© Bannière de mon BLOG APPAIRAGES ART Isabelle DALBE

© Bannière de mon BLOG APPAIRAGES ART Isabelle DALBE
CLIC SUR PHOTO → POUR ACCES à GALERIE APPAIRAGES

La carte du JE

Ma photo
BLOG ART et POESIE : OÙ VA ÉCRIRE ? — POETE — © APPAIRAGES ART

mercredi 22 mai 2019

Jorge CAMACHO, EXPOSITION PEINTURES & PRÉSENTATION de son livre SEMEN-CONTRA suivi de HARR, Pierre Mainard éditeur (PARUTION 31 MAI 2019), à la Galerie 1900 – 2000, Paris 6ème, du 6 JUIN au 27 JUILLET 2019 ◘ - ◘ VERNISSAGE JEUDI 6 JUIN 2019, 17h - 20h ◘ - ◘ NOTE de LECTURE de SEMEN-CONTRA par Alain JOUBERT ◘ - ◘ Jean-Paul DUVIOLS : PRÉSENTATION SEMEN-CONTRA suivi de HARR, MAISON DE L’AMÉRIQUE LATINE, PARIS, le 3 octobre 2019



E X P O S I T I O N


JORGE CAMACHO


PEINTURES

6 au 27 JUILLET 2019



VERNISSAGE JEUDI 6 JUIN 2019, 17h - 20h


en présence de Margarita Camacho




Carton invitation : Exposition Jorge Camacho
& Présentation de son livre : Semen-Contra, Pierre Mainard éditeur 


R A P P E L  ► PROLONGATION EXPOSITION
jusqu'au 27 JUILLET 2019


SEMEN-CONTRA, 1968 : Vingt poèmes inédits accompagnés de vingt aquarelles réalisées en 1976 pour Semen-Contra et retrouvées récemment.

HARR, 1967 : Vingt poèmes pour les tableaux de l’exposition Hommage À Raymond Roussel (galerie Mathias Fels, Paris, mai 1967).



8, rue Bonaparte 75006 Paris
Tél. : 01 43 25 84 20

Lundi 14h à 19h
Mardi au Vendredi 10h-12h30 / 14h-19h
Samedi 10h-12h30 / 14h-18h


info[at]galerie1900-2000.com





Jorge Camacho,  SEMEN-CONTRA 


Suivi de HARR



Jorge Camacho, Semen-Contra, poèmes et aquarelles,
suivi de HARR, poèmes et dessins,
Postface de François-René Simon
Collection Grands Poèmes,
Pierre Mainard éditeur, mai 2019

18,00€

SITE Pierre Mainard → ici


« Les poèmes de Semen-Contra, tout comme ceux de L’Arbre acide (publiés en 1968), semblent éclos de l’œuf primordial, l’œuf d’avant toute chose, quand les mots et leur sens jouaient au chat et à la souris. Ses mots arrivent sur la table d’opération et une machine à coudre se charge de relier plus ou moins fortuitement leur toile imperméable, révélant une mélancolie altière, rigoureuse, impitoyable. Le son y joue également son rôle, comme une espèce de vêtement à transformation.
C’est sur ce principe d’essayage verbal que se sont fomentés les vingt poèmes de HARR (Hommage à Raymond Roussel), chacun des titres se démarquait d’une séquence des Impressions d’Afrique (exemple : « Pergovédule » devient « Perversion des Ulsters »). Le travail mental n’y est pas moins intense que dans Semen-Contra ou L’Arbre acide. Jorge Camacho ne s’est pas abandonné à écrire des poèmes. Les siens ont tout du diamant : la beauté, le mystère, la densité et bien sûr la rareté. »

Extrait de la postface de François-René Simon
Jorge Camacho, aquarelle pour Semen-Contra
source : Pierre Mainard éditeur



MER À GAGES

Le niveau Rouge
D'amour
Creuse la montagne
Invisible...

Ailleurs un cœur
Bat ses plumes.

               L'histoire du nain reprend à minuit.

Et la chair fume sa dernière cigarette
au coin du fil.

               Car demain on joue
               L'aveuglette en menuet
               Quand se posera la flamme
               Sur son centre de cire.

Coup sur coup dans ses larmes clouées.

Jorge Camacho, poème in Semen-Contra, p. 25



◈ ◈


◘  Alain JOUBERT  ◘



Jorge Camacho, Semen-Contra suivi de Harr



[…] Jorge Camacho (1934-2011). Bien que natif de Cuba, il précisait volontiers « n’appartenir à nulle part », se considérait comme « un errant », et déclarait « n’avoir aucune patrie ». On le connaît surtout ici, et dans le reste du monde, comme l’un de ces peintres ayant été reconnus par André Breton, ce qui procure une carte de visite de haut niveau, reconnaissons-le. Mais, à propos de carte de visite, il se trouve que Camacho aimait s’en faire fabriquer de singulières, selon l’humeur qui l’animait un moment donné ; ainsi, se présentait-il parfois comme « CHERCHEUR D’OR », « CULTIVATEUR », « ANARTISTE », « ORNITOPHILE » ou encore « ONYCHOPHAGE », toutes qualités qu’un fin sourire accompagnait, disant à la fois la vérité et l’ironie de la chose, lorsqu’il vous remettait l’une de ces cartes !

Dans sa postface, François-René Simon rappelle à bon escient que « Camacho a surtout vécu sur un territoire en exploration permanente : le Surréalisme » – voilà pour la « patrie » –, et qu’à ses qualités de peintre, d’ornithologue ou d’alchimiste (avec Alain Gruger et Bernard Roger, il travailla aux côtés de René Alleau et d’Eugène Canseliet), il convient d’ajouter celle de poète, qui nous retient aujourd’hui.






Jorge Camacho, Sans titre, aquarelle réalisée pour Semen-Contra
© Margarita Camacho
Source photo : site En attendant Nadeau


Pierre Mainard éditeur, en bon maquisard, nous livre (c’est le mot !) un recueil comprenant vingt poèmes inédits de 1968, accompagnés de vingt aquarelles réalisées en 1976, et retrouvées récemment, sous le titre de Semen-Contra (on verra plus loin pourquoi), ainsi que vingt poèmes datant de 1967, écrits par Jorge Camacho pour son exposition « Hommage à Raymond Roussel » – HARR, selon l’acronyme retenu. Si l’on ajoute à cela ceux publiés en 1968 sous le titre L’arbre acide, Camacho nous aura ainsi donné un peu plus de soixante poèmes dont François-René Simon dit qu’ils « ont tout du diamant : la beauté, le mystère, la densité et bien sûr la rareté ». Comme quoi quantité et qualité ne sont pas forcément liées, contrairement à ce que pensait Marx !

Alors, Semen-Contra ? C’est dans le Locus Solus de Raymond Roussel que le poète est allé chercher ce mot ; citation : «Echenoz reconnut en l’antique débris horticole un pied d’artemisia maritima, et se rappela qu’absorbées en quantité minime, sous la forme d’un médicament jaunâtre nommé SEMEN-CONTRA, les fleurs séchées de cette radiée constituent, en effet, un très actif emménagogue ». Au cas où vous l’ignoreriez, ce dernier mot désigne un traitement destiné à provoquer, ou régulariser, la menstruation. On voit que Camacho n’hésitait pas à désorienter le lecteur, ses connaissances en hermétisme l’amenant à user d’un humour interrogatif volontiers mystificateur.

L’extrême concision des poèmes montre que la fréquentation de Magloire-Saint-Aude – dont il illustra un recueil –, comme les détournements de sens, où cabale phonétique et langue des oiseaux font bon ménage, sont des éléments fondateurs d’une poésie allant à l’essentiel, par la voie la plus courte. Deux exemples :

LE THON HAUT

« Au Cercle ferré d’un huit blanc

L’os rongeait, sachet d’huîtres,

Le lied d’hampe rieur !

                    - Stol, parade chrysalide. »


PINCÉE

« Un seul regard suffit

À la clarté des larmes. »

Raymond Roussel, à nouveau : HARR. Pour chacun des vingt tableaux exposés en 1967 à la galerie Mathias Fels, les titres des poèmes renvoyaient à autant de séquences des Impressions d’Afrique. Exemples :


MEULE À PÉDALES devient MER À PÉGASES

« Le Cylindre travesti

est le triangle à pédale

du poisson-airée. »


AU PAYS DE COCAGNE devient L’OPALINE DES MONTAGNES

« Éloigné du cercle

aux reflets carrés

cherches-tu le cadran lunaire ? »


François-René Simon a donc raison de lancer une exigence : « les prochains élaborateurs d’anthologie du surréalisme feraient bien de ne plus ignorer le poète Jorge Camacho, fermement désigné par André Breton, en 1964, comme peintre surréaliste (souligné) ». À suivre… [...].





Jorge Camacho, « Duel » © Margarita Camacho
Source photo : site En attendant Nadeau


Alain Joubert, extrait article « Trois du maquis * », 02/07/2019
Site En attendant Nadeau → ici

« Trois du maquis * » : Allant du mystère à la révélation ludique, en passant par les fulgurances de l’extrême, les trois auteurs ici recensés : Jorge Camacho, Alice Massénat (Le squelette exhaustif. Préface de Jacques Josse. Les Hauts-Fonds, 2019 → ici) et Hervé Delabarre (Du string.  Sonámbula (Québec), 2019 → ici) offrent un panorama exaltant de l’authentique poésie contemporaine, celle qui circule presque sous le manteau, en plein maquis !


☛ Jorge Camacho : biographie, bibilographie & expositions → ici

☛ R A P P E L  : Jorge Camacho, Exposition collective « Surréalistes, certes », Galerie Michel Descours, LYON, en partenariat avec L'URDLA, 5 mars au 20 juin 2015, où « l’accent est mis sur Jorge Camacho (1934-2011) avec des totems sur papiers et des peintures des années 1970 [cf : Le Roitelet, 1977, huile sur toile] introduites par un essai de Maxime Morel. [...] » Gérard Roche → article ici




37E MARCHÉ DE LA POÉSIE – PARIS

Place SAINT-SULPICE


5 au 9 JUIN 2019


Stand : 608

18 rue Émile Fréchou
47600 Nérac

Tél/Fax : 05 53 65 93 92

E-mail : mainardeditions[at]free.fr



Le livre SEMEN-CONTRA (œuvre inédite) de Jorge Camacho sera disponible lors de ce 37E MARCHÉ DE LA POÉSIE.

Ainsi que les autres nouveautés 2019 : Le Grainetier (inédit) de Thierry Metz ; Dix, Les Trophées de Christian Hibon, et les ouvrages parus antérieurement à ces éditions.  

Pierre Mainard y sera en compagnie de L’Oie de Cravan, L’Herbe qui tremble et Éléments de langage… les mêmes qui avaient retenu l’attention de Dominique Rabourdin lors de l’édition 2017 : « Les messagers de la poésie », le blog d’En attendant Nadeau, juil. 2017. → ici


◈ ◈



◘   Jean-Paul DUVIOLS  ◘



PRÉSENTATION SEMEN-CONTRA suivi de HARR

Poèmes et dessins de Jorge Camacho, éditions Pierre Mainard


03 OCT 2019 À 19H


MAISON DE L’AMÉRIQUE LATINE
217, Bd Saint-Germain
75007 Paris
 Tél. : 01 49 54 75 00 

SITE → ici



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire