, ici, se déploie dans une langue qui chante et surtout qui résonne. Votre oreille sera sa forêt. Car pour bien entendre, il est préférable de lire à haute voix, entendre les réverbérations, les échos, les doubles rugissants :

Je tourne ma langue dans le bec de la planète

Je tourne ma langue dans la bouche du monde

Et dans la boue du monde

dans la bouche du monde

dans la boue du monde

dans la bouche du monde

dans la boue du monde

dans la bouche du monde

dans la bouche du monde

Pour Pierrepont, ce n’est pas que les images balbutient, mais il n’a besoin que de tourner une seule fois sa langue pour la déployer tous azimuts. La répétition rythme la phrase ; la strophe, comme la cymbale high-hat d’une batterie, soutient le phrasé pour que le sens ou la vision apparaisse nettement :

Seule la pluie est réelle

La pluie qui tombe stridente

Stridente

Et s’arrête à quelques mètres du sol

Au-dessus de nos têtes coupées

Seule la pluie est réelle

La pluie singe bleu

La pluie les bras ballants et stridente

De guerre lasse

De guerre lasse dans le monde envahi

La pluie seule qui ne porte pas de nom

Sur sa seule lèvre

Et toutes ses langues tournant dans le ciel

Stridentes

Le squelette de la pluie

(Notons en passant que l’avantage du livre sur l’enregistrement ou l’audition lors d’une lecture en public – que Pierrepont pratique assez souvent – est qu’on peut revenir en arrière, faire halte, rebondir et bien sûr se taire, laisser les mots parler en silence.)

Charles Mingus en 1976 © Tom Marcello

La liberté est chez elle dans ce recueil : toutes les formes sont bonnes à prendre, toutes les tonalités sont les bienvenues, y compris dans la mise en page, dûment pensée sans être extravagante. Ainsi, la chambre 20 du premier poème, « Maison hantée », occupe deux colonnes, on croirait deux lits. Le troisième poème, « De fortune », au titre aussi vague qu’une échappée sur l’océan, joue avec le corps et la graisse des caractères pour suggérer la polyphonie de la parole (la version enregistrée fait tonner les cuivres !). Pierrepont ne néglige pas non plus la narration : il sait ne faire qu’un du poète et du griot. Cette liberté formelle, ces images trouvées au détour du laisser-aller, n’empêchent pas de penser qu’il y a préméditation : puisqu’il s’agit de (re)sacraliser le monde, rien comme le cérémonial des mots pour y parvenir. Le mot monde est ici omniprésent, tout autant que le mot mot (« Mau-Mau ? », s’interrogeait le contrebassiste Charles Mingus particulièrement africain dans son magnifique Passions of a Man, comme si nous l’étions tous). Malgré l’abondance d’images dont la provenance automatique fait peu de doute, telle

La longue rangée des visages

Dans la pleine maison en h

L’aile du g de l’aigle

le verbe d’Alexandre Pierrepont est sous le contrôle paradoxal d’une conscience qui revendique l’imaginaire comme sa source et son aboutissement, d’une lucidité où le poétique et le politique ne sont pas vécus contradictoirement. « Le jardin des crânes », dans sa forme journal de voyage, serait-il destiné à faire mentir, mais en toute complicité, André Breton et son péremptoire « L’acte d’amour et l’acte de poésie / Sont incompatibles / Avec la lecture du journal à haute voix » ? Pierrepont laisse parler la sienne, la laisse se nouer à d’autres langues, à la langue réitérative, lancinante et dansante venue d’Afrique, à la langue des cérémonies vaudoues, langue de chair et d’os autant que de mémoire et de savoir.

Je vois trouble

Je vois l’atome et le vautour

Je lis sur toutes les lèvres

Je suis saoulé par les Loas

Docteur-Feuilles à qui faut-il que je m’adresse

Puisque toute parole n’est possible qu’adressée

Porte-parole, parole-porte

Béquille de Legba, Nom-vaillant

Faut-il que je m’adresse

Michel Leiris cherchait le sacré au plus intime de sa vie quotidienne. Lieux, objets, faits de langage, personnes, tout pouvait franchir les frontières du monde ordinaire pour revêtir « un caractère sacré », comme il l’explique et le détaille dans L’homme sans honneur [1]. Alexandre Pierrepont fait exploser son moi ou plutôt son je en une multitude de nous, comme si le dedans n’était que le dehors retourné comme un gant. Comme si l’amour, c’était soi dans l’autre et réciproquement (le lyrisme de Pierrepont est en langage « pétrifié », il ne donne pas dans l’épanchement). Comme si ce qu’il y a en nous de plus singulier était pluriel. Voilà ce que tambourinent ces poèmes où le chiffre trois – je, nous, elle – se laisse deviner comme la pierre (ou la bière !) sous la mousse. Des poèmes qui tonnent, ressassent, s’enfuient, reviennent, se taisent, éclatent, s’apaisent. Des poèmes faits pour habiter sans frontières notre monde.

François-René Simon, février 2019
Site En attendant Nadeau, février 2019 → ici

[1] Le sacré dans la vie quotidienne, Allia, 2018.



◘ Serge AIROLDI ◘



Aux confins habitables de ce que poésie promet

Dans sa carte aux trésors, l'éditeur néracais Pierre Mainard vient d'inscrire un nouveau haut lieu de poésie. C'est le texte d'Alexandre Pierrepont, Frontières du Monde habité, lequel fouaille langage, monde, articulation des mots, du réel, fontaines pétrifiantes, singe-coquelicot et tout le reste.

Les lecteurs de Jorge Luis Borges connaissent cette courte nouvelle qui figure dans le recueil Fictions. Elle s’intitule Pierre Ménard, auteur du Quichotte. La nouvelle décrit brièvement la vie et l'œuvre publiée de l'écrivain imaginaire Pierre Ménard, un auteur français des années 1930 et livre le détail de ce projet invraisemblable : réécrire trois chapitres de l’œuvre de Cervantès. Toute cette aventure littéraire, celle de Borges, pose la question même de l’auteur et de cette inextricable imbrication entre fiction et réalité. Cela a donné quantité de livres, force gloses, cascades d’analyses et le mieux est de renvoyer vers eux, vers elles.

Cette cosmogonie « ménardienne », un jour, est arrivée à l’idée que se faisait de la littérature Stéphane Mirambeau au moment de créer sa maison d’édition. C'était il y a vingt ans, en 1999. Il s’agissait alors de faire œuvre d’invention de textes rares, puissants, novateurs, exigeants. Mission remplie. Le catalogue est aujourd’hui riche de mille et un trésors, depuis les livraisons de Pierre Peuchmaurd jusqu’à celles de Hubert Lucot ou de Ivar Ch’Vavar, en passant par le beau compagnonnage d’Anne-Marie Beekcman, Laurent Albarracin, Orlando de Rudder, Francis Poictevin, Miguel Torga, Joël Cornuault, Machado de Assis, Véronique Gentil, Christophe Massé, Jean-Yves Bériou, Lucien Suel et quelques autres encore, qui donne une idée précise de la qualité de la « famille ».

En 2018, elle s'est agrandie de cinq textes publiés dans la collection Grands poèmes. Celui de Véronique Gentil avec La vie dans les mailles, de Bernard Ollier avec Bernard Ollier exagère la Tour Eiffel, de Joël Cornuault avec Tes prairies tant et plus – quelques mots ne suffisent pas à dire l'ampleur de son œuvre, mais elle est là, comme un nid précieux d'alcyon porté sur les flots de la mer – de Jean-Yves Bériou avec La confusion des espèces et d'Alexandre Pierrepont avec Frontières du Monde habité.

"Alexandre Pierrepont n'est pas un explorateur patient, questionnant, soumis à la nature des choses. Il est plutôt lame."

Ces frontières, ce monde, cet auteur, nous ne les connaissions pas. C'est là tout le grand mérite de Stéphane Mirambeau, comme de ces éditeurs à l'affût, de les conduire sous une lumière. De ce que nous savons désormais, c'est qu'Alexandre Pierrepont a déjà signé une petite dizaine de recueils de poèmes, qu'il est un assoiffé de jazz qu'il préfère nommer « champ jazzistique ». Mais voilà un tout autre sujet. Encore que, en sa qualité de langage coruscant, le champ en question cousine avec celui qu'explore le poète aux fameuses frontières de ce fameux monde habité.

Parlons de ces expéditions poétiques. Alexandre Pierrepont n'est pas un explorateur patient, questionnant, soumis à la nature des choses. Il est plutôt lame. Anaphore, incantation, obsécration, même si dans cette affaire, Dieu n'est qu'une ombre parmi d'autres et, d'ailleurs, même pas une ombre du tout. Seulement « fantôme de tout ce qui est », comme « nous sommes les fantômes les uns des autres ».

Évidemment, dans la préface qu'il signe, Jean-Yves Bériou épingle juste, en écrivant, dès la première ligne : « Alexandre Pierrepont est de ceux qui jouent le tout pour le tout en pariant sur les pouvoirs du langage ». Ces pouvoirs-là sont immenses dans l'univers « pétropontin ». Ce sont ceux du chaman, du sachem, du cacique caraïbéen. Ce sont ceux de celui qui verra, comme Rimbaud voulait voir, être voyant. Souvenons-nous de ces mots dans une lettre au poète douaisien Paul Demeny, le 15 mai 1871 :

« La première étude de l’homme qui veut être poète est sa propre connaissance, entière ; il cherche son âme, il l’inspecte, il la tente, l’apprend. Dès qu’il la sait, il doit la cultiver. »

Alors, Alexandre Pierrepont étudie, cherche, inspecte et cultive. De cette ardente recherche, il note, en toute ouverture :


Photo Éditions Pierre Mainard

« Je tourne ma langue dans la bouche du squelette du ciel
et dans la bouche du squelette de la terre
(…)
Je tourne ma langue dans la bouche de la planète
Je tourne ma langue dans la bouche du monde
et dans la boue du monde. »

Comme le souligne encore Jean-Yves Bériou, Pierrepont « énonce » le monde et court à ses limites, affamé par les confins comme un Pouchkine exilé dans les lointains et sommé par le tsar de ne pas franchir les limites de l'Empire. Ce qu'il ne manque évidemment pas de faire en traversant à cheval un ruisseau. Pour aller au-delà. Juste au-delà. En liberté toute.

Quel rapport entre la poésie de Pierrepont et celle de Pouchkine ? Aucun. C'est du moins ce que nous croyons. Chez le poète français, nous trouvons en revanche mille autres échos avec ces littératures aimées que nous butinons le temps d'une vie et dont nous cueillons, parfois au hasard comme l'écrit quelque part James Sacré, les miels exquis pour les associer, les coudre, les assembler à notre guise et recomposer à l'infini le Poème, son éternelle apostille, son codicille perpétuel, de ce qu'il faut bien nommer Vie, Mort, Amour, Choses & Autres.

Lisons Alexandre Pierrepont et complétons notre corne d'abondance :

« Je déplace vos paroles dans les miennes et mes paroles dans les vôtres. Je suis un pillard, je suis un cannibale, je vous ressemble. Nous montons une expédition contre nous-mêmes. »

Pour un peu, nous verrions dans cette affaire le credo de Pantagruel soucieux de dégeler les Paroles gelées étant bien entendu que le langage ne se conserve pas comme des victuailles mais se récrée constamment. Le mot s'adapte à la vie. C'est ce que croit Pantagruel, convaincu que le livre est un tombeau pétrifié. C'est ce que conteste Alcofribas Nasier – l'anagramme de François Rabelais -, écrivain qui, lui, veut faire provision de paroles.

Poursuivons notre lecture :

« Les mots que je cherche sont des fontaines pétrifiantes
Ma langue singe-coquelicot
Ma langue arbre-billard
Ma langue qui se délie à tout crin
Chaque crin fait escorte dans le Jardin des Crânes... »

Et encore :
« ...le poème est redistribution. »

Mais ce n'est pas tout. Dans la forêt de signes « boutropontique » - si je joue avec la racine du nom, ce qui n'est pas très élégant, je le sais, c'est pour dire tout l'appétit que provoque l'écriture boustrophédonique de Pierrepont. Je m'explique. Quand le poète écrit : « Je parle en dormant, le langage hisse la voile du rêve, le rêve rompt les digues du langage, j'ai eu la langue coupée, il faut le dire vite, ma langue coupée court le monde, le diable m'emporte », outre le fait que cet extrait renvoie furieusement aux rêves dont Michel Leiris dresse la liste féconde dans Nuits sans nuit et quelques jours sans jour, il signifie aussi, me semble-t-il, tout ce qu'emporte boustrophédon, à savoir ce joli vieux mot (comme dit Michel Serres, je crois) qui dit le bœuf tirant la charrue et se retournant au bout du sillon pour attaquer le suivant, en ligne parallèle mais en sens inverse. Comme une métaphore, en somme, du langage sans cesse renouvelé. Infiniment écrit - qui sait ?-, comme un champ jazzistique lui aussi. Encore et encore remis sous le soc pour de nouveaux labours et de prochaines récoltes.

Lisons encore Pierrepont :

« Nous vivons caché dans des corps d'emprunt. »
« Le monde s'est retiré en nous et nous n'en savons rien. »
« L’irréel intact dans le réel dévasté. »

Tout cet appareil sera notre armurerie de demain. Et la « pluie singe bleu », « l'homme-silex sur la voie silanxieuse », ces « horribles mouvements de l'immobilité », « ce qui dort dans le métal » : nous ne rêvons pas. Nous sommes arrivés aux frontières du monde encore habitable, poétiquement.

Serge Airoldi, Éclairs, février 2019
Site La revue numérique de l'ALCA → ici





◘  Laurent ALBARRACIN  ◘


« Trois lyriques »

dont à propos d'Alexandre Pierrepont


Frontières du Monde habité 

         [...]

           [...]

Laurent Albarracin, Catastrophes, 
écritures sérielles & boum,  février 2019 → ici
« Trois lyriques » à propos de 
Alexandre Pierrepont, Frontières du monde habité, 
– Julien Starck, Déluge,  
– Joël Cornuault, Tes prairies tant et plus 





◘ Alexandre PIERREPONT ◘


Recueils de poèmes parus chez : Éditions surréalistes (poèmes avec Bertrand Schmitt et Illustrations de Emmanuel Fenet, Guy Girard) ; Myrrdin ; La Maison de verre ; Collection de l'umbo.

Alexandre Pierrepont, anthropologue et poète, s’attache à faire communiquer l’univers de la recherche dite scientifique et celui de l’expérimentation socio-musicale.
Partageant son temps entre l’Amérique du Nord et la France, il a initié, avec le Transatlantic Network for Creative Music, le projet « The Bridge », destiné à favoriser un échange durable (réunions musicales transatlantiques) entre improvisateurs de France et de Chicago :
« […] Tout est fait pour favoriser une imprégnation mutuelle et réciproque […] Les uns comme les autres doivent se confronter à un contexte culturel différent, aussi bien aux USA qu’en France. Et le plus intéressant c’est qu’à chaque fois cet environnement culturel a un effet sur la musique. […] il s’agit de privilégier une démarche artisanale en phase avec l’esprit de la musique improvisée où la possibilité de l’échec est prise en compte. Chaque projet, même si ce sont les musiciens eux-mêmes qui font le choix de jouer ensemble, intègre une part de risque. L’intérêt de notre démarche est que les projets ne remettent pas en question l’expérience de ceux qui y participent, mais au contraire ajoutent une nouvelle expérience afin d'ouvrir les frontières du jazz […] »

A. Pierrepont, Source → ici

Disques & recueils poèmes  (jeux de construction combinant, de manière presque hallucinatoire, poésie et musique) :
• Label Rogue Art : Maison Hantée, avec Mike Ladd, 2008 ; Passages, avec Didier Petit, 2012 ; Wrecks, avec le Third Coast Ensemble, 2017.
• Label MZ Records : De Fortune, avec le sextette Bonadventure Pencoffr, 2014.
• Label Vent du Sud : Traités & Accords, avec Denis Fournier, 2016.

Ouvrages scientifiques :
Le Champ jazzistique, Éditions parenthèses, 2002.
La NuéeL'AACM (*), un jeu de société musicale, Éditions parenthèses, 2015.
PolyfreeLa jazzosphère, et ailleurs (1970-2015), textes réunis avec Philippe Carles, Éditions Outre Mesure, 2016.

(*) L'AACM (Association for the Advancement of Creative Musicians),  qui promeut depuis 1965 «The Great Black Music », a un rôle unanimement reconnu dans les développements contemporains du champ jazzistique. 




THE BRIDGE, RÉSEAU TRANSATLANTIQUE POUR LE JAZZ ET LES MUSIQUES CRÉATIVES : ''CRYING OUT LOUD'' (premier ensemble issu de la nouvelle génération de musiciens de The Bridge) en tournée à CHICAGO, Illinois, États-Unis, MAI 2019 → article ici


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◘  Massimo BORGHESE  ◘




Massimo Borghese, Dessin p. 83

«  Quatrième secret (découvert avec Matt Bauder & Joe Morris, le 22 mai)
Je sais une chose. Les masques salivent et s'étouffent sous la cloche de la nuit. Aiguille dans un souffle, cristaux sous les doigts, antennes, soyeuses antennes. Lavoir de l'agir sur le monde. »
A. Pierrrepont, p. 34



► GALERIE DES BELLES OEUVRES de Massimo Borghese sur le site « LES MINUTES DE L'UMBO » → ici


► Massimo BORGHESE, PETITE MYTHOGONIE DU GRIFFONNAGE, traduction par Julien Starck, 2018 → ici



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